Après les mois où il a fait froid, l'organisme a besoin d'un coup de fouet, mais la peau a besoin de retrouver de l'éclat. On peut avoir des couleurs avec le soleil, mais qui peut être malsain pour la peau ou en trichant un peu avec certains produits.
En effet, après ces mois d'hiver, le teint est terne, déshydraté, irrégulier.
L’exposition solaire n’est plus une option, et les fonds de teint
riches étouffent la peau. C’est dans cet entre-deux que s’inscrit le soin hydratant autobronzant visage S&Vaë, une réponse cosmétique qui conjugue teint hâlé progressif, hydratation et approche skin-first.
Le soin S&Vaë repose sur une équation simple mais rarement maîtrisée : colorer la peau sans compromettre sa fonction barrière.
- SOIN HYDRATANT VISAGE AUTOBRONZANT
Trois ingrédients phares :
- DHA Végétale
Elle est obtenue par biotechnologies à partir de fruit de canne à sucre.
- Acide Hyaluronique
L'acide
hyaluronique hydrate, adoucit et tonifie la peau. Cette dernière
retrouve son élasticité et sa fermeté. L'acide hyaluronique forme une barrière protectrice contre les agressions extérieures.
- Vitamine C
Elle réduit l’apparence des tâches pigmentaires , hydrate et raffermit, améliorant ainsi l’éclat et le grain de peau.
*
Résultats :
Pas de démarcation, pas d'oxydation orangée, pas d'effet masque
Ingrédients :
Enrichi en acide hyaluronique
94 % d'ingrédients d'origine naturelle
YUKA 93/100
Convient à toutes les peaux
Une formule douce, végane et efficace
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Utilisation :
- Exfolier la peau en douceur à l’aide de l’Éponge Exfoliante, en répétant l’opération une fois par semaine.
- Appliquer uniformément le produit en mouvements circulaires sur le visage et le décolleté.
- Rincer les mains après application.
- Le bronzage se développe progressivement au fil des applications, ne nécessite pas de rinçage.
Prix de vente conseillé en 50 ml : 34.90 euros
Si vous désirez aller plus loin, vous pouvez compléter ce produit avec le Sunboost un complémentaire alimentaire qui est une nouveauté d'avril.
SUNBOOST est un complément alimentaire spécialement formulé pour préparer la peau et optimiser le bronzage naturel, en favorisant la production de mélanine et en améliorant l'hydratation ainsi que l'élasticité cutanée. Sa formule synergique, enrichie en huiles de bourrache et d'onagre, extrait d'algue Dunaliella Salina, levure de bière, vitamines (A, C,E, Bo) et sélénium, permet d'obtenir un bronzage rapide et harmonieux tout en prolongeant sa durée Ce produit agit en profondeur pour revitaliser la peau et redonner éclat et vitalité, sans offrir de protection contre les rayons du soleil. Il est donc important de continuer a utiliser une protection solaire adaptée lors des expositions
SUNBOOST est destiné à un public mixte, convenant aussi bien aux hommes qu'aux femmes souhaitant sublimer leur bronzage tout en préservant la santé de leur peau
ATTENTION : N'est pas destiné aux enfants en bas âge
Convient à toutes les peaux particulièrement les peaux ayant des tâches pigmentaire
Fabrication française
Concentré en Vitamines et Minéraux
Vegan
Dosage :
2 gélules par jour de préférence le matin au petit-déjeuner
Prix de vente conseillé pot de 60 gélules : 24.90 euros
A propos de la marque fondée en 2019 par Maëva Couderc
S & Vaë est une marque innovante dédiée à l’art du bronzage. Fondée pour répondre aux attentes d'une clientèle exigeante, elle s'appuie sur une expertise unique pour développer des produits qui subliment la peau tout en respectant son équilibre naturel. Alliant tradition et modernité, la marque utilise des formules enrichies en ingrédients soigneusement sélectionnés pour garantir un teint lumineux et uniforme
Avec une attention particulière portée à la sécurité et à la performance, S & Vaë s'efforce de proposer des solutions adaptées à tous les types de peaux. Chaque produit fait l'objet de contrôles rigoureux pour assurer une qualité irréprochable, répondant ainsi aux attentes d'une clientèle a la recherche de produits fiables et performants.
S & Vaë a également modernise son image avec un-site e-commerce intuitif, facilitant l’accès a ses gammes de produits, La marque mise sur la transparence et l'excellence pour s'imposer comme un acteur incontournable dans l'univers des soins de bronzage, tout en encourageant une approche responsable et respectueuse de la peau.
S&Vaë propose une gamme riche en produits :
- Des autobronzants
- Des laits hydratants prolongateurs de bronzage
- Des accessoires
- Des routines
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Vous pourrez découvrir tous les produits proposés sur le site.
Vous pouvez également vous procurer ces soins sur l'E-Shop, en pharmacies & parapharmacies, en instituts de beauté et chez Nocibé, Monoprix, My Origines, et Jolimoi.
LE PASSAGE DU TEMPS Les bergers nomades en Mongolie
Réalisé par Roberto Garçon
Genre : Documentaire
Durée : 27mn
Synopsis :
Dans ce documentaire, je pars avec un ami en immersion auprès d'une famille de bergers nomades dans l'extrême-est de la Mongolie. Je vous raconte tout. Le mode de vie, les rencontres, les doutes, les réflexions, les péripéties..
Quand la Mongolie est apparue pour la première fois dans mon esprit, j'ai pensé aux steppes, aux chevaux, et à ces nomades aux traditions millénaires. Je me suis imaginé que là-bas, je pourrais reprendre le contrôle du temps, que je pourrais fuir mon quotidien urbain de journaliste. Je ne savais pas que tout allait être remis en question.
À 22 ans, Roberto Garçon est devenu l’un des plus jeunes journalistes-réalisateurs en France.
Ses
reportages et documentaires ont été diffusés sur France 2, France 3,
France 5, TF1, M6 ou la RTS, dans des programmes comme Envoyé Spécial...
Parmi
eux , "La Guerre de l'info sur le climat", l'un des plus engagés qu'il
ait co-réalisé, a été diffusé devant près d'un million de
téléspectateurs dans Complément d'enquête
Mais
après plusieurs années à enchaîner ces projets, il a ressenti le besoin
profond de quitter cette vie pour se confronter autrement au réel. Il a
abandonné cette voie tracée pour traverser le monde et explorer
d’autres manières de vivre, de raconter et de transmettre.
Depuis,
il construit un travail entre journalisme immersif, écriture, et
engagement solidaire. Il a vécu avec les Achuar en Amazonie, des moines
bouddhistes en Thaïlande, des bergers nomades en Mongolie... Ces
expériences nourrissent des projets multiples : documentaires, photos,
livres, conférences...
Loin d'ici, son récit intime et auto-biographique aux éditions Partis Pour (collection "La croisée des chemins") traverse la Jordanie, l'Amazonie, le Brésil et la Thaïlande.
A propos de ce documentaire :
Réalisé et
produit par Roberto Garçon, 27 ans, Le Passage du temps, est une plongée
sensible dans la communauté des bergers nomades de Mongolie, vécue de
l'intérieur, sans ethnocentrisme ni folklorisme. Porté aussi par des
figures autochtones, le documentaire révèle la richesse d'une culture à
travers celles et ceux qui la font vivre au quotidien. Ni héros
aventurier, ni simple témoin passif, la présence à l'image de Roberto
reste mesurée, discrète, parfois absente et n'apparaît que lorsqu'elle
sert le récit. Sa posture est celle d'un passeur : créer un lien entre
le spectateur et la communauté, en mettant au premier plan les personnes
filmées. Mais ce qui fait sans nul doute la particularité de ce
documentaire, c'est la cassure de ton par rapport à d'autres immersions :
le franc-parler de ce qu'il vit sur place, la raison pour laquelle il
est allé à leur rencontre mais aussi ce qu'il en retient vraiment...
"Il n'y a pas de mondes à part, que des ponts à construire." - Roberto Garçon
Sous-titres pour sourds et malentendants : Français
Format Blu-ray™ :
~103 Mins – 1 disque BD
Prix public conseillé : 19,99€
Caractéristiques techniques du Blu-Ray™ :
Audio : DTS-HD Master Audio : Français 5.1 & 2.0
Audiodescription : Français
Sous-titres pour sourds et malentendants : Français
JEAN VALJEAN
Réalisé par Eric Besnard
Avec : Grégory Gadebois, Bernard Campan, Isabelle Carré, Alexandra Lamy
Distribué par Warner Bros
Genre : Historique
Origine : France
Durée : 1 h 38
Synopsis :
1815. Jean Valjean (Grégory Gadebois) sort du bagne, brisé, rejeté de tous. Errant sans but, il trouve refuge chez un homme d’Église (Bernard Campan), sa sœur (Isabelle Carré) et leur servante (Alexandra Lamy). Face à cette main tendue, Jean Valjean vacille et, dans cette nuit suspendue, devra choisir qui il veut devenir.
Ma critique :
Même si ce film est tiré de l’œuvre de Victor Hugo, il n'a rien à voir avec tous les films déjà vus. En effet, le réalisateur axe plus l'action du moment où Jean Valjean sort du bagne.
Il parcourt la campagne, la montagne, il cherche à manger, refuge, il est rejeté par tout le monde, jusqu'au moment où il frappe à la porte d'un curé qui va l'accueillir. Ce dernier ne va pas porter de jugement, va lui donner le couvert, l'héberger pour la nuit et au réveil il va s'apercevoir que ce dernier a commis un vol.
Jean Valjean va vite être repris et ramené par les policiers il va être surpris par la réaction de cet homme d'église.
Ce long métrage n'aborde pas la vie de Jean Valjean, juste cette rencontre et le réalisateur mise tout sur les relations que l'ex bagnard peut avoir avec le curé ainsi que sa sœur et sa servante.
On va s'apercevoir que tous les gens ne sont pas égaux et que certains savent ouvrir leur porte, leur cœur à des inconnus même s'ils ont commis de mauvaises actions.
Quant à Jean Valjean après avoir été en prison, il est devenu un homme aigri, qui pense que tout le monde est pareil et cette rencontre va faire qu'il va devenir un autre homme et il va commencer à se poser de nombreuses questions et de bonnes questions. Il va sans doute suite à cette soirée chez le curé, et surtout la réaction qu'il aura, devenir celui que nous connaissons tous.
Un film donc sur une courte période, avec peu d'acteurs et actrices, mais de qualité.
Grégory Gadebois, très amaigri pour ce rôle, joue un Jean Valjean à la perfection. Ce comédien quoi qu'il fasse se fond toujours dans ses personnages.
Bernard Campan dans le rôle de Bienvenu Myriel prouve toutes ses qualités et qu'il excelle aussi bien dans le tragique que le comique.
Isabelle Carré, la sœur de Myriel, est fidèle à son jeu. Douce, avenante elle est admirable également.
Méconnaissable Alexandra Lamy que l'on connaît tellement agréable est justement parmi les personnages celle qui se méfie le plus de Jean Valjean et qui ne l'accepte pas. Un vrai rôle de composition.
Quant au réalisateur Eric Besnard, il tourne entouré d'interprètes qu'il connait bien. En effet, il a déjà dirigé Grégory Gadebois dans Délicieux, Les choses simples et Louise Violet.
Quant à Isabelle Carré elle donnait la réplique à Grégory Gadebois dans Délicieux et Alexandra Lamy avait le rôle principal dans Louise Violet.
Eric Besnard offre un moment de littérature via le cinéma. De beaux paysages, une histoire centrée sur quelques jours, des flashbacks au bagne où était Jean Valjean.
Il met bien en avant la valeur qu'ont certaines personnes vis à vis d'autres et en adaptant une partie de l’œuvre de Victor Hugo il nous fait découvrir Jean Valjean autrement.
Un film intéressant par certains plans, certaines scènes et pour découvrir comment peut être l'être humain. Ce Jean Valjean qui est proposé est différent de ce tout ce que l'on a pu voir jusqu'à présent.
MA NOTE : 3.4/5
Crédits photos et vidéo : Warner Bros
DISPONIBLE EN DVD ET BLURAY LE 8 AVRIL 2026 Format DVD : ...
Le Musée de l’Homme propose, à partir du 8 avril 2026, une
exposition consacrée aux grands âges de la vie humaine. Mêlant art et
science, elle est le fruit de la rencontre entre le photographe Nikos
Aliagas, qui explore le sujet tout en finesse depuis plusieurs
décennies, et le biodémographe Samuel Pavard, professeur au Muséum,
spécialiste du vieillissement. Elle se tiendra dans le Foyer Germaine
Tillion, jusqu’au 3 janvier 2027.
En
croisant leurs regards à la fois lucides et délicats sur la vieillesse
comme réalité biologique, démographique et sociale, Samuel Pavard et
Nikos Aliagas font émerger ensemble des questions sur notre relation au
temps, sur la place que notre société fait aux grands âges et sur les
liens que les différentes générations entretiennent entre elles.
Les
thématiques scientifiques portées par le chercheur trouvent un écho
saisissant dans les photographies de Nikos Aliagas qui, depuis de
nombreuses années, photographie les visages du temps qui passe. Les
images présentées dans l’exposition ont été choisies pour leur capacité à
rendre visible ce qui demeure souvent silencieux : la dignité des corps
vieillissants, la persistance des gestes, la transmission invisible
entre générations. Ce travail s’inscrit dans une approche humaniste et
anthropologique, attentive à la mémoire incarnée, aux liens familiaux et
aux traces laissées par l’existence. À travers ces portraits, Nikos
Aliagas interroge notre rapport collectif à l’âge, au temps long et à la
place que nous accordons aux anciens dans nos sociétés contemporaines.
Il capte dans l’intime ce que l’analyse démographique observe à
l’échelle de la société.
L’histoire naturelle de la vieillesse
Après
avoir resitué la longévité humaine sur l’échelle du reste du vivant, le
parcours montre que la vieillesse a toujours fait partie des sociétés
humaines. Même lorsque l’espérance de vie était faible, notamment du
fait d’une mortalité infantile élevée, il n’était pas rare que certains
individus atteignent, voire dépassent la soixantaine. D’ailleurs, les
personnes âgées ont toujours tenu un rôle fondamental dans les sociétés
humaines : soins apportés aux petits-enfants, transmissions de biens
matériels et de savoirs aux générations suivantes, médiation des
conflits ou contribution aux choix de groupe.
La vieillesse aujourd’hui
L’exposition
se tourne ensuite vers les grands âges d’aujourd’hui et l’augmentation
de l’espérance de vie qui atteint plus de 70 ans dans la majorité des
pays d’Europe, d’Asie, d’Océanie et d’Amérique. Les personnes âgées
constituent un enjeu majeur de santé publique et de politique sociale,
et génèrent deux représentations opposées : celle d’une vieillesse
heureuse, active et utile, et celle de personnes isolées, dépendantes,
précaires, en souffrance.
Et demain ?
Saurons-nous
protéger les personnes âgées des crises du monde ? Vagues de chaleurs
aiguës, crises sanitaires inédites, épidémies de cancers et de maladies
chroniques ou dégénératives causées par des polluants… tous ces facteurs
font planer une menace accrue sur la santé humaine en général, et sur
la survie des personnes âgées en particulier. Les solutions qui doivent
être trouvées pour limiter les impacts humains sur le climat et sur la
biodiversité sont aussi celles qui permettraient aux humains de vivre
longtemps en bonne santé.
A propos de Nikos Aliagas
Issu d’une famille grecque, Nikos Aliagas est né à Paris en 1969. Journaliste, il commence son parcours professionnel à RFI puis Euronews et multiplie les expériences sur les chaînes grecques et françaises. Depuis 2001, il présente des émissions emblématiques de TF1, comme la Star Academy ou The Voice, et devient un animateur incontournable du paysage audiovisuel. Nikos Aliagas est aussi photographe depuis son plus jeune âge. Dans un noir et blanc puissant, piqué et contrasté, il photographie la Grèce et les peuples de la mer, l’enfance, la vieillesse, les voyages, les âmes nomades, le sacré, les travailleurs de la terre, la nostalgie du retour, les artisans ou les artistes. Ses œuvres ont fait l’objet de trois livres et d’une quinzaine d’expositions.
A propos de Samuel Pavard
Professeur au Muséum national d’Histoire naturelle et chercheur associé à l’Institut national d’études démographiques, Samuel Pavard a publié en 2004 une thèse en écologie humaine, sous la direction d’Evelyne Heyer, avant de se diriger vers l’étude de la démographie humaine, et plus particulièrement la biodémographie. Après un post-doctorat au prestigieux Institut Max Planck pour la Recherche en Démographie, à Rostock en Allemagne, il devient en 2009 maître de conférences au Muséum, avant d’accéder au titre de professeur en 2021. Il s’investit particulièrement dans la diffusion des sciences vers le grand public.
Avec : Llúcia Garcia, Mitch, Tristan Ulloa, Alberto Gracia
Distribué par Ad Vitam
Origine : Drame
Genre : Espagne, Allemagne
Durée : 1 h 52
Synopsis :
Afin d’obtenir un document d’état civil pour ses études supérieures,
Marina, adoptée depuis l’enfance, doit renouer avec une partie de sa
véritable famille. Guidée par le journal intime de sa mère qui ne l’a
jamais quittée, elle se rend sur la côte atlantique et rencontre tout un
pan de sa famille paternelle qu’elle ne connaît pas. L’arrivée de
Marina va faire ressurgir le passé. En ravivant le souvenir de ses
parents, elle va découvrir les secrets de cette famille, les non-dits et
les hontes…
Ma critique :
Largement inspirée de son histoire personnelle, la réalisatrice nous offre un film intimiste et très intéressant sur la quête de l'identité.
Marina vient passer des vacances en Galicie dans de la famille qu'elle ne connaît pas et afin d'obtenir un papier qui lui permettra d'obtenir une bourse pour ses études. En allant chercher ce document elle va s'apercevoir qu'elle n'a pas été reconnue par son père.
Il lui faut être acceptée par les différents membres, oncles, tantes, cousins, cousines, et surtout par ses grands-parents afin qu'ils acceptent de la reconnaître comme membre à part entière.
Marina a été adoptée, ses parents sont décédés, mais mis à part le journal intime de sa mère, qui sera presque un personnage à part entière dans ce long métrage, elle ne sait pas grand chose de ceux-ci et surtout de son père.
Elle va mener une enquête en questionnant ses oncles, tantes, mais tous ne répondent pas de la même manière et qui sait vraiment ce qui s'est déroulé ? Elle se rend compte qu'il y a de lourds secrets de famille.
Des faits à cacher ? Une histoire compliquée ? En rencontrant différents personnages qui ont gravité autour de son père et du couple qu'il formait avec sa mère, elle va tâcher de reconstituer leur histoire et son passé.
Brillamment construit, ce long métrage, aborde la question des non-dits, des histoires de famille qu'il faut taire, mais également la drogue, le sexe libéré de l'époque où les parents de Marina se sont connus, le SIDA et autres thèmes très intéressants.
La famille est centrale, et Marina y cherche sa place sans vraiment la trouver. Elle n'est pas intéressée par l'argent, comme on pourra le constater, mais simplement par une reconnaissance de la part des grands-parents qui ne vient pas.
Les liens entre les différents membres d'une famille se créent normalement dès la plus tendre enfance, ce qui ne fût pas le cas pour Marina. Elle est marquée par le fait de ne pas savoir, d'avoir été adoptée, de ne pas en connaître plus sur ses parents, et surtout sur son père, et ne sera libérée que lorsqu'elle connaîtra la vérité.
Par contre, elle filme beaucoup et sa caméra est un peu son échappatoire et elle reconstitue un peu l'histoire de ses parents en filmant les endroits où ils sont allés.
Marina a une certaine douleur qui est enfouie, mais elle est tout de même très forte et ira jusqu'au bout de ce voyage et ce qu'elle est venue chercher.
La réalisatrice mélange allègrement scènes tournées par Marina, présent, mais aussi souvenirs en incorporant dans ce long métrage une partie où l'on voit ses parents qui sont interprétés par les mêmes acteurs comme Marina pour sa mère et son cousin Nino pour son père.
Elle aborde largement une génération libérée qui se droguait, vivait nue, ne travaillait pas forcément et qui tombait dans des excès qui pouvaient les mener vers la mort.
Carla Simon nous fait bien ressentir la froideur de certains personnages à l'égard de Marina alors que d'autres l’accueillent à bras ouverts.
La jeune et jolie actrice Llúcia Garcia est admirable et nous livre une jolie prestation aussi bien lorsqu'elle est Marina que lorsque l'on va la découvrir dans la peau de sa mère durant quelques scènes.
Tour à tour encore un peu enfant, timide, elle va arriver peu sûre d'elle et repartir libérée et en ayant montré la force de caractère qui couvait en elle.
La mémoire est importante pour les souvenirs et tout ce qu'ils peuvent créer. La famille est notre ancrage, avec ses hauts et ses bas et Romeria n'échappe pas à la règle et nous captive pendant près de 2h.
Pour en savoir plus :
A propos de la réalisatrice
Née en 1986, Carla Simón est scénariste et réalisatrice, et grandit dans un petit village de Catalogne. Venant d’une grande famille, source infinie d’histoires, elle va décider de réaliser des films. Après son diplôme en communication audiovisuelle à Barcelone, elle obtient une bourse pour faire un master à la London Film School.
Été 93 (2017), son premier long métrage, est autobiographique. Il a remporté le prix du meilleur premier film et le Grand Prix Génération Kplus à la Berlinale, ainsi que trois Goya, dont celui de la meilleure nouvelle réalisatrice. Le film a représenté l’Espagne aux Oscars 2018, est nominé aux European Film Awards (European Discovery - Prix FIPRESCI) et permet à Carla Simón de recevoir le prix Kering «Emerging Women in Motion» à Cannes.
En 2022, aux Giornate degli Autori du 79e Festival International du Film de Venise, Carla Simón a présenté son dernier court métrage Lettre à ma mère pour mon fils, des Miu Miu Women’s Tales, une plateforme de commande de courts métrages pour les réalisatrices. Son second long métrage, Nos soleils (2022) est lauréat du prestigieux Ours d’Or de la Berlinale. Sélectionné dans plus de 90 festivals internationaux, il a été vendu dans plus de 35 pays. Il a représenté l’Espagne aux Oscars 2023, a obtenu trois nominations aux European Film Awards et remporté 6 prix Gaudí de l’Académie catalane du cinéma.
En 2023, Carla a reçu le prix national du cinéma espagnol.
Romería, le troisième long métrage de Carla Simón, a été présenté en première mondiale en Compétition Officielle du Festival de Cannes 2025.
Note d'intention de la réalisatrice
" Je viens d’une grande famille remplie d’histoires, elle est devenue ma principale source d’inspiration. Les relations familiales me fascinent parce que nous ne les choisissons pas. Mon père est mort quand j’avais trois ans et ma mère quand j’en avais six, tous les deux du sida. La dernière fois que j’ai vu la famille de mon père, c’était à l’occasion de l’enterrement de ma mère, après quoi nous avons cessé toute relation. Beaucoup plus tard, au moment d’entrer à l’université, j’ai dû reprendre contact avec mes grands-parents pour récupérer les certificats de décès de mes parents. C’est à ce moment-là qu’un de mes oncles m’a m’invitée à venir leur rendre visite. Ma curiosité et mon désir de connaître mes origines l’ont emporté sur le ressentiment né de ces années de silence.
À 18 ans, je suis donc partie à la rencontre de la famille de mon père pour découvrir l’histoire de mes parents. Mes parents étaient jeunes lors de la transition démocratique de l’Espagne des années 1980, une période de liberté et d’expérimentation pendant laquelle la jeunesse s’est détachée des valeurs héritées d’une société profondément catholique et conservatrice. Cependant, cette période de liberté tant attendue, connue sous le nom de « La Movida », a également entraîné une crise de l’héroïne, faisant de l’Espagne le plus haut taux de mortalité lié au sida en Europe. Mais ces histoires ont souvent été réduites au silence.
Romería est un film sur la mémoire, sur les moments familiaux que nous ne saisirons jamais complètement. J’ai tenté de reconstituer l’histoire de mes parents à travers les souvenirs de ma famille et ceux qui les ont connus, mais je n’ai pas réussi. Évidemment, la nature intrinsèquement fragmentaire de la mémoire entre en jeu, mais le principal obstacle est la stigmatisation qui entoure le sida et brouille ces souvenirs. Cette histoire vise à retrouver l’héritage d’une génération oubliée qui a subi les doubles conséquences de la dépendance à l’héroïne et de l’émergence d’un nouveau virus.
C’est une partie de la mémoire historique de l’Espagne qui mérite d’être revisitée. Frustrée par l’impossibilité de découvrir l’intégralité de l’histoire de mes parents, j’ai opté pour la création du souvenir qui me manquait. Peut-on fabriquer nos propres souvenirs lorsqu’ils n’existent pas ? Pour se façonner une identité, je crois que nous pouvons - et devons - établir une relation plus saine avec le passé. Pour ça, heureusement, j’ai le cinéma ". - Carla Simón *
MA NOTE : 3.7/5
Festivals
Festival de Cannes - Sélection Officielle - En Compétition