Critique film Abel réalisé par Elzat Eskendir
AU CINEMA LE 14 JANVIER 2026
ABEL
Réalisé par ELZAT ESKENDIR
Avec : ERLAN TOLEUTAI, NURZHAN BEKSULTANOVA, KAISAR DEPUTAT et INZHU ABDIBEK
Distribué par Damned Distribution
Genre : Drame
Origine : Kazakhstan
Durée : 2 h
Synopsis :
Dans le tumulte post-soviétique du Kazakhstan en 1993, les fermes
collectives sont démantelées et les propriétés sur le point d'être
privatisées. Les dirigeants locaux ont depuis longtemps outrepassé leurs
pouvoirs officiels, se partageant les ressources comme ils l’entendent.
Abel, éleveur local, voudrait simplement sa part, mais la situation est
plus complexe qu’il ne l’imaginait. Doit-il jouer le jeu de la
corruption ou défendre ce qui lui paraît juste ?
Ma critique :
Un film issu du Kazakhstan est peu commun sur les écrans français. Avec Abel on découvre un long métrage qui nous mène dans les campagnes de ce pays. Politique il l'est.
Dans les années 90, Abel est un paysan qui élève des moutons et qui les garde avec ses enfants, petits-enfants et sa femme qui gère plus le quotidien.
Auparavant les fermes étaient collectives mais deviennent privées et Abel voit son troupeau fondre comme neige au soleil. Il comprend que s'il accepte la loi du plus fort tout ira bien pour lui mais s'il ne cède pas aux volontés des nouveaux dirigeants il va se retrouver sans rien et même à la rue.
Abel ne possède déjà pas grand chose mais ses moutons il y tient car ils représentent toute sa richesse. Un de ses fils parti à la ville lui rend visite pour lui demander de l'argent ou du moins un mouton. On sent que ce dernier trempe dans des histoires pas forcément saines. Abel en ayant assez de lui céder lui répond par la négative. D'autres ennuis viennent s'ajouter avec ce dirigeant capitaliste qui pense plus à son intérêt qu'au bien être de ces gens qui n'ont déjà pas grand chose.
Ce long métrage va se dérouler essentiellement dans la maison, ou autour de celle-ci ainsi que sur quelques terrains avoisinants. Perdue au milieu de nulle part, cette habitation est très chiche. La femme doit cuisiner, laver dehors et l'intérieur sert à se chauffer, manger et dormir.
Ils sont dénués de tout confort et seuls leurs animaux leur rapportent quelque chose. Malgré cela des personnes bien placées au pouvoir, enfin à leur échelle, se croient supérieures, sont avides de pouvoir et assoiffées d'argent jusqu'à voler ces pauvres paysans qui n'ont déjà rien et qui sont sans défense, les laissent sur la touche et surtout sans rien, il ne leur reste qu'à subir.
La caméra du réalisateur filme au plus près ces personnages attachants et ce désert qui entoure ce lieu, paraît immense. Seul le va et vient de voitures qui viennent de la ville et qui dégagent de la poussière et viennent troubler ce silence semblent apporter un peu de vie à cet endroit perdu.
On s'aperçoit, une fois de plus, que le monde a toujours été dominé par des dirigeants sans scrupules qui
désirent à la fois dominer le monde, et surtout les plus faibles, et aiment l'argent et le pouvoir. Rien ne change et on peut se demander quand cela cessera-t’il ?
MA NOTE : 3.7/5
FESTIVAL DE VESOUL 2025
Grand Prix du Jury présidé par Jia Zhangke
Crédits photos et vidéo : Damned Distribution





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