Actrice, scénariste, réalisatrice, productrice, Jenna Suru se livre sans détour

 Jenna Suru

 Crédit : Jenna Suru

Inhabituel puisque l'on est en juillet, mais pour cause de pandémie, le Festival de Cannes débute ce jour et ce jusqu'au 17 juillet prochain.

Je ne vais pas vous parler de certains films, des comédiens étrangers présents sur la croisette, du jury, mais vous livrer une interview d'une jeune femme, qui se trouve là bas et qui s'avère être à la fois comédienne, scénariste, réalisatrice, productrice, Directrice de de Festival et qui de surcroît est française. Son nom Jenna Suru.

C'est suite à mon interview d'Alix Bénézech, que j'ai pu avoir le privilège de connaître cette artiste si singulière. Courtoise, talentueuse, possédant plusieurs cordes à son arc, elle s'est livrée sans prétention et avec une réelle franchise. 

Samedi dernier elle se trouvait à Saint-Tropez, ville qu'elle affectionne particulièrement, pour une séance de dédicaces au Musée du cinéma et de la gendarmerie de Saint-Tropez en l'honneur de son film l'Age d'Or.

Jenna Suru dédicace St-Tropez

Crédit Photos Michael HJ Lopez

Voilà d'ailleurs une citation par rapport à St-Tropez et son film à sortir

"« La Mairie de Saint-Tropez et l'Office de Tourisme de Saint-Tropez ont été d'un incroyable soutien à mon long-métrage L'Âge d'Or, et ce samedi à l'occasion de la Nuit des Musées en France, c’était un vrai bonheur d’être invités à une séance de dédicaces au très célèbre Musée de la Gendarmerie et du Cinéma de Saint-Tropez. J’étais accompagnée de deux comédiens formidables, Bernard Brun, qui incarne le Tropézien et aide mon personnage Angèle dans le film, et Sylvain Tillard, qui incarne le Gendarme de Saint-Tropez ! Ce fut un véritable plaisir de rencontrer notre public et les visiteurs du Musée de Saint-Tropez. Partager l'amour éternel pour le village est tout simplement magnifique et inspirant. Le Musée présente les coulisses des films célèbres qui ont été tournés au village, dont le Gendarme de Saint-Tropez. » Jenna Suru 

 Jenna Suru

 Crédit Photos Michael HJ Lopez

Je vous propose de découvrir son interview :

 Jenna Suru

Crédit :  Big Picture Film Club

1) Pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas votre parcours, ou peu, pouvez-vous vous présenter ?

Je suis la réalisatrice, productrice et actrice principale de L'Âge d'Or, long-métrage français qui nous comble de prix et distinctions, notamment au Columbus IFF aux États-Unis et au Gala d’Ouverture du London IFF, qui s’est tenu au célèbre Genesis Cinema, récemment élu plus beau cinéma du monde dans le T.

 L’Âge d’Or est mon hommage au Paris et Saint-Tropez des années 1960, et le dernier drame jamais tourné à la Cathédrale Notre-Dame avant les incendies. Ma société française de production de longs-métrages Belle Époque Films est productrice du film. Je dirige aussi le Festival International du Film de Paris.
    

2) Vous êtes dans le monde du cinéma depuis longtemps, puisque avant votre carrière d’actrice, productrice, scénariste, réalisatrice, vous avez travaillé chez Gaumont et SND. Pouvez-vous nous dire d’où vous vient votre passion pour le 7ème art ? Quels sont vos films ou genres préférés ?

Ma passion pour le 7ème art a commencé toute petite, quand j’ai commencé à prendre des cours de théâtre à 8 ans et forçais ma famille à regarder la pièce de théâtre que j’avais préparé pour eux à chaque fois qu’il y avait une célébration (rires). J’étais surdouée à l’école, ce qui m’a donné la chance de pouvoir développer mes compétences artistiques pendant mon temps libre, et plus tard, de travailler pour financer mes projets.

En tant que réalisatrice, je consacre mes films aux artistes qui cherchent à trouver leur place dans le monde. Je suis très inspirée par Damien Chazelle depuis Whiplash. J’aimerais énormément travailler avec lui, il partage ma passion pour la musique, les films français, une certaine nostalgie pour le cinéma d’antan... C’est un réalisateur hors pair que j’aimerais beaucoup rencontrer.

En tant que comédienne, je pense bien sûr aux actrices de la Nouvelle Vague, qui m’ont beaucoup inspirée pour interpréter le rôle de Angèle Devaux dans L’Âge d’Or. Je pense aussi à Mathilde Seigner, j’ai eu l’honneur de jouer à ses côtés dans la série commémorative réalisée par Laurent Bellini et la Ville de Paris pour le 76ème anniversaire de la Libération de Paris, en août dernier, avec le concours musical du Chœur de l’Armée française dirigé par la Lieutenante-Colonelle Aurore Tillac et la musique des Gardiens de la Paix sous la direction de Gildas Harnois.

Au Festival International du Film de Paris, nous sélectionnons et projetons des films de tous horizons, de la comédie romantique au film d’époque, en passant par le film de genre.

3) Comment vous est venue l’idée du film L’Âge d’Or (The Golden Age) à découvrir prochainement au cinéma ?

J’ai découvert Saint-Tropez en tant qu’artiste, et en suis tout de suite tombée amoureuse. De sa lumière, indéfinissable, du Vieux-Port de Saint-Tropez, de ses ruelles pleines d’histoire, de Ramatuelle et ses plages mythiques, bien sûr.

Mais pour moi le Golfe de Saint-Tropez est beaucoup plus que tout cela… si j’aime autant le village, c’est bien plus que pour ses attraits.

Ce qui m’a profondément touchée, c’est avant tout l’esprit de ses habitants, l’amour qu’ils ont pour les artistes venus des quatre coins du monde, qu’ils ont et continuent d’accueillir, de Brigitte Bardot à Françoise Sagan, en passant par Mick Jagger et Johnny Hallyday… en les voyant tels qu’ils sont, loin des paillettes et tralalas. Ce petit port de pêche devenu hub bohème et international pour les artistes venus chercher l’inspiration, est devenu aussi pour mon âme d’artiste, un lieu mythique.

L'âge d'or - The Golden Age - Jenna Suru

 Crédit Belle Époque Films

 
4) Pourquoi avoir voulu faire revivre une époque, de la musique, de la mode des années 60 avec ce long métrage ?
 
J’adore mon pays, la France, et en tant que passionnée d’histoire et comédienne, c’est un honneur pour moi de rendre hommage à toutes celles et ceux qui se sont battus pour forger notre Histoire et nous promettre un avenir meilleur.

Mon histoire personnelle avec Saint-Tropez est très forte, L’Âge d’Or se passe dans les années 1960 en grande partie dans le Golfe de Saint-Tropez, Paris, Los Angeles, et rend hommage aux femmes et aux artistes qui ont changé le monde, en pleine transition à cette époque.

Ce qui m’a le plus inspiré et donner envie de faire revivre cette époque, c’est l’esprit de Saint-Tropez et la générosité de ses habitants qui soutiennent les artistes et les accueillent en les voyant tels qu’ils sont, sans chichi. Dans les années 1960, le monde était en pleine ébullition, de mai 1968 à Woodstock, il y avait un réel besoin de changement et c’était une période de transition importante en France et à l’international, comme je le ressentais au moment de l’écriture du film, et comme on le ressent toutes et tous en ce moment, avec la pandémie. D’où la place importante dans L’Âge d’Or consacrée à la musique, le mouvement hippie était particulièrement présent à Saint-Tropez dans ces années-là, on voulait faire autre chose que la guerre !

Dans les années 1960, les artistes ont vu Saint-Tropez comme un havre d’inspiration et de rencontre artistique, où se retrouver et profiter, loin des projecteurs.


5) Ce dernier, qui n’est pas encore sorti en France a déjà reçu des prix notamment à Londres et aux États-Unis. Vous avez dû être très honorée. Vous attendiez-vous à un tel accueil ?

C’était mon rêve, partager ma passion pour le Golfe de Saint-Tropez des sixties avec les Français comme les internationaux. J’osais à peine rêver à un tel succès, d’un autre côté, j’aime tant Saint-Tropez que je ne suis pas étonnée du tout que le film reçoive un tel accueil. Au contraire, je crois profondément que L’Âge d’Or est un hommage important, et qu’il est nécessaire de protéger ce qui nous est cher, comme aussi la Cathédrale Notre-Dame de Paris. L’Âge d’Or s’ouvre sur un plan de La Flèche et est le dernier drame tourné avant les incendies.

Pour ce qui est des Prix remis en Festivals à L’Âge d’Or, ils sont à chaque fois un très grand honneur et une joie de les partager avec mon équipe, tous les partenaires locaux, celles et ceux qui ont cru en moi alors que je n’étais encore qu’une jeune scénariste de 24 ans.

Ce qui me touche tout autant que les prix, c’est aussi les réactions du public en Festivals, qui ont tant applaudi le film et sont venus à ma rencontre lors des Q&As et panels. L’Âge d’Or est si bien reçu par le public, et a fait salle comble au Gala d’Ouverture de Londres, et c’est peut-être au fond cet amour qu’a le public pour le film qui me touche le plus. Je suis immensément touchée et fière de voir le Golfe de Saint-Tropez briller dans les yeux du public, à l’international comme en France, de la même manière qu’il brille pour moi. Les personnes qui ont travaillé avec moi sur ce film sont exceptionnelles et je suis heureuse qu’elles soient récompensées à travers ces partages.

Cela me donne aussi beaucoup d’espoir pour les générations à venir, qu’une jeune femme comme moi, sans beaucoup de moyens, ni de proche dans le cinéma, peut arriver à partager l’histoire d’un passé cinématographique et artistique aussi fort, avec énormément de passion et de travail.

L'Age d'or - The Golden Age - Jenna Suru

 Crédit : Jenna Suru
 
6) Au travers de L’Âge d’Or vous nous emmenez dans des lieux remarquables, comme vous l'avez mentionné plus haut c’est l’un des derniers films où l’on peut voir Notre-Dame de Paris avant l’incendie. Pourquoi avoir choisi ces endroits emblématiques ?

 
Oui, tout à fait, L’Âge d’Or est le dernier drame où l’on peut voir Notre-Dame de Paris avant l’incendie. C’était tout aussi magique de tourner l’ouverture du film à Notre-Dame, que c’est difficile à présent de la voir dans son état actuel, même si elle a été en grande partie sauvée grâce au courage des Sapeurs-Pompiers de Paris.

L’un des points clés de la reconstitution de l’univers des années 1960 pour le film a été de trouver les lieux idéaux pour le tournage. La Ville de Paris, la Ville de Saint-Tropez, Claude Maniscalco et son équipe de l’Office du Tourisme de Saint-Tropez, La Mairie de Ramatuelle et l’Office du Tourisme de Ramatuelle, et ses habitants m’ont ouvert les portes de leur magnifique ville et village. Notre rencontre s’est passée très naturellement, ils m’ont été d’un remarquable soutien ! Michel Brussol à la Commission du Film du Var a aussi aidé aux repérages.

Nous avons tourné dans les lieux les plus mythiques du Golfe, de la Citadelle de Saint-Tropez, au Vieux-Port, au Bar du Sube, au Byblos, dans le quartier de la Ponche, jusqu’à Ramatuelle, le Cercle du Littoral, le moulin de Paillas, l’Estable, ses plages mythiques comme l’Escalet. Et bien sûr, le cinéma-théâtre de la Renaissance au cœur de Saint-Tropez. Nous avons aussi eu la chance de tourner dans un véritable train de l’époque !

Je souhaitais que ces lieux soient parfaitement authentiques, pour restaurer l’atmosphère des années 1960, et faire vivre ou re-vivre cette atmosphère unique au public. Après beaucoup de recherches et de repérages, nous avons tourné le film dans 35 lieux différents.

L'Age d'or - The Golden Age - Jenna Suru

 Crédit :  S. Angeloni

 
7) En 2015, vous avez monté votre société de production. Pouvez-vous nous parler de celle-ci et des films que vous souhaitez soutenir ?


J’ai fondé Belle Époque Films en janvier 2015, société française de production de longs-métrages, avec dès le départ, une volonté de produire et distribuer des films avec un message positif, à forte portée internationale. L’éco-production est une priorité, et Belle Époque Films est signataire de la Charte Ecoprod depuis sa création.

Au moment de la création de Belle Époque Films, je terminais mes études à Londres tout en travaillant en ventes TV dans le quartier de Soho. J’ai commencé par produire des films européens tels que Spitball, financé par le Northern Ireland Screen, et Bigger Picture, avec Robert Sheehan (Misfits, The Umbrella Academy), nominé aux BAFTA. Cette année-là, j’ai aussi produit la Première de la pièce de théâtre Happy à Los Angeles, publiée par Samuel French.

Mon projet le plus ambitieux est sans aucun doute mon premier long-métrage en tant que réalisatrice, L'Âge d'Or. J’ai écrit un article pour le Raindance Film Festival pour donner des conseils pour produire plus vert, en prenant mon long-métrage L’Âge d’Or pour exemple. Ma société française de production de cinéma Belle Époque Films est signataire de la Charte Ecoprod depuis sa création en janvier 2015.

 
8) Vous serez au Festival de Cannes 2021 qu’allez-vous représenter et je crois que vous êtes également dans le Festival Cannes Séries. Qu’est-ce que ce Festival représente t’il pour vous ?

Au Festival de Cannes, je représente cette année L'Âge d'Or au Pavillon Européen, ainsi que le Festival International du Film de Paris, pour lequel nous sommes aussi accrédités officiellement. Je travaille pour Canneseries depuis le lancement de leur toute première édition, ce qui a été une aventure incroyable pour défendre la télévision et travailler avec leur équipe aux côtés du MIPTV.

Benoit Louvet a demandé à me rencontrer et j'ai tout de suite adoré leur équipe, travailler avec eux pour lancer Canneseries aux côtés du MIPTV était un magnifique défi. J'ai travaillé plus particulièrement sur le Forum In Development, qui a connu un énorme succès dès sa toute première édition en 2018. Le Festival n'a fait que grandir ces 4 dernières années, et se tiendra en partie en ligne pour la prochaine édition en octobre au moment du MIPCOM, pour permettre au plus grand monde d’y assister. C'est une équipe tellement fantastique avec laquelle travailler, c’est formidable de faire partie de la promotion des cinéastes et des réalisateurs de TV du monde entier, de Dix Pour Cent à Killing Eve, et de contribuer à défendre les meilleures séries, des plus gros budget aux formats courts.

Jenna Suru

 Crédit : Jenna Suru
 
9) Avec toutes ces casquettes, vous faîtes beaucoup de choses, qu’aimez-vous et qu’avez vous le temps de faire à côté du cinéma ? De plus que préférez-vous diriger les acteurs, faire l’actrice…. ?

 
Quelle que soit la fonction, il y a un rôle que je choisis sans hésitation, l’activisme. Comme les personnages de L’Âge d’Or, j’ai comme objectif de changer le monde à mon échelle. C’est lui qui dirige mes choix et m’inspire à donner le meilleur de moi-même dans mes projets artistiques, aussi à celles et ceux autour de moi.
 
Le métier de réalisateur demande beaucoup de travail, une vraie générosité et un désir de partager avec le public. C’est pourquoi j’aime rendre hommage aux artistes, en tant que réalisatrice et à travers mon travail avec les Festivals et distributeurs.

En dehors du cinéma, j’aime m’engager dans des actions humanitaires, comme pour l’association Tara en Inde, à qui j’ai aussi consacré un court-documentaire tourné à New Delhi, actuellement projeté dans les Festivals internationaux. Je suis aussi très sportive, et même si j’organise ma vie un peu comme une athlète, aussi extrême que cela puisse paraître, je prends aussi le temps de passer du temps avec mes amis, mon compagnon, et de profiter de la vie à la française !


10) Vous êtes également Directrice du Festival International du Film de Paris. Vous aimez le cinéma, mettre les comédiens à l’honneur. Nous aimerions également en savoir plus sur ce Festival ?

Au Festival International du Film de Paris, nous mettons en avant des films inspirés par le changement, de cinéastes venus des quatre coins du monde avec un message positif. En février dernier, le Festival a présenté la première internationale de Kiss The Ground, le documentaire environnemental narré par Woody Harrelson, et Cream, le conte moderne et romantique de Nóra Lakos, récemment acquis par HBO.

Le mois dernier [juin], pour célébrer les réouvertures dans certains pays, nous avons organisé une série de panels autour du thème de la résilience, et organisons aussi tout au long de l’année des événements pour permettre au plus grand nombre de développer les bonnes pratiques en termes d’éco-production.

Nous travaillons aussi en collaboration avec d’autres grands Festivals. Outre Canneseries, j’ai eu l’honneur de servir cette année sur le Jury de la 30ème édition de Cinequest (le Festival californien qui qualifie pour les Oscars) pour la compétition Documentaires, et de 69ème édition du Columbus IFF, pour la compétition de longs-métrages, le Festival le plus ancien des États-Unis qui a aussi été le premier à honorer L’Âge d’Or. À la rentrée de septembre, je serai aussi honorée de servir sur le Jury de HollyShorts, qui qualifie pour les Oscars et se tient au célèbre Chineese Theatre sur Hollywood Boulevard.

Les réalisateurs, producteurs et scénaristes sont invités à nous soumettre leurs films, scénarios et projets photo sur parisintlfest.com ou directement sur Film Freeway. Nous sélectionnons des projets de tous genres et tous horizons, et participons à une soirée privée dans une villa à Cannes le 15 juillet pour célébrer la Earlybird Deadline de soumissions des projets, avec notre partenaire anglais Integrity Magazine !


l'Age D'or - The Golden Age - Jenna Suru

  Crédit Belle Époque Films

 11) Après l’âge d’or que vous continuez de présenter, pouvons-nous savoir quels sont vos projets futurs ?


Je réalise et écris un Pilote de Série TV qui se passe sur Paris et sera tourné prochainement cette année. Je ne peux pas en dire plus pour le moment, c’est un projet de série passionnant qui me tient très à cœur et que j’ai hâte de partager avec le public !

Je travaille actuellement sur la réalisation de deux films : le premier est produit par une maison de production niçoise, et je suis en écriture de mon second long-métrage, Pour Toute La Musique Du Monde. J’adore la musique, L’Âge d’Or y rend aussi hommage, à travers sa scène de danse au Bar du Sube et une BO 60s reprenant des titres de Jimmy Reed, Chuck Berry, I Can’t Be Satisfied, l’un des premiers hits des Rolling Stones. Gibson est l’un des partenaires officiels du film, j’ai produit et enregistré la BO de L’Âge d’Or avec un groupe de rock anglais spécialement pour le film. Un vrai bonheur !

12) Pour terminer, nous avons hâte de découvrir l’Age d’or en France. Avez-vous une idée de la date de sortie de ce dernier  et que pouvons-nous vous souhaiter dans cette période trouble où le monde artistique a été profondément touché ?


Je vous remercie pour cette question. Faire le Gala d’Ouverture du Festival du Film indépendant de Londres en mars dernier avec L’Âge d’Or faisait écho à la situation que nous vivions partout dans le monde, à savoir le besoin de changement et de solidarité, alors que nous entrions dans la pandémie. C’était comme si le film était soudainement mis dans une perspective encore plus profonde, dans la lutte des personnages pour «changer ce monde qui tourne à l’envers», pour reprendre leurs termes. 

L’Âge d’Or va maintenant pouvoir reprendre sa distribution en Festivals normalement avant de sortir au cinéma, et pour célébrer le Prix du Meilleur Long-Métrage qu’a reçu le film au Gala d’Ouverture du London IFF, nous avons monté un court documentaire exclusif de l’enregistrement de la BO 60s de L’Âge d’Or avec nos musiciens chanteurs anglais, que j’ai produite sur des titres de Chuck Berry, Jimmy Reed, avec notre partenaire officiel Gibson. À découvrir prochainement… 

 

L'Age d'Or - The Golden Age -Jenna Suru

 Crédit photo : Dom Lenoir

Jenna Suru sera donc au Festival de Cannes 2021 et vous pouvez la suivre via les différents réseaux sociaux comme Facebook, Twitter, Instagram ou son site

Je vous parlerai de son film l'Age d'Or lors de sa sortie en salle et indéniablement cette artiste va encore plus faire parler d'elle dans le cinéma français et international. 

Affiche l'Age d'Or - Jenna Suru

  Crédit Belle Époque Films

 
 Au travers de ce billet j'espère que vous aurez pu mieux connaître Jenna qui a, je le suis certaine, un long avenir dans le 7ème art et que j'ai appris à connaître au cours de nos échanges.

Une femme charmante, simple, gentille, aimable, à l'écoute des autres, avec un talent fou et qui sait ce qu'elle veut, dont je reviendrai vous parler très certainement dans les semaines, mois, ou années à venir.

Merci à elle pour cette interview et hâte de pouvoir vous parler de son film qui rend hommage aux années 60, à certains lieux emblématiques français et à une certaine musique que les mélomanes prendront plaisir à écouter.


 Jenna Suru St-Tropez

Crédit Photos Michael HJ Lopez


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