Mania est de retour en France avec son AbbaTribute le 22 septembre à Paris auGrandRex à 20h30 et en tournée dans toute la France.
Venez faire la fête et vous installer à bord d'une formidable machine à remonter le temps.
Ambiance garantie avec ce concert hommage le plus fidèle et authentique jamais rendu à Abba. De «Money Money Money» à « Waterloo » en passant par « Gimme, Gimme,
Gimme », « Dancing Queen » ou encore « SOS »... Mania offre aux fans un
spectacle d’environ deux heures, véritable voyage dans le temps où les
spectateurs ont l’opportunité de revivre, chanter et danser au rythme de
leurs tubes éternels.
Abba est un groupe suédois né en novembre 1971 composé à l’origine de
deux couples mariés : Agnetha Fältskog, Benny Anderson, Björn Ulvaeus et
Anni-Frid Lyngstad. Il a connu un succès mondial et considérable dans
les années 1970. Vainqueur de l’Eurovision en 1974 avec le titre
Waterloo, il est devenu l’un des groupes ayant vendu le plus de disques
(plus de 360 millions derrière Elvis Presley et les Beatles).
2 heures de spectacle, les spectateurs dansent, chantent et vibrent au rythme des plus grands succès du groupe mythique. Rendez-vous à Paris auGrandRex le 22 septembre 2026 et en tournée française.
Romy, accompagnée de son amie Chloé, se rend aux Canaries pour mixer
lors d’une soirée techno. Au petit matin, son amie a disparu. Aidée de
Vincent, le patron du nightclub, Romy se lance à la recherche de Chloé…
Ma critique :
Dans ce long métrage, outre les interprètes, la musique a une place prépondérante. Il faut aimer le genre proposé avec de la techno et de l'électronique avec celle de Irène Drésel qui propose un style unique.
C'est aux Canaries que le réalisateur nous entraîne et ce film sous forme de thriller est par moments palpitant et d'autres où ça tombe quelque peu à plat.
Alors qu'elles sont parties à deux, puisque Romy doit mixer, pendant le concert son amie Chloé disparaît. Elle décide de la retrouver aidée par Vincent.
La tension est souvent palpable et ce long métrage est parfois anxiogène.
De plus, le réalisateur a décidé d'intégrer du surnaturel et nous déstabilise quelque peu.
Au niveau des couleurs et de la lumière, le réalisateur a fait le choix de dénaturer certaines images et ces dernières apportent une ambiance particulière, comme saturées.
Même si on peut apprécier le genre musical il y en a sans doute de trop tout au long de ce long métrage.
On aime le jeu des deux acteurs principaux qui n'en font jamais trop et qui prouvent leur talent.
Avec un rythme parfois trop lent, ce thriller manque d'un petit plus pour être un très bon film.
Pour en savoir plus :
A propos de l'interprète principale
Pom Klementieff est née au Québec en 1986 d’une mère d’origine coréenne et d’un père d’origine franco-russe.
Elle déménage ensuite avec ses parents au Japon puis en Côte d’Ivoire avant de s’établir en France.
Elle commence par étudier le droit avant de se tourner vers la comédie. La jeune femme s’inscrit à la classe libre du Cours Florent à l’âge de 19 ans et impressionne.
Elle décroche des petits rôles dans APRES LUI de Jean-Paul Rouve avant d’obtenir le rôle principal féminin de LOUP en 2009.
On la retrouve ensuite dans des rôles secondaires dans plusieurs films français mais c’est en 2012 avec LES KAÏRA de Franck Gastambide qu’elle revient en haut de l’affiche.
La comédienne qui jusqu’ici s’est plutôt illustrée dans le registre comique décide d’opérer un virage à 180 degrés. En 2013, elle parvient à décrocher un rôle prestigieux chez Spike Lee dans OLD BOY, remake du film coréen du même nom. Après cette expérience elle décide de déménager à Los Angeles.
Deux ans plus tard, les Studios Marvel l’engagent dans le blockbuster de super-héros LES GARDIENS DE LA GALAXIE VOL 2. Elle y tient le rôle de la télépathe Mantis, qu’elle reprend dans AVENGERS: INFINITY WAR (2018), AVENGERS: ENDGAME (2019), THOR: LOVE AND THUNDER (2022) et LES GARDIENS DE LA GALAXIE VOL 3 (2023).
Parallèlement, on la voit dans INSTALIFE (INGRID GOES WEST) ainsi que dans la série BLACK MIRROR avant de rejoindre le casting des deux derniers volets de la saga MISSION: IMPOSSIBLE : DEAD RECKONING (2023) et FINAL RECKONING (2025), aux côtés de Tom Cruise.
Avec MI AMOR, Guillaume Nicloux lui offre un rôle de premier plan.
Scénario : Meryem Benm’Barek, Fyzal Boulifa avec la collaboration de Emma Benestan, Agnès Feuvre
Avec : Sarah Giraudeau, Driss Ramdi, Nadia Kounda, Carole Bouquet, Olivier Rabourdin
Distribué par Pyramide Films
Genre : Drame
Origine : Maroc, France
Durée : 1 h 40
Sortie en salle le 1er avril 2026
Synopsis :
A Tanger, Mehdi voit sa relation avec Selma bouleversée lorsqu’il
rencontre Marie, une riche Française dont les parents ont acheté une
luxueuse villa dans la kasbah. Attiré par sa vie mondaine, il délaisse
Selma, feignant d’ignorer que ses choix le rattraperont.
Ma critique :
Ce film nous mène au Maroc et plus précisément à Tanger, où Mehdi travaille avec son père sur la construction de maisons, en l'occurrence ici pour de riches propriétaires français. Pourtant Mehdi voudrait être architecte.
Il est épris de Selma, une jeune tunisienne. Ils se fréquentent mais n'échangeant que des baisers il voudrait plus. Un jour il fait la connaissance de Marie, la fille des propriétaires et après une soirée ils deviennent amants. A partir de ce jour, la vie de Mehdi va être bouleversée et il va devoir faire des choix.
J'ai trouvé ce long métrage intéressant car il nous montre les différences de culture, mais aussi les différentes classes sociales et comment on peut être accepté ou non par une famille aisée.
Derrière les palmiers entre dans l'intimité des personnages. Mehdi qui est amoureux de deux femmes va devoir choisir l'une d'elle. Il va doit aussi trouver le bon chemin pour sa carrière au risque de blesser ses parents.
Il doit aussi faire preuve de patience car quotidiennement lorsqu'il est dans la famille de Marie, il subit remarques et autres quolibets de la part de Clotilde, la mère de Marie, qui voit d'un mauvais œil que sa fille fréquente un marocain et de surcroît pas aussi riche que chez eux.
La réalisatrice met bien en avant les doutes, les problèmes que rencontrent Mehdi, mais aussi les situations dans lesquelles se retrouvent ses deux maîtresses et surtout Selma.
De plus, en situant l'histoire à Tanger elle met cette ville à l'honneur. Avec une jolie lumière, de beaux plans, ce film nous montre ce pays autrement.
Quant aux interprètes, ils ont tous un rôle important et différent. En effet, Mehdi doit pouvoir être fascinant, sans pour cela être superbe comme peuvent l'être dans le sens propre du terme certains acteurs. Les deux actrices sont diamétralement différentes mais ont une beauté qui leur est propre.
Un long métrage intéressant pour nous montrer que certaines classes sociales perdurent et qu'il n'est pas toujours aisé de s'intégrer soit dans un pays, soit dans un monde qui n'est pas fait pour nous et que l'on peut subir des dommages à tout vouloir et en jouant avec le feu.
A propos de la réalisatrice :
Meryem Benm'Barek est née à Rabat au Maroc. Elle grandit entre le Maroc, la France et la Belgique.
Pendant ses études à l'INSAS, elle réalise plusieurs courts-métrages dont Jennah, sélectionné dans de nombreux festivals internationaux et listé pour les Oscars 2015.
En 2018, Sofia, son premier long-métrage, remporte le prix du meilleur scénario au festival de Cannes dans la section Un Certain Regard, avant de recevoir plusieurs récompenses à travers le monde.
Derrière les palmiers est son deuxième long-métrage.
MA NOTE : 3.6/5
Crédits photos et vidéo : Pyramide Distribution
DISPONIBLE EN DVD LE 20 AOÛT 2026 Bonus : Entretien avec l’équipe du film Scène coupée: Les confessions de Selma DERRIÈRE LES ...
Avec : Ichem Bougheraba, Jean-Baptiste Brucker, Gad Elmaleh, Éric Cantona, Emma Smet
Distribué par Apollo Films
Genre : Comédie
Origine : France
Durée : 1 h 38
Synopsis :
Jean, agriculteur en faillite, s’apprête à commettre l’irréparable quand
Foued, jeune de cité en cavale, encastre son 4×4 rempli de cannabis
dans sa grange, lui sauvant la vie. Paniqué, Jean brûle la voiture,
détruisant la cargaison… Pour rembourser la dette de Foued et sauver la
ferme de Jean, ils décident de cultiver du cannabis « bio » au milieu
des chèvres et des champs.
Ma critique :
J'avoue qu'au début de ce film je pensais que je n'irais pas jusqu'au bout. En effet, les personnages me paraissaient complètement déjantés comme le postier et d'autres personnes ayant des postiches de moustaches, de barbes. Le personnage principal Jean avait l'air tellement niais, que tout était réuni pour que je pense que La nirvana allait être un nanar et puis j'ai continué et bien m'en a pris.
Jean qui a une ferme, qui paraît, à l'ouest, a pour voisin Alain, un homme grognon, raciste mais qui a promis au père de Jean, de veiller sur lui.
Jean a des dettes à n'en plus finir et sa maison ainsi que ses bêtes vont être saisies s'il ne trouve pas l'argent nécessaire dans les deux mois à venir.
Parallèlement, Foued, qui transporte de la drogue et qui fait un go-fast sur l'autoroute est repéré par les policiers et en prenant la fuite il va atterrir chez Jean et de là l'histoire commence véritablement.
Nous sommes bien dans une comédie, qui penche également sur une enquête policière avec une histoire de drogue.
Avec des personnages haut en couleur - mention spéciale à Gad Elmaleh - les autres interprètes ne sont pas en reste.
Le réalisateur a voulu aborder le monde rural d'une manière différente avec un film ayant un humour très particulier, qu'il faut aimer et arriver à saisir. C'est parfois limite mais comme toute comédie d'été, où l'on demande que ce soit léger, ça passe bien, malgré certaines scènes tirées par les cheveux.
Lorsqu'un marseillais, étant mêlé à une affaire de drogue, rencontre un paysan et doit se cacher et s'adapter à ce monde avec le foin à ramasser, les chèvres, à traire, le fromage à confectionner, et j'en passe et des meilleurs, on ne peut s'empêcher de rigoler.
Tout est trop gros, mais il faut prendre ce film tel qu'il est et ne pas trop se poser de questions.
En fait si on analyse les deux protagonistes principaux, l'un est un citadin mais ayant un petit garage et qui a besoin de plus pour vivre et c'est pourquoi il a accepté de devenir un "malfaiteur" pour une course et est pris dans un engrenage dont il faut qu'il se sorte.
Quant à l'autre, qui veut à tout prix faire du bio, il n'arrive plus à suivre avec les dettes qui s'accumulent et ne sait pas comment trouver l'argent pour sauver sa ferme.
En étant opposés, ils ont de nombreux points communs qu'ils vont finir par découvrir et voir que l'un comme l'autre peuvent s'apporter quelque chose.
Même si la détresse pour chacun est palpable, c'est ensemble qu'ils vont trouver une solution.
De plus, l'amour, même s'il n'est pas mis au premier plan, est bien là. En effet, Jean qui avait fait une émission de télévision pour trouver l'âme sœur - qui fait référence à une téléréalité célèbre - s'est fait larguer et va découvrir tout au long du film, qu'en fait la femme de sa vie est là sous ses yeux.
Les interprètes bien que peu connus avec en tête Ichem Bougheraba vu dans des comédies jusqu'à présent, et frère du réalisateur, Jean-Baptiste Brucker dont c'est le premier rôle, Emma Smet dans un rôle inattendu étant donné son physique - fille d'Estelle Lefébure et David Hallyday, s'en sortent bien.
Il y a quelques comédiens que l'on connaît plus comme Eric Cantona et la participation de Gad Elmaleh.
Même si La Nirvana n'est pas le film du siècle, ni la comédie de l'année, certain(e)s vont adhérer et passer un bon moment.
Ce long métrage sous ses airs farfelu est plus profond qu'il n'y paraît car il aborde en plus du monde des paysans, la solidarité, l'entraide, et nous apporte pas mal de situations comiques qui font que La Nirvana est bien mieux que ce que je pensais.
Avec : Daniel Atsu Hukporti, Joey Boivin Desmeules, Evelyne de la Chenelière, Benjamin Kwaodelali, Joseph Armah Ashitey, Rockinson Diaz-Gonzalez, Emile Prénoveau
Distribué par Tandem Films
Genre : Drame
Origine : Canada, France, Ghana
Durée : 1 h 33
Synopsis :
Au Ghana, Kojo, adolescent marqué par la disparition de son père en mer,
se rapproche des gangs de rue sans parvenir à combler le vide qu’il
ressent. Pendant ce temps, au Québec, Tony, en quête de repères,
s’interroge sur l’homme dont sa mère est amoureuse et qui pourrait être
le père qu’il n’a jamais connu... Entre la lente déchéance de l'un et la
recherche d'identité de l'autre, un lien insoupçonné se tisse, unissant
les destins croisés de ces deux jeunes hommes que tout semble séparer.
Ma critique :
Kojo est un jeune homme qui habite au Ghana, il est élevé seul par son père et au fur et à mesure qu'il grandit il travaille avec ce dernier à la pêche.
Devenu adolescent il commence à avoir de mauvaises fréquentations et lorsque son père disparaît en mer il se laisse embarquer dans un monde où les "brouteurs" s'en prennent via internet à des personnes fragiles moralement. Il change de coiffure, de style d'habillement et cherche un père parti trop tôt.
Parallèlement au Canada, on découvre Tony qui a été élevé par sa mère. Cette dernière est tombée amoureuse d'une personne qu'elle n'a jamais vue. Ce personnage travaille soit disant sur un bateau.
Le film aborde l'adolescence et la recherche de repères et d'un père qui pour l'un est sans doute décédé et pour l'autre qui n'a jamais existé.
Le réalisateur montre également les différentes fraudes qui existent avec l'apparition de la technologie qui permet de se connecter aux 4 coins du monde et de se faire passer pour quelqu'un que l'on n'est pas.
Ces deux jeunes hommes, ces deux destins, issus de deux mondes diamétralement opposés, montrent les différences de culture, de moralité, et qu'ils ne n'auraient jamais dû se rencontrer, mais le destin va en décider autrement.
L'un né dans une famille pauvre au Ghana, veut devenir riche, quitte à faire du mal moralement à d'autres. Il entre dans un gang où il doit respecter les lois.
L'autre Tony habite au Canada, fait partie d'une bande de skateurs, et n'a pas la même vie, les mêmes croyances que Kojo. Pourtant tous les deux ont un point commun ils sont à la recherche d'une figure paternelle.
De plus, le réalisateur a fait le choix de nous emmener dans deux pays différents.
Au Ghana nous sommes en Afrique, dans une contrée chaude, où la mer est proche et où les gens vivent de la pêche, du commerce, ou comme Kojo d'arnaques.
Quant au Canada, l'action se situe en Automne, où les feuilles tombent, où la luminosité est moindre et où la plupart des gens ont une situation correcte.
La musique et le son sont essentiels également. Au Ghana nous sommes dans des lieux bruyants, alors qu'au Canada tout est plus tamisé.
Jérémy Compte mêle également les rêves fait par Kojo, à la réalité. On ne comprend réellement qu'à la fin où il voulait nous mener.
Inévitablement de notre point de vue, comme toute personne honnête, surtout si l'on n'a déjà fait l'objet d'arnaque, on va porter un jugement. Le réalisateur ne veut pas dénoncer, il veut juste montrer deux mondes diamétralement opposés et ne cherche pas non plus à ce que le spectateur prenne parti.
Pourtant, pour ma part, je ne peux que dénoncer ces personnes qui se font passer pour d'autres et qui dérobent de l'argent en jouant sur les sentiments. On comprend aisément que la vengeance peut en découler et des conséquences que cela peut avoir.
On ne doit pas jouer avec les émotions des autres pour obtenir de l'argent et on se rend compte qu'en nous faisant voyager dans deux parties du globe, que des répercussions graves peuvent avoir lieu et que deux êtres qui n'auraient jamais dû se rencontrer vont en subir les conséquences.
Ces portraits de deux jeunes hommes de continents différents sont intéressants et on choisira notre clan forcément.
Pour en savoir plus :
A propos du réalisateur
Jérémy Comte est un cinéaste montréalais, diplômé de l’École de cinéma Mel Hoppenheim de l’Université Concordia.
Son court métrage Fauve (2018) a été présenté en première mondiale à Sundance, puis au TIFF et à Telluride, a remporté de nombreux prix internationaux et a été nommé aux Oscars dans la catégorie Meilleur court métrage en prises de vues réelles lors de la 91e cérémonie.
Paradise est son premier long métrage et il est actuellement en post-production de son second long métrage Eleo & Nova.
* Crédit Alleck Doxer
Festival :
- Berlinale Panorama
MA NOTE : 3.7/5
Crédits photos et vidéo : Tandem Films - * Crédit Alleck Doxer
AU CINÉMA LE 19 AOÛT 2026 PARADISE Réalisé par Jérémy Comte Scénario : Jérémy Comte, Will Niava Avec : Daniel Atsu Hukporti, Joey B...
Avec : Marisol Vallejo Montaño, María Magdalena Sanizo
Distribué par Wayna Pitch
Genre : Drame
Origine : Pérou, Bolivie, Uruguay
Durée : 1 h 49
Synopsis :
Clara
est une doula quechua qui chante pour apaiser la douleur des femmes
enceintes. Sa mère Ana, sage-femme chevronnée, considère ce don comme un
miracle. Influencée par une amie, et après une dispute avec sa mère, la
jeune femme décide de partir pour la grande ville. Depuis la communauté
subit la mort mystérieuse d'animaux et des récoltes, les villageois
attribuent cette punition au départ de Clara. Sa mère décide de la
retrouver.
Ma critique :
Deux femmes aident une personne a accoucher, l'une, Clara chante à voie basse, on l'appelle une doula quechua, l'autre Ana qui est âgée, est sage-femme. Elles vivent ensemble dans une petite maison isolée en Bolivie.
Les habitants sont habitués à cette femme qui depuis toujours poursuit les traditions et exerce dans les campagnes avoisinantes. Elle cherche à ce que ça fille reprenne les rênes de ce métier afin que habitudes perdurent.
Cependant Clara est jeune, très jolie, a une belle voix et a sa meilleure amie, plus dévergondée qui fréquente un jeune homme de la ville. Elle l'incite à sortir avec elle pour découvrir des choses et plus tard va la pousser à tenter l'expérience de la grande ville afin de tenter de percer comme chanteuse.
Après une mésentente avec sa mère, Clara va fuir mais par la suite le village a maintes mésaventures et les villageois et le chef de tribu pensent que c'est dû au départ de Clara. Sa mère décide de partir à sa recherche et de la ramener.
Ce long métrage est très intéressant car il nous montre les us et coutumes qui tentent de perdurer mais la communauté a du mal car les jeunes aspirent à d'autres choses.
Les anciens veulent transmettre leur savoir avant de décéder, mais tout n'est pas toujours simple.
On voit également la confrontation entre ces femmes quechua et les docteurs issus de la médecine moderne et ils ne se voient pas d'un bon œil d'un côté comme de l'autre.
En effet, perdre leur métier pour ses sages-femmes, c'est perdre leur savoir mais aussi l'aide qu'elles peuvent apporter aux femmes sans compter leur travail qui font partie de leur vie.
Quant à la médecine moderne, elle n'a pas confiance dans cette manière de faire et ne comprend pas forcément ces valeurs qui sont transmises de génération en génération.
On perçoit nettement les différences qu'il y a dans les montagnes et la ville. Point de portable dans la communauté, ou très peu, les vêtements sont différents, il n'y a que peu de moyen de communication ou pour les déplacements alors qu'en ville, où comme partout tout va vite et tout est différent.
Le réalisateur a fait le choix de tourner dans une véritable communauté, et la plupart des comédiens sont non professionnels et jouent leur propre rôle.
Avec de jolis paysages, de très beaux plans des personnages, une magnifique lumière surtout dans la campagne, Alvaro Olmos Torrico nous fait découvrir les Andes boliviennes.
On peut noter l'excellente prestation de la belle Marisol Vallejo Montaño ainsi que de celle qui joue sa mère María Magdalena Sanizo, qui même si elles n'avaient jamais joué, sont d'un naturel désarmant et leur présence est incroyable.
Un film où le passé avec ses traditions côtoie le présent avec ses modernités et montre le fossé qui a pu se creuser entre les générations avec celles et ceux qui décident de rester dans la communauté et celles et ceux qui fuient pour un monde meilleur.... ou pas....
Pour en savoir plus :
A propos du réalisateur
Álvaro Olmos Torrico est né à Cochabamba, en Bolivie.
Son premier long-métrage, “Wiñay” (2019), a été l’un des premiers films boliviens à sortir dans le monde entier sur Amazon Prime. Il a produit aussi bien des documentaires que des longs-métrages de fiction, notamment “The Ones from Below” d’Alejandro Quiroga (Festival international du film de Mar del Plata, 2022) et “The Visitor” par Martín Boulocq (Tribeca, 2022).
Il est le fondateur de BoliviaCine.com, la première plateforme SVOD dédiée au cinéma bolivien, et a enseigné à la l’Université privée de Bolivie et à l’École andine de cinématographie.
“La Fille Condor” est son deuxième long-métrage et a été récompensé dans les sections “Work in Progress” de Ventana Sur et Cinélatino de Toulouse lors de son développement.
A propos de l'interprète principale
Marisol Vallejos Montaño est née en 2004 à Cochabamba, une ville située dans les Andes boliviennes. Sa famille est originaire de la commune rurale voisine de Pocona, qui abrite une communauté parlant le quechua et possède un riche patrimoine inca.
Musicienne autodidacte, elle a appris la guitare à 11 ans, puis s’est prise de passion pour l’accordéon de son grand-père, qu’elle jouait lors des fêtes locales avec sa sœur. En 2021, la famille a formé “Estrella del Valle”, un groupe entièrement féminin interprétant de la musique traditionnelle et populaire bolivienne, telle que la cumbia, le huayno et la cueca.
Sans aucune expérience préalable en tant qu’actrice, elle a suivi une formation intensive en art de la scène, en chant ancestral et en pratiques obstétricales, avant de faire ses débuts au cinéma dans le rôle de Clara.
MA NOTE : 3.8/5
Crédits photos et vidéo : Bendita Film - Wayna Pitch
AU CINÉMA LE 19 AOÛT 2026 LA FILLE CONDOR Titre original : La hija Condor Réalisé par Álvaro Olmos Torrico Scénario : Álvaro Ol...