Critique film Orphelin réalisé par László Nemes
AU CINÉMA LE 11 MARS 2026
ORPHELIN
Titre original : Arva
Réalisé par László Nemes
Scénario : László Nemes et Clara Royer,
Avec : Bojtorján Barabás, Andrea Waskovics, Grégory Gadebois
Distribué par Le Pacte
Genre : Drame
Origine : Hongrie, Allemange, France, Grande-Bretagne
Durée : 2 h 13
Synopsis :
Budapest 1957, après l'échec de l'insurrection contre le régime communiste.
Andor, un jeune garçon juif, vit seul avec sa mère Klara qui l'élève dans le souvenir de son mari disparu dans les camps.
Mais quand un homme rustre tout juste arrivé de la campagne prétend être son vrai père, le monde d’Andor vole soudain en éclats…
Andor, un jeune garçon juif, vit seul avec sa mère Klara qui l'élève dans le souvenir de son mari disparu dans les camps.
Mais quand un homme rustre tout juste arrivé de la campagne prétend être son vrai père, le monde d’Andor vole soudain en éclats…
Après la guerre de 40, une femme, Klara, vient dans un orphelinat récupérer un jeune garçon, Andor,son fils, qui a été placé là il y a quelques années. On le retrouve en 1957, plus âgé, vivant seul avec sa mère et n'ayant plus de père et ne sachant pas ce qu'il est devenu puisqu'il a été envoyé dans les camps.
Andor parle souvent avec son père en se réfugiant dans une cave et regarde souvent sa photo.
Un jour, il découvre que sa mère, qui travaille dans une épicerie, voit régulièrement un homme du nom de Berend. Il va en apprendre plus sur ce dernier qui ne va pas trouver grâce à ses yeux. De plus, ce dernier lui dit être son vrai père. Où est la vérité ?
Le réalisateur, après des films se déroulant déjà en Hongrie, nous entraîne de nouveau dans ce pays et plus particulièrement à Budapest, un an après l’insurrection.
En fait, László Nemes s'est largement inspiré de faits qui se sont déroulés dans sa famille afin de livrer ce film.
Il parle de la recherche d'identité quand son père a disparu et quand on veut imposer à un jeune garçon un nouvel homme et un nouveau nom. Un vide, un traumatisme viennent envahir Andor. C'est comme s'il plongeait dans son enfance lorsqu'il était en orphelinat et qu'il était ce qu'on appelle un Arva, un orphelin qui ne sait plus où se situer.
Andor est un révolté, une jeune tête brûlée, qui n'a peur de rien. Très ami avec une jeune fille de son âge, Sari, cette dernière a un frère résistant plus âgé qui est recherché par une police/militaire hongroise. Il vit caché. Seuls Andor et Sari connaissent sa cachette. Andor serait prêt à commettre des actions mais serait-ce une bonne idée ?
En plus de nous livrer cette histoire sur l'identité, le réalisateur nous parle d'un pan d'histoire que l'on a tendance à oublier ou carrément ne pas connaître.
La durée de ce long métrage pourra peut-être arrêter certains spectateurs(trices) mais il n'y a aucun temps mort ce qui fait que les scènes s'enchaînent et que l'on suit l'histoire avec grand intérêt.
László Nemes a fait le choix de filmer à hauteur d'enfant, ce qui est une excellente initiative car nous avons l'impression de mieux le cerner et de le comprendre.
De plus, le réalisateur adopte une lumière quelque peu jaune, poussiéreuse. Ce dernier a fait le choix de filmer en 4:3 et a pris deux pellicules différentes suivant la période.
La reconstitution est superbe, les décors, les costumes, tout est fait pour nous plonger dans l'époque.
Que dire des interprètes :
Le jeune Andor, joué par Bojtorján Barabas qui a été découvert lors d'un casting ouvert, est une excellente idée. Avec une "gueule" d'ange on découvre un écorché vif et sa prestation est grandiose.
Sa mère Klara est souvent contradictoire. On la sent tiraillée entre deux sentiments. Celle d'être libre de faire ce qu'elle veut ou celle d'accepter cet homme qui lui fait la cour et qui a un lien de parenté avec son fils et permettre a Andor d'avoir une figure paternelle pour l'aider à grandir. Joué par Andrea Waskovics, cette dernière fait bien passer cette équivocité.
On peut être surpris de trouver au générique le fabuleux Grégory Gadebois qui interprète Berend. Cet homme rustre, boucher de métier, qui fait peur parfois et l'on se demande quelles sont ses véritables intentions et ce qu'il cache. L'acteur se fond dans ce personnage et nous livre, une fois de plus, une prestation remarquable.

Un film bouleversant, qui peut à tout moment basculer d'un côté ou d'un autre.
Lorsque l'on subit différents chocs dans sa vie, surtout lorsque l'on est enfant, adolescent, quel sera notre avenir, pourra t'on se relever.
La question de l'identité est largement mise en avant dans ce film dur mais réaliste.
MA NOTE : 3.7/5
Festivals :
Mostra de Venise
Crédits photos et vidéo : Le Pacte
AU CINÉMA LE 11 MARS 2026 ORPHELIN Titre original : Arva Réalisé par László Nemes Scénario : László Nemes et Clara Royer, Avec : Bo...







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