Lancement du centenaire du chef-d'œuvre de Fritz Lang, tourné en 1926 et sorti en 1927, avec une nouvelle partition inédite composée et dirigée par Don Davis, le compositeur de Matrix : La Symphonie du centenaire.
C'est
l'un des films les plus importants de l'histoire du cinéma, et le plus
cher de l'époque muette, tourné à Berlin en 1925 et 1926, dans une
société divisée et dans l'instabilité de la République de Weimar.
Une ambition démesurée, une modernité fracassante, une onde de choc dont l'influence est encore immense aujourd'hui : Metropolis est un film hors norme, apogée de l'expressionnisme allemand et père du cinéma de science-fiction.
Le festival Lumière et l'Auditorium - Orchestre national de Lyon, avec l'Europäische FilmPhilharmonie et Don Davis, lancent la célébration des 100ans de ce chef-d'œuvre avec un ciné-concert événement et une nouvelle partition inédite.
AVANT-PREMIÈRE MONDIALE
Jeudi 15 octobre à 20h à l'Auditorium de Lyon
Avec l'Orchestre national de Lyon dirigé par Don Davis (compositeur de la trilogie Matrix)
Une production de l'Europäische FilmPhilarmonie et Don Davis. Remerciements à Friedrich Wilhelm Murnau Foundation.
Lancement du centenaire du chef-d'œuvre de Fritz Lang, tourné en 1926 et sorti en 1927, avec une nouvelle partition inédite composée e...
Avec : José Ramón Soroiz, Nagore Aranburu, Kandido Uranga, Zorion Egileor, Kepa Errasti
Distribué par Epicentre Films
Genre : Drame
Origine : Espagne
Durée : 1 h 55
Sortie en salle le 24 juin 2026
Synopsis :
Sous le soleil brûlant de Maspalomas, aux îles Canaries, Vicente
savoure depuis vingt-cinq ans une retraite insouciante. Mais un accident
l’arrache à son paradis.
Rapatrié à Donostia, il est placé par sa fille dans une maison de repos où le temps semble figé et où ressurgissent les fantômes du passé.
À nouveau contraint de masquer son identité, une seule idée l’obsède : s’évader… et retrouver la liberté de Maspalomas.
Durant les 15 premières minutes ont peut être surpris et parfois même être mal à l'aise par certaines scènes qui sont assez crues.
Vincente, un homme de plus de 70 ans vit à Maspalomas une retraite heureuse comme il la souhaitait jusqu'au jour où un incident va venir contrarier son quotidien et il va se retrouver à Donostia, au Pays Basque, parmi d'autres personnes de son âge, et surtout amoindri.
Il va devoir affronter son passé qui va lui rappeler sa famille qu'il ne voyait plus, mais aussi son futur car un long travail l'attend pour redevenir celui qu'il était.
Placé dans un lieu qu'il ne désire pas, qui ne correspond en rien à ce qu'il vivait sous le soleil de Maspalomas, d'abord renfrogné et ne voulant se mêler aux autres il va s'ouvrir peu à peu et faire une quête intérieure sur lui-même mais aussi sur d'autres gens qui l'entourent.
Après avoir vécu sur une île de fête, de liberté sexuelle, Vincente se retrouve dans un lieu fermé, entouré de gens de son âge qui n'ont rien à voir avec sa manière de penser et des idées qui l'animent.
Vincente a fait des choix plus jeune, mais malgré l'évolution du pays, il n'ose avouer qui il est ainsi que que son identité sexuelle de peur d'être rejeté par les gens qui sont également dans cette résidence pour personnes âgées.
Il va retrouver sa fille avec qui il avait rompu tous liens depuis 25 ans et découvrir qui elle est et qu'en fait il aurait dû essayer de s'ouvrir à elle avant. Pourtant entre eux, il faudra du temps. Parfois il y a des silences, des regards mais un amour naissant va s'établir au fur et à mesure, comme devrait l'être celui d'un père et de sa fille.
Les réalisateurs ont fait le choix de parler basque dans certaines scènes de ce long métrage, pour faire honneur à leurs origines.
De plus, au fur et à mesure que le film avance, on voit poindre la maladie du Covid qui va bouleverser le monde entier.
On peut noter l'excellente prestation de José Ramón Soroiz qui ose se fondre dans un personnage pas aisé et qui n'hésite pas à se dévêtir pour les besoins du film. A ses côtés Kandido Uranga est aussi incroyable.
Ce long métrage aborde l'introspection à laquelle va se livrer Vincente, et montre également les problèmes dus à cacher un secret lorsque l'Espagne n'était pas aussi libre qu'elle l'était.
A l'époque où le protagoniste évolue il pourrait se libérer du poids qui le pèse vis à vis de certaines personnes, mais il a été éduqué d'une manière qui l'empêche de se livrer totalement.
Cet incident de santé qui l'aura emmené dans un autre lieu, lui sera bénéfique afin d'évoluer dans sa tête et d'aller vers une auto-acceptation afin de vivre comme il l'entend.
Pour en savoir plus :
A propos des réalisateurs
Aitor Arregi et José Mari Goenaga sont deux réalisateurs-scénaristes basques qui travaillent ensemble depuis 2001, année où ils fondent avec trois autres associés, dont Jon Garaño, la société de production Moriarti Produkzioak.
En 2007, ils écrivent et réalisent ensemble le documentaire Lucio, leur première collaboration portée à l’écran. En 2013, ils co-scénarisent Loreak, film réalisé par Goenaga et Garaño, sélectionné au Festival de San Sebastián, nominé aux Goyas du meilleur film, du meilleur scénario original et représentant de l’Espagne à la course aux Oscars.
En 2017, Handia, écrit et réalisé par Arregi et Garaño, est une consécration : prix spécial du Jury à San Sebastián, lauréat de 10 Goyas.
Une vie secrète est le premier film qu’Arregi, Garaño et Goenaga réalisent en trio et reçoit en 2019 la Coquille d’argent de la meilleure réalisation et le prix du jury pour le meilleur scénario à San Sebastián.
Arregi et Goenaga collaborent de nouveau ensemble sur Maspalomas, leur prochain film sortant le 24 juin 2026 dans les salles françaises.
Festivals et prix :
Goya du meilleur acteur 2026 (Espagne) – José Ramón Soroiz
9 nominations aux Goyas dont meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur scénario
Festival de San Sebastián 2025 – Coquille d’argent de la meilleure interprétation principale : José Ramón Soroiz
Festival 2 Valenciennes 2025 – Prix de la critique / Prix du jury
Les Arcs Film Festival – Prix Cineuropa Andrea D’Aquino 2025
Festival Cinehorizontes Marseille 2025 – Prix du scénario
Festival Face à Face 2025 (Saint Etienne) – Prix Coup de Coeur du jury
Festival Des Images aux Mots 2026 (Toulouse) – Prix du Public/ Mention spéciale
Festival Écrans Mixtes 2026 (Lyon) – Grand Prix & Prix Jeunes Pass Culture
Festival du Cinéma Espagnol de Nantes 2026 – Prix d’interprétation pour José Ramón Soroiz et Prix du Jury Jeune
Festival International du Film de Sonoma 2026 – Grand Prix du Jury
Sélectionné à :
Festival Rainbow Screen 2025 (Montpellier)
Festival Cinespana 2025 (Toulouse)
Rencontres des Cinémas d’Europe 2025 (Aubenas)
Festival Regard(s) 2025 (Rennes)
Festival International de Film Politique 2026 (Carcassonne) – Hors Compétition
Festival Chéries Chéris 2025 (Paris)
Festival Désirs Désirs 2026 (Tours)
Festival du Film de Cabourg 2026 – Panorama
Festival CinéPride 2026 (Nantes)
MA NOTE : 3.6/5
Crédit photos et vidéo : Epicentre Films - Moriarti
DISPONIBLE EN DVD LE 6 OCTOBRE 2026 CHEZ EPICENTRE FILMS Bonus : Entretien avec les réalisateurs MASPALOMAS Ré...
Avec : Talha Akdogan, Barry Keoghan, Riley Keough, Harry Melling, Jaliyah Richards
Distribué par Le Pacte
Genre : Drame
Origine : France, Etats-Unis
Durée : 1 h 37
Synopsis :
Dans le New Jersey, un adolescent de 16 ans surnommé « Pyteh » partage son temps entre les tapis de lutte et le petit restaurant tcherkesse de sa famille, au bord de la faillite.
Mais une décision impulsive de son père, éternel opportuniste, vient bouleverser sa trajectoire — façonnant peu à peu un récit de fierté, d’héritage et de masculinité.
Ma critique :
Azik est un homme qui travaille comme cuisinier dans son propre restaurant tcherkesse mais situé dans le New Jersey où il réalise les meilleurs galettes de pain et fromage traditionnelles, ainsi qu'une passion pour la confiture et notamment celle de papillons.
Il travaille avec sa soeur Zalya enceinte. Il a un fils adolescent - Pyteh - qui pratique assidûment la lutte et est d'ailleurs champion dans ce sport. Il a un très bon ami Marat qui paraît très perturbé et qui est souvent chez lui.
On suit donc leur quotidien et notamment celui de Pyteh. Celui-ci participe à des combats et fait la rencontre de Alika qui vient d'Afrique et qui pratique également la lutte. Ayant un bon fond, il tente de l'aider dans les moments difficiles qu'elle peut avoir et elle aussi va faire de même lorsque Pyteh va voir son monde s'effondrer.
On peut être surpris par le peu de différence d'âge, du moins à l'écran entre Pytheh et son père car j'avoue qu'au début j'ai cru qu'ils étaient frères....
Lorsque le sujet et les personnages sont bien assimilés on voit que Azik est loin de se comporter comme devrait le faire un père et n'a pas une manière traditionnelle d'élever son fils. Pytheh est presque plus mature qu'Azik.
Le réalisateur aborde largement l'intégration d'étrangers aux Etats-Unis même si pyteh est né dans ce pays. On s'aperçoit qu'Azik a peu d'ambition et lorsque des opportunités s'ouvrent à lui il ne sait pas les saisir préférant rester dans son petit confort et dans son restaurant.
Son fils voit plus grand et si plus jeune il a idéalisé son père, en grandissant, bien que le respectant, il le trouve moins héroïque que ce qu'il pensait.
Ce long métrage va devenir plus brutal après un fait qui va perturber la vie de Pyteh qui va chercher à se venger puis comprendre qu'il doit avancer et aller de l'avant pour réussir dans la vie. Il doit se façonner sa propre carapace, avoir des buts et va tout faire pour les atteindre. Même s'il n'a plus l'épaule qui lui tenait à cœur, il va d'adolescent devenir adulte.
Présenté au Festival de Cannes 2026, le film vaut beaucoup par l'interprétation de Barry Keoghan et Harry Melling mais aussi par celle de Talha Akdogan qui trouve là son premier grand rôle qui irradie ce long métrage.
Avec une manière de filmer propre à lui, Kantemir Balagov nous propose une œuvre singulière mais intéressante à visionner.
Pour en savoir plus :
A propos du réalisateur
Kantemir Balagov est un réalisateur, scénariste et directeur de la photographie russe. Né à Naltchik, capitale de la république de Kabardino-Balkarie, il intègre le département cinéma de l’Université d’État de Kabardino-Balkarie – Studio Alexander Sokourov, où il réalise trois courts-métrages en 2014.
En 2017, il signe son premier long-métrage, Tesnota – Une vie à l’étroit, qui remporte le prix FIPRESCI dans la catégorie Un Certain Regard au Festival de Cannes.
Son deuxième film, Une grande fille, drame historique situé dans le Leningrad de l’après-guerre, s’attache à deux femmes qui tentent de retrouver leurs marques dans un monde désormais en paix. Présenté au Festival de Cannes 2019, le film reçoit le prix de la mise en scène et le prix FIPRESCI dans la catégorie Un Certain Regard. Il a également été présélectionné pour l’Oscar du meilleur film international lors de la 92e cérémonie des Oscars.
Butterfly Jam, avec Barry Keoghan, Riley Keough et Harry Melling, est son premier long-métrage en langue anglaise. Le film a fait l’ouverture de la Quinzaine des Cinéastes en 2026.
A propos des interprètes
Nommé aux Oscars, aux Golden Globes, aux Screen Actors Guild Awards et lauréat d’un BAFTA Award, Barry Keoghan a travaillé avec les plus grands auteurs du cinéma contemporain.
Il tourne actuellement dans les films consacrés aux Beatles produits par Sony, dans lesquels il incarne Ringo Starr, aux côtés de Paul Mescal (Paul McCartney), Joseph Quinn (George Harrison) et Harris Dickinson (John Lennon). Réalisé par Sam Mendes, le projet se compose de quatre longs-métrages distincts racontant chacun le point de vue d’un membre du groupe, avec une sortie prévue en avril 2028.
Il vient de terminer le tournage de Lemonade, réalisé par Kim Bartley, qui explore les conséquences de l’addiction à l’héroïne au sein d’une famille.
Il a récemment tenu l’un des rôles principaux de Peaky Blinders : l’immortel, produit par Netflix, aux côtés de Cillian Murphy et Rebecca Ferguson. Réalisé par Tom Harper, le film prolonge la saga criminelle à succès multirécompensée. Il apparaît également dans le thriller Crime 101 de Bart Layton, aux côtés de Chris Hemsworth, Halle Berry et Mark Ruffalo.
Il est à l’affiche de Saltburn d’Emerald Fennell, aux côtés de Jacob Elordi, Rosamund Pike et Richard E. Grant. Pour ce rôle, il a reçu une nomination au Golden Globe du meilleur acteur en 2024 et une nomination au BAFTA Award du meilleur acteur dans un rôle principal.
En 2023, il remporte le BAFTA Award du meilleur acteur dans un second rôle pour Les Banshees d’Inisherin de Martin McDonagh, aux côtés de Colin Farrell et Brendan Gleeson.
Il a également été nommé aux Oscars, Golden Globes, Screen Actors Guild Awards, Critics’ Choice Awards et Irish Film and Television Awards pour sa prestation.
On l’a encore vu dans Hurry Up Tomorrow de Trey Edward Schults, Bird d’Andrea Arnold, Le Clan des bêtes de Christopher Andrews, The Batman de Matt Reeves, Les Éternels de Chloé Zhao, The Green Knight de David Lowery, L’Ombre de la violence de Nick Rowland, American Animals, Mise à mort du cerf sacré de Yorgos Lanthimos, Dunkerque de Christopher Nolan, Black ’47, Light Thereafter de Konstantin Bojanov, Mammal de Rebecca Daly, À ceux qui nous ont offensés d’Adam Smith, Traders de Peter Murphy et ’71 de Yann Demanges.
Côté télévision, il se produit notamment dans Masters of the Air pour Apple TV+, produit par Steven Spielberg, Chernobyl de Craig Mazin, et dans la troisième et dernière saison de Top Boy.
Acteur britannique de cinéma et de théâtre, Harry Melling est l’un des artistes les plus remarqués de sa génération.
Il est actuellement à l’affiche de Pillion, premier long-métrage réalisé par Harry Lighton, présenté au Festival de Cannes et salué par la critique. Le film a décroché six nominations aux BAFTA Awards, notamment dans la catégorie meilleur film britannique, et valu à Melling une nomination au BAFTA du meilleur acteur. Le film remporte également le prix du meilleur film indépendant britannique aux BIFA Awards, où Melling est nommé dans la catégorie meilleur acteur. Il reçoit par ailleurs le prix de la révélation au Newport Beach Film Festival UK & Ireland Honors 2026, et figure dans le classement des 25 meilleures prestations de l’année 2025 du Hollywood Reporter.
On le retrouvera dans Stuffed, un drame musical avec Jodie Comer.
Il a récemment tenu l’un des rôles principaux de The Pale Blue Eye de Scott Cooper pour Netflix, où il incarne Edgar Allan Poe dans une enquête gothique située à West Point en 1830, aux côtés de Christian Bale. Il s’illustre également dans la série Netflix Le Jeu de la dame aux côtés d’Anya Taylor-Joy.
Au cinéma, on l’a vu dans The Tragedy of Macbeth de Joel Coen, aux côtés de Denzel Washington et Frances McDormand, La Ballade de Buster Scruggs des frères Coen, The Old Guard de Gina Prince-Bythewood avec Charlize Theron, Le Diable, tout le temps avec Tom Holland et Robert Pattinson, et Please Baby Please avec Andrea Riseborough et Demi Moore.
Sur scène, il se distingue dans Le Roi Lear aux côtés de Glenda Jackson au Old Vic, Mère Courage et ses enfants au National Theatre et Hand to God dans le West End. Il est également auteur et interprète de la pièce Peddling, ensuite jouée Off-Broadway et saluée comme par le New York Times.
Harry Melling est diplômé de la London Academy of Music and Dramatic Art et vit à Londres.
MA NOTE : 3.6/5
Crédits photos et vidéo : Copyright Why Not Productions - Le Pacte
AU CINÉMA LE 7 OCTOBRE 2026 BUTTERFLY JAM Réalisé par Kantemir Balagov Scénario : Kantemir Balagov et Marina Step...
C’est les vacances ! Elizabeth, 9 ans, rentre chez ses parents qui vivent dans la forêt tropicale. Alors qu’elle espérait passer ses vacances à lire dans un hamac, elle doit garder son petit frère Léo et le voilà qui disparaît… Quand elle comprend qu’il a été emporté dans une pirogue, elle n’a plus le choix : il faut immédiatement partir à sa recherche. Tant pis pour la lecture, cet été, c’est l’aventure !
Ma critique :
L'école est finie, ce sont les vacances mais Elisabeth n'est pas forcément ravie de rentrer chez elle. En effet, elle aimerait profiter de ses copines qui vivent en ville mais sa mère, qui pilote un avion, revient la chercher pour l'emmener dans la jungle où ils habitent.
Cette dernière fait un peu la tête et ne comprend pas qu'elle ne soit pas comme les autres petites filles, d'ailleurs ce n'est plus une petite fille car elle a près de 10 ans et s'ennuie là où ses parents se sont établis même s'il y a son petit frère Léo.
Un fait va faire que ses parents vont devoir s'absenter et le temps d'une journée retourner en ville et Léo sur qui elle doit veiller va s'échapper et il va lui falloir le retrouver.
A partir de ce moment-là, Elisabeth et Léo vont vivre des aventures parfois dangereuses et faire des rencontres imprévues.
Parfait pour distraire les enfants, ce film d'animation malgré les péripéties d'Elisabeth, Léo et Peluchon seront enchantés par l'histoire mais aussi de découvrir la jungle, différents animaux et avec des couleurs vives et chatoyantes ils suivront avec intérêt ce long métrage d'une durée qui ne va pas les lasser.
Peluchon est un animal créé pour le film mais adorable et on aimerait l'avoir en peluche.
Cette œuvre aborde différents thèmes comme les rapports entre enfants et parents qui peuvent parfois diverger mais qui à un moment donné vont devoir s'entendre et voir que tout n'est pas faux dans ce qu'on leur dit de part et d'autre.
L'intrigue montre qu'il y a des bons, des méchants et qu'il faut faire attention au danger mais tout de même avoir un certain courage. Le film aborde aussi la nature qu'il faut respecter ainsi que les animaux qu'il faut protéger.
Les dessins ont été bien conçus et le fait de se retrouver dans la jungle vénézuélienne même dans un film d'animation est fort agréable. Tourné en 2D, le graphisme est réussi.
On va voir que les liens familiaux sont, si on s'en donne la peine, indestructibles et qu'il faut parfois écouter ses parents et lorsque l'on sait que cette histoire est inspirée d'une famille qui a vécu dans la jungle elle est d'autant plus appréciable.
Pour en savoir plus :
A propos du réalisateur
Edmunds Jansons, né en 1972 en Lettonie est un animateur, réalisateur, illustrateur de livres pour enfants, et fondateur du studio de films d'animation Atom Art.
Il a étudié à l'Académie de la culture de Lettonie. Il est titulaire d'un master de l'Académie des Arts d'Estonie et a soutenu sa thèse de doctorat à l'Académie des Arts de Lettonie.
A propos des personnages
Elisabeth
Appelée Zaza, 9 ans, rationnelle, énergique et curieuse, elle préfère les livres, la vie en ville avec ses copines plutôt que la vie dans la jungle. Elle s’armera de courage pour partir à la recherche de son frère et confirmera son sens des responsabilités, l’importance de la famille et découvrira les joies de vivre en pleine nature
Léo
Le petit frère de 4 ans, joyeux et plein d’énergie, il aime explorer tout ce qui l’entoure. Né dans la jungle, il est courageux, confiant et toujours prêt pour l’aventure. Sa disparition sera à l’origine des péripéties du film.
Peluchon
Animal mythique et endémique de la montagne Tepui. Il vit en communauté dans un endroit reculé de la jungle vénézuélienne. Des braconniers sont à sa recherche
La jungle
Chatoyante, luxuriante et joyeuse, elle rappelle les illustrations colorées des toiles du Douanier Rousseau
Alexandre
Père rêveur, explorateur idéaliste et passionné. Il aime sa famille et est aimé du peuple Pémòn.
Vilma
Maman courageuse, forte, dynamique, aventureuse et joyeuse, elle pilote son propre avion
Les illustrations
Elīna Brasliņa est une illustratrice, artiste et traductrice lettone. Elle a étudié la gravure à l’Académie des Beaux-Arts de Lettonie, où elle s’est passionnée pour l’illustration. Elle a travaillé sur plus de trente ouvrages, principalement des livres pour enfants d’auteurs lettons, et son travail a été récompensé par de nombreux prix. Les livres illustrés par Elīna ont été publiés dans une soixantaine de pays et traduits dans plus de quarante langues. « Dessinons une histoire ! » est le premier album qu’elle a écrit et illustré. Elīna est également designer au sein du studio d’animation letton Atom Art et a été la directrice artistique de deux longs métrages d’animation. Elle crée des œuvres féministes pendant son temps libre. Chaque soir, Elīna et sa fille Grēta inventent au moins une longue histoire, qui se prolonge souvent bien après l’heure du coucher.
Les voix françaises
Elizabeth : Nina Ringelheim
Le père : Emmanuel D’Ell Erba
La mère : Marcha Van Boven
Gustavo : Jean-Michel Vovk
Nev : Berat Cevik
Léo : Marie Braam
MA NOTE : 3.7/5
Crédits photos et vidéo : Gebeka Films
AU CINÉMA LE 7 OCTOBRE 2026 JOYEUSE JUNGLE ! Titre original : Laimīgie Réalisé par Edmunds Jansons Scénario : Lote Eglīte, Līga Gai...
Lors de son ultime concert à Paris, un chef d’orchestre de renom est confronté à un admirateur insistant. Sous ses apparences de « Monsieur tout le monde », le « Fan » s’infiltre dans l’Opéra, perturbe la soirée et force un face à face inattendu avec le chef d’orchestre. Surgit alors un passé commun enfoui, où la musique devient le révélateur d’une vérité bouleversante. Une nuit de tension et de vérité où la mémoire, la culpabilité et la justice s’affrontent en sourdine.
Ma critique :
Ce face à face mettant en scène deux hommes dans un lieu qu'est le théâtre, m'a emballé. En effet, on pourrait croire que tout les oppose et pourtant quelque chose les relie.
Inspiré de l’œuvre de Didier Caron, le réalisateur nous offre un thriller psychologique.
Alexandre Miller, interprété par Benoît Poelvoorde, chef d'orchestre mondialement connu, après avoir officié au Théâtre Favart, plus connu sous le nom de l'Opéra Comique de Paris, va monter sur scène pour son dernier concert puisqu'il a reçu une proposition en Allemagne et plus précisément à Berlin pour diriger un orchestre, et va partir s'installer là-bas avec sa famille.
On comprend rapidement que quelque chose le lie à ce pays mais quoi ?
A l'issue du concert Nathan Dinkel, joué par Kad Merad, que l'on croit être un fan absolu du maître, vient d'abord lui demander un autographe, puis une photo en s'infiltrant dans sa loge, et devient de plus en plus envahissant et pressant jusqu'à tenter de lui remémorer certains faits et va lui dévoiler pourquoi réellement il est là.
Tourné en huis-clos, même s'il y a quelques personnages extérieurs avant, pendant et juste après le concert, les deux interprètes principaux sont Kad Merad et Benoît Poelvoordre qui se livrent un combat verbal et qui sont magistraux.
Même si on a pu les voir dans d'autres registres, ils font une performance d'acteurs éblouissante et on apprécie de les voir se donner la réplique. Leur prestation est grave, profonde et sans doute n'ont-ils jamais été aussi bons.
Le suspens est là bien présent, même si on a une idée du pourquoi du comment, on attend avec impatience d'en savoir plus et où le réalisateur va nous mener ainsi que les comédiens qu'il dirige de main de maître.
Une histoire poignante, qui se déroule en 1990, année de la chute du mur de Berlin. Si Nathan Denkel est au départ jovial, avec une bonhomie qui fait qu'il ne paraît pas bien méchant, on comprend par la suite sa démarche mais jusqu'où va t'il aller et au fur et à mesure il devient un personnage très inquiétant ?
Quant à Alexandre Miller, très imbu de lui-même, il supporte cette incrustation jusqu'à un certain point et on le sent sur les nerfs. Il est assez rabaissant vis à vis de Nathan mais va devoir se radoucir. Petit à petit, il se demande ce que lui veut cet homme.
Fait-il semblant de ne pas comprendre, peut-être n'y a t'il rien à comprendre. Qui ment, qui a raison. Un jeu du chat et de la souris s'engage et jusqu’où ce duel ira t'il ?
Ce long métrage va à l'essentiel, pas de superflu, une histoire qui pourrait paraître banale et presque amusante par l'insistance de Kad Merad vis à vis de Benoit Poelvoorde mais qui devient rapidement austère par la situation.
Il y a aura des moments de flashbacks joués par d'autres comédiens afin de remettre bien remettre le récit dans le contexte. Bien qu'écrit par Didier Caron, par moments on retrouve l'atmosphère de Stefan Zweig qui savait aussi maintenir une atmosphère pesante.
La musique est bien évidemment essentielle, et en plus du concert, on va avec les deux artistes entendre certaines œuvres et les voir au violon, au piano. On va entendre du Chopin, du Mozart, du Beethoven et même si on n'est pas forcément attiré par ce style, le choix musical se marie parfaitement à l'ambiance du film.
Dans un cadre, même s'il est beau, mais dépourvu de public, il devient austère dans certaines plans, surtout dans les coulisses, et la tension va crescendo.
Quant à l'histoire, même si dès le début je me suis doutée que la guerre de 40 était en toile de fond, l'intrigue est bien menée et le suspens règne jusqu'à la fin.
Pour ma part, un film abouti qui tient toutes ses promesses. Le réalisateur joue comme un maestro et manie les notes avec virtuosité pour atteindre celle finale qui sonnera le glas pour l'un des deux.
Pour en savoir plus :
A propos du réalisateur
Alexandre Arcady est un réalisateur français qui a fait le choix de tourner lorsqu'une histoire l'intéresse réellement mais qui livre souvent des films liés à un fait divers ou un moment de son passé. Il rend souvent hommage et c'est le cas ici aussi.
Après plus de 50 ans de carrière et plus de 20 longs métrages proposés il a reçu le prix d'honneur Henri Langlois aux Rencontres du patrimoine en 2014, et il a remporté un prix avec Ce que le jour doit à la nuit au Festival du film du Croisic en 2012.
Dans sa filmographie on trouve :
LE PETIT BLOND DE LA CASBAH (2023) 24 JOURS (2014) CE QUE LE JOUR DOIT À LA NUIT (2011) COMME LES CINQ DOIGTS DE LA MAIN (2010) TU PEUX GARDER UN SECRET ? (2007) MARIAGE MIXTE (2004) ENTRE CHIENS ET LOUPS (2002) LÀ-BAS... MON PAYS (1999) K (1997) DIS-MOI OUI (1995) LE GRAND PARDON II (1992) POUR SACHA (1991) L’UNION SACRÉE (1989) DERNIER ÉTÉ À TANGER (1987) HOLD-UP (1985) LE GRAND CARNAVAL (1983) LE GRAND PARDON (1982) LE COUP DE SIROCCO (1979
MA NOTE : 3.9/5
Crédits photos et vidéo : Jean-Philippe Baltel - Maverick Films