Critique film Jour de chasse réalisé par Annick Blanc
AU CINÉMA LE 5 AOUT 2026
JOUR DE CHASSE
Titre original : Hunting Daze
Réalisé par Annick Blanc
Scénario : Annick Blanc
Avec : Nahéma Ricci, Bruno Marcil, Frédéric Millaire Zouvi, Marc Beaupré
Distribué par Vues du Québec Distribution
Genre : Thriller, Comédie noire.
Origine : Canada
Durée : 1 h 43
Synopsis :
Nina, une jeune femme au caractère imprévisible, est recueillie par une bande de chasseurs dans un chalet éloigné.
Au sein de cette microsociété masculine cinglante et attachante, elle sent qu’elle fait enfin partie d’une meute.
Cet équilibre fragile est bousculé lorsqu’un mystérieux étranger se joint à son tour au groupe.
À la fois cru et onirique, Jour de chasse propose un univers singulier qui entremêle mystère, tension, humour noir et une touche d’horreur.
Ma critique :
Il est certain que ce film est peu commun et déroute considérablement.
On découvre Nina et une bande d'amis sur le bord de la route avec un véhicule en panne. L'entente n'est pas au mieux. Après avoir appelé un homme croisé quelque temps plus tôt, après s'être fâchée avec le garçon de son groupe, Nina demande à ce que l'individu venu les dépanner l'emmène avec lui.
Au départ, peu convaincu, faisant partie d'un groupe de chasseurs qui n'accepte pas les femmes, il refuse puis se laisse convaincre.
Lorsqu'il présente Nina aux autres ils vont décider si elle reste ou non et si tel est le cas elle devra se plier à leurs règles.
Ce film nous entraîne dans un univers particulier. En effet, outre des chasseurs, ces derniers se lancent des défis, boivent, se droguent, et Nina va devoir suivre leur rythme si elle veut être acceptée.
L'arrivée par la suite d'un migrant va encore changer la donne.
On peut parler ici d'un film de genre. Entre thriller psychologique, où la tension règne souvent, il peut être cru par moments et ose montrer une masculinité lorsqu'il y a un effet de groupe.
A la fois mystérieux, presque onirique, ce long métrage nous perd pourtant parfois.
En effet, en mêlant les genres car Jour de chasse peut être à la fois truffé d'humour noir, parfois malsain, rude, dur comme lors des scènes de chasse, et en y mêlant parfois un peu d'horreur, Annick Blanc ose mais sans doute un peu de trop.
On ne peut nier la qualité de jeu de Nahémi Ricci entouré d'hommes et qui leur fait face et qui veut être reconnue pour ce qu'elle est. Une femme avec des tripes et qui ne s'en laisse pas compter.
On apprécie les paysages dans les forêts canadiennes et une très belle photographie qui met en valeur certains plans.
On aime moins les moments de chasse ou les bêtes sont prises à partie.
Ce long métrage a déjà reçu de nombreux prix comme à Fantasia.
La réalisatrice, je cite, veut que "le spectateur soit sur le qui-vive. Il est amené sans arrêt à reconsidérer ce qu’il est en train de regarder, il ne sait pas à quoi s’attendre. Il est tour à tour séduit, inquiété, dégoûté, amusé, touché… Il en vient à douter de lui-même : qu’est-ce qui est un rêve et qu’est-ce qu’il ne l’est pas ? ". Il est certain que si elle voulait atteindre ce but c'est indéniablement réussi.
Très particulier on ressort de la projection avec un sentiment mitigé et en se posant pas mal de questions car le scénario manque cruellement de cohérence et de ce fait n'est pas franchement abouti.
Pour en savoir plus :
A propos de la réalisatrice
Réalisatrice et productrice (Midi La Nuit), Annick Blanc s'est d'abord
illustrée par des courts-métrages primés internationalement.
Avec Jour de chasse,
dont elle a entamé l'écriture en 2011, elle signe une œuvre de maturité
qui confirme sa voix singulière. Sa mise en scène privilégie l'horreur
psychologique et les symboles, offrant un regard critique et nuancé sur
la masculinité et la résilience
Passionnée par les récits novateurs et le pouvoir de l’image, Annick Blanc a cofondé Midi La Nuit avec Maria Gracia Turgeon.
Son premier long-métrage Jour de chasse est présenté en première mondiale à South by South West en 2024.
En court-métrage, elle signe la réalisation de La couleur de tes lèvres (2019) mainte fois primé (Austin Fantastic Fest, Regard sur le court au Saguenay, nomination Prix Écrans Canadiens), Turn Off Before Living (2015) présenté au FNC et à Dresden, Au milieu de nulle part ailleurs (2011) qui a remporté plusieurs distinctions (Palm Springs ShortFest, Hong Kong, Vienna Independant Short). Elle a également produit deux longs-métrages et une dizaine de courts-métrages qui se sont illustrés sur la scène internationale (Berlin, Sundance, Tiff, locarno).
Note de l'auteur
" Jour de chasse entraine le spectateur dans un thriller psychologique où le réel et l’humour noir basculent tranquillement vers le cauchemar et l’horreur. Un film de genre à la fois sensoriel, envoutant et mystérieux. Au couvert de la métaphore, j’explore les thèmes de la responsabilité de l’individu au sein d’un groupe, la masculinité toxique et la défaite d’une société obsédée par le plaisir.
Onirisme, comédie noire, horreur, mystère, sensualité et réalisme s’allient pour créer un univers complexe où rien n’est ce qu’il paraît. Ces ruptures de ton gardent le spectateur sur le qui-vive. Il est amené sans arrêt à reconsidérer ce qu’il est en train de regarder, il ne sait pas à quoi s’attendre. Il est tour à tour séduit, inquiété, dégoûté, amusé, touché… Il en vient à douter de lui-même : qu’est-ce qui est un rêve et qu’est-ce qu’il ne l’est pas ?
Le traitement de l’image et du son enveloppant que je tisse sur l’ensemble du film permet au spectateur de naviguer à travers les différents univers et de plonger plus doucement dans l’horreur et la cruauté des personnages. L’image et le son sont travaillés pour séduire et ensorceler. Ils participent grandement à établir le ton du film et à plonger le spectateur dans l’univers singulier de Grand Nord.
Au niveau de la direction photo, je crée un univers envoutant pour séduire le spectateur avant de mieux l’ébranler. Je crée une image riche et contrastée, avec des couleurs et des noirs profonds. À l’intérieur, les nuits sont représentées avec des couleurs très chaudes et enveloppantes. La palette extérieure, quant à elle, a davantage recours à des couleurs organiques: le vert des arbres et des lichens, le bleu du ciel, le rouge du sang... Les mouvements de caméra sont hypnotisants, les cadres sont judicieusement choisis, l’image est colorée et contrastée. Les flous, les ralentis sont mis à profit pour créer un univers mystérieux. Les ellipses et les coupes invisibles font échos à une construction onirique.
Je priorise les gros plans et les courtes focales. Ils permettent, à mon avis, de créer un effet de claustrophobie. J’aime être très près des personnages, pour créer une impression de proximité. Je trouve qu’on s’attache plus à eux quand on voit la moindre de leurs expressions fluctuer sur leurs visages. De plus, cette sensation d’étouffement contraste avec les grands paysages que je ponctue à travers le film. " - Annick Blanc
A propos des interprètes
En 2015, Nahéma Ricci obtient son premier rôle dans le long-métrage Ailleurs, réalisé par Samuel Matteau.
En 2017, elle contribue aux différentes étapes de création du projet Cet intervalle de la metteure en scène Morena Prats. Elle participe ensuite à la nouvelle création de Marie-Ève Milot et Marie-Claude St-Laurent, Clandestines, présentée au Théâtre d’Aujourd’hui en 2023.
Nahéma endosse le rôle-titre du long-métrage Antigone de Sophie Deraspe qui est récompensé dans de multiples festivals internationaux. Antigone est sacré meilleur film canadien au TIFF 2019 et est choisi pour représenter le Canada dans la course aux Oscars 2020. Nahéma fait partie du programme Rising Stars au TIFF et remporte plusieurs prix d’interprétation en 2020, notamment l’Iris de la Révélation de l’année et le titre de meilleure actrice dans un rôle principal aux Prix Écrans canadiens.
Nahéma complète le programme 2018-2019 de l’école Danceworks à Berlin (Allemagne). Également, elle est auteure, metteure en scène et interprète de la pièce Identikit présentée au Fringe Festival en juin 2019. Nahéma participe à plusieurs courts-métrages de cinéastes de la relève ainsi qu’au le long-métrage Before El Finâ (sortie prévue en 2021) de Nathan Buck.
Elle fait également partie des distributions de Bête noire et Motel Paradis, séries réalisées par Sophie Deraspe. Elle est aussi de la deuxième saison de la série Les Honorables.
Diplômé de l’Option théâtre du Collège Lionel-Groulx et détenteur d’un baccalauréat en philosophie, Bruno Marcil s’est rapidement imposé parmi sa génération d’acteurs. Artiste polyvalent, nous pouvons admirer son talent tant au théâtre et à la télévision qu’au cinéma.
À la télévision, il a campé des rôles marquants dans Mémoires Vives, 19-2, Bienvenue aux dames, Jean Béliveau, Les Invisibles, Victor Lessard, Épidémie, pour ne nommer que ceux-ci. Il a aussi été de la distribution de La Faille II et Sortez-moi de moi.
Depuis la dernière année, nous avons pu le voir dans Stat, Haute démolition, Les perles, Doute raisonnable et Mégantic.
Bien connu des amateurs de théâtre, on le retrouve fréquemment sous la direction de Denis Marleau ou de René-Richard Cyr. À l’été 2015, il était de la distribution impressionnante du Théâtre du Vieux-Terrebonne dans la pièce Le combat des chefs. Habitué du TNM (Le Balcon, Le roi Lear, Les Femmes Savantes, Ste-Carmen de la Main, Le Tartuffe, La Bonne Âme du Se-Tchouan), on l’a aussi vu dans des productions marquantes telles que Contre le temps, L’Avare, 20 000 lieues sous les mers, Tranche-cul, Othello, Dénommé Gospodin, Les Diablogues, Le déclin de l’empire américain et Psychédélique Marilou.
De 2018 à 2020, il était de la distribution de la pièce Les Harding dans une mise en scène d’Alexia Bürger. Dernièrement, il a joué dans Alep. Portrait d’une absence et Abraham Lincoln va au théâtre. Au cinéma, on l’aura vu dans les films C’est pas moi, je le jure !, Duo, Souterrain, Le danger en face et Arlette, ainsi que dans plusieurs courts et moyens métrages. Habitué de la radio, il a également fait partie des comédiens de l’émission Plus on est de fous, plus on lit ! sur les ondes d’ICI Radio-Canada Première.
Bruno est aussi bien établi dans les domaines du doublage, des voix publicitaires et de la surimpression vocale. En publicité, ses personnages marquants de technicien pour Vidéotron et du chef cuisinier pour Plaisirs Gastronomiques lui ont gagné l’attachement d’un plus large public.
Fort de ses formations au Conservatoire d’art dramatique de Montréal en théâtre et en doublage, Frédéric Millaire Zouvi s’est très vite démarqué dans le milieu culturel, notamment à la télévision et au cinéma. Nous avons donc pu le voir, entre autres, dans Les beaux malaises, Ruptures, Marche à l’ombre, Les jeunes loups, Au secours de Béatrice, Les Simone et Cerebrum 2.
Présentement, on peut le voir dans la série Alertes et dans la populaire série 5e rang. Son rôle de Jean-Michel lui a d’ailleurs valu le Gémeau du Meilleur rôle de soutien dans une série annuelle dramatique en 2021.
Au cinéma, on peut présentement le voir dans le film de François Bouvier La cordonnière et dans Le plongeur de Francis Leclerc. Auparavant, nous avons pu voir dans les longs métrages Le rire, Qu’est-ce qu’on fait ici ? et La maison du pêcheur.
Sur les planches, Frédéric s’est illustré dans diverses pièces dont Trip présentée à l’Espace libre, L’Opéra de Quat’Sous à l’Usine C et Menteur présentée dans plusieurs maisons de la culture.

Diplômé de l’École Nationale de théâtre en 1999, Marc Beaupré remporte dès l’année suivante un premier Gémeaux pour le meilleur rôle de soutien dans la série 2 Frères. Depuis, il cumule les rôles, tant au cinéma qu’au théâtre et à la télévision.
Côté petit écran, il est de la distribution de plusieurs séries populaires, comme Madame Lebrun et Le négociateur (où il remporte le prix Gémeaux pour le meilleur rôle de soutien masculin en 2008). Dans les dernières années, il a interprété le très marquant Marc Arcand dans Série noire (qui lui vaut une nomination aux Gémeaux) ainsi que le célèbre Henri Richard dans la série Jean Béliveau, et on a pu le voir interpréter un superbe personnage de composition dans la 5e saison de Ruptures. Récemment, il était de la distribution de plusieurs séries comme Victor Lessard, Le 422, Les Honorables, Alertes et Aller simple. Il faisait aussi partie des deux premières saisons de la websérie L’âge adulte qui a remporté plusieurs prix à travers le monde. On peut présentement voir Marc dans la 4e saison de Plan B.
Au cinéma, il joue dans les longs-métrages :
Gaz bar blues, Le poil de la bête, La run, Lac mystère, Vampire humaniste cherche suicidaire consentant, Bon cop, Bad cop 2, Jusqu’au déclin et Le bruit des moteurs.
Au théâtre, il était, entre autres, de la distribution de Le manifeste de la jeune fille, mise en scène de Olivier Choinière, Le jeu de l’amour et du hasard, m.e.s par Alain Zouvi et Le combat des chefs, m.e.s par René-Richard Cyr.
Marc signe également la mise en scène de plus d’une dizaine de spectacles, dont Caligula_Remix et Hamlet_director’s cut, œuvres pour lesquels il a également fait l’adaptation des textes et plus récemment L’Iliade, libre adaptation d’Homère, présenté au théâtre Denise Pelletier, La Meute de Catherine-Anne Toupin, présenté à La Licorne et Chapitres de la chute de Stefano Massini, au Théâtre de Quat’Sous
Alexandre Landry obtient son diplôme de l’École nationale de théâtre du Canada en 2009. Avant d’embrasser le cinéma, il a travaillé dans le milieu du théâtre. Il a interprété le rôle-titre dans Les Aventures de Lagardère, spectacle joué plus d’une centaine de fois partout sur l’Île de Montréal et en région. Il a joué dans Chambre(s), une création d’Éric Jean au théâtre Quat’Sous, Médée d’Euripide au théâtre Denise-Pelletier, Théâtre extrême à Toronto au Berkeley Theatre et a interprété Tom dans Tom à la ferme au théâtre d’Aujourd’hui, une création de Michel-Marc Bouchard, mise en scène par Claude Poissant.
À la télévision, il interprète Theodore dans Les pays d’en haut. Campé dans le rôle de Francis, il est des trois saisons de la série Blue Moon. Alexandre a également joué dans la série jeunesse Camping de l’ours et incarne Julien dans les deux saisons de Cheval-Serpent. Il est de la distribution de la web série Les bogues de la vie. Il est de de la distribution de la série La faille saison 1-2-3.
Pour son premier rôle au cinéma en 2013, il a interprété Martin un jeune déficient intellectuel dans le film Gabrielle de Louise Archambault. Ce film a été diffusé dans plus d’une vingtaine de pays et Alexandre a remporté des prix d’interprétation à l’international, en autre Le Valois du Meilleur acteur à Angoulême en France et le prix du Meilleur acteur à Gijón en Espagne. En 2014, dans L’Amour au temps de la guerre civile de Rodrigue Jean, il porte le rôle d’Alex un jeune toxicomane qui se bat pour survivre dans le milieu de la prostitution. Il sera également nominé au Gala du Cinéma Québécois pour sa performance et il fera partie du programme Rising Stars au TIFF où le film de Rodrigue Jean sera présenté en grande première.
Enfin, on lui offre le rôle de Vincent dans le film Pays de Chloé Robichaud. Le rôle de Jeff dans le film Canadien-Anglais The Saver. Il joue également dans De père en flic II d’Émile Gaudreault, Le Rire de Martin Laroche et Les barbares de la Malbaie de Vincent Biron. Alexandre est aussi de la distribution du dernier film de Denys Arcand, La chute de l’empire américain.
Diplômé du Conservatoire d’art dramatique de Montréal, Maxime Genois a joué dans Raconter le feu aux forêts, Le vin herbé, Tarfuffe, Fifi Brindacier, Détruire nous allons et Fredy.
En 2018, il a également signé la mise en scène de Nero and the fall of Lehman Brothers. Cette année, il sera à la distribution des pièces La société des poètes disparus et Les amoureux au Théâtre Denise Pelletier.
En 2016, il co-scénarise avec Nicolas Dionne-Simard et réalise le court-métrage Le clown qui a remporté de Prix du Jury au Festival des Films du Monde de Montréal. Il a joué dans plusieurs court-métrages dont Pui pui, Jojo, Tucson, Silence, District 3, Tadoussac, Petit Poulet, Bateau chinois, Virga et La Mue. En 2018, il a tourné dans Matthias et Maxime (Xavier Dolan) et Le bruits des moteurs (Philippe Grégoire) Il est également de la distribution du film Les barbares de la Malbaie (Vincent Biron) et Souterrain (Sophie Dupuis).
À la télévision, il est de la distribution de O’, Jean Béliveau, Hubert et Fanny, Demain des hommes, Bête noire, Manuel de la vie sauvage, Pour toujours plus un jour, C’est comme ça que je t’aime saison 2 et Virage – Double faute.
Il a également participé aux web séries Cœur d’or, Georges est mort et Hypno.
Noubi Ndiaye a fait ses premiers pas artistiques dès son plus jeune âge au Sénégal, puis s’est enrichi en développant plusieurs projets en France.
Il a déposé ses valises à Montréal en 2016 pour offrir une musique afro-acoustique très contemporaine, qui s’affranchit des frontières culturelles et musicales et dans laquelle s’entremêlent différentes influences comme le folk, pop, reggae, funk et jazz. L’alliance particulière des instruments et de sa voix est l’essence
de son identité. D’un style socialement engagé, assis sur son cajón et guitare à la main, il puise ses inspirations dans le quotidien de l’Afrique de l’Ouest pour nous embarquer dans les rues du vieux continent avec un charisme singulier, remarquable aussi en comédie.
de son identité. D’un style socialement engagé, assis sur son cajón et guitare à la main, il puise ses inspirations dans le quotidien de l’Afrique de l’Ouest pour nous embarquer dans les rues du vieux continent avec un charisme singulier, remarquable aussi en comédie.
Noubi joue au théâtre dans J’irai migrer chez vous du collectif Les Passeurs de voix et dans Après le silence du Théâtre de l’intime.
MA NOTE : 3/5
Crédits photos et vidéo : Vues du Québec Distribution
AU CINÉMA LE 5 AOUT 2026 JOUR DE CHASSE Titre original : Hunting Daze Réalisé par Annick Blanc Scénario : Annick Blanc Avec : Nahéma ...























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