Critique film Sous le ciel de Kyoto réalisé par Akiko Ohku
AU CINÉMA LE 22 JUILLET 2026
SOUS LE CIEL DE KYOTO
Titre original : Kyo no Sora ga Ichiban Suki, to Mada Ienai Boku wa
Réalisé par Akiko Ohku
Scénario : Akiko Ohku
Avec :
Riku Hagiwara, Yūmi Kawai, Aoi Ito, Kodai Kurosaki, Hajime Anza, Kodai Asaka, Honoka Matsumoto, Arata Furuta
Distribué par Art House
Genre : Drame, Romance
Origine : Japon
Durée : 2 h 08
Synopsis :
À Kyoto, entre l’université et
un petit boulot dans des bains publics, Toru garde toujours ses
parapluies à portée de main, tels des boucliers contre le monde
extérieur. Quand il rencontre Hana, mystérieuse, lumineuse, fragile,
l’évidence naît entre eux… avant qu’elle ne disparaisse soudainement.
Ma critique :
Distribué par Art House, voici une fois de plus un film japonais qui nous enchante.
Toru est un garçon assez solitaire ayant pour seul ami Yamane, un jeune homme à l'opposé de lui. S'il pleut Toru a son parapluie, s'il y a du soleil il l'a également afin de se protéger des rayons mais aussi du monde extérieur. Un jour, dans un amphithéâtre où il est étudiant, il voit Hana, une jolie jeune fille, qui paraît inaccessible, mais qui tout comme lui est solitaire.
A côté, il travaille pour se faire de l'argent dans des bains publics où sa collègue est une fille de son âge prénommée Sacchan. Il apprécie sa présence mais ils sont juste amis. Cette dernière est également musicienne.
Petit à petit il va apprivoiser Hana jusqu'à ce qu'ils deviennent inséparables sans qu'il ne se passe quoi que ce soit entre eux et pourtant on pressent que quelque chose pourrait arriver car ils sont sur la même longueur d'ondes.
Ils ont vécu des choses qui les ont marquées et leur connivence est indéniable. Il faudrait peu pour qu'il y ait plus plus si affinités.
Pourtant un jour Hana ne vient pas au rendez-vous fixé par Toru et Sacchan, suite à un échange qu'elle a eu avec Toru, ne vient plus au travail.
L'histoire est inspirée du livre de Shusuke Fukutoku, "The best sky is yet to come". Ce film met en avant trois protagonistes : deux filles et un garçon.
Sous le ciel de Kyoto aborde la vie dans toute sa splendeur mais aussi dans ses moments cruels. Le rire, la joie, l'amitié, l'amour, la mort, la tristesse, la solitude, la colère sont largement abordés. Pour ces jeunes gens, leur vie est un combat de tous les jours et ils devront aborder l'âge adulte en ayant déjà été touchés par le malheur dont il faut se relever.
En fait, cette œuvre est une exploration sur soi-même mais aussi des autres car chacun cache quelque chose par le biais d'un geste, d'une écriture, d'une parole, etc...
La réalisatrice tourne élégamment et certains plans sont magnifiques et elle passe avec aisance de 4:3 au plein écran.
L'ajout de la bande musicale joue beaucoup car certains morceaux sont très beaux et l'on apprécie certaines mélodies de Motoyoshi Tai. Les chansons prennent tout leur sens lorsque l'on découvre l'histoire car elle a un rapport avec certaines scènes.
On voit dans certains plans Kyoto à la fois sous la neige, à la saison des fleurs et on savoure certains lieux que l'on peut voir.
Que dire des prestations des trois jeunes interprètes ?
Riku Hagiwara est un acteur déjà expérimenté et il confirme son talent dans le rôle de Toru.
Yuumi Kawai est fraîche, belle, et son jeu est excellent. A la fois énigmatique, elle nous entraîne dans son monde et dans la scène finale elle y est fantastique et émouvante.
Que dire de Ito Aoi qui est vive, joyeuse, et qui cache une zone d'ombre. Dans une scène particulièrement, elle m'a impressionnée par son long monologue où elle fait passer tellement de sentiments. Parfait en tout plan, elle est celle qui m'a le plus particulièrement marquée.
Un film remarquable, qui donne des frissons à certains moments et on peut se dire qu'après la pluie vient toujours le beau temps il suffit cela d'être patients car la vie peut réserver bien des surprises.
Pour en savoir plus :
A propos de la réalisatrice
Née dans la préfecture de Kanagawa, Akiko Ohku entre à l'école de cinéma de Tokyo en 1997.
Son premier long-métrage à sortir en salles au Japon est « Tokyo Serendipity» (2007). Elle a ensuite réalisé plusieurs films : Tokyo Nameless Girl's Story(2012), Fantastic Girls(2015) et My Sweet Grappa Remedies(2020).
En 2017, Tremble All You Want remporte le Prix du public en compétition au 30e Festival international du film de Tokyo. Ce prix sera également attribué à son film Tempura, en 2020.
Après avoir réalisé la série My Family diffusée sur la chaîne nationale japonaise NHK, elle revient avec son tout dernier film Sous le ciel de Kyoto.
Sélectionné à la 37ème édition du Festival international du film de Tokyo, il s’agît d’une adaptation basée sur un roman de Fukutoku Shusuke qui reflète un monde bouleversé par la pandémie et met en lumière la solidarité envers les marginalisés dans un nouveau type de film empreint de sincérité
© 2025 "She Taught Me Serendipity" Film Partners - Art House
AU CINÉMA LE 22 JUILLET 2026 SOUS LE CIEL DE KYOTO Titre original : Kyo no Sora ga Ichiban Suki, to Mada Ienai Boku wa Réalisé par Ak...

























