Mode, Kristina Fidelskaya collection prêt à porter printemps-été 2019

C'est à l'Hôtel National des Invalides, il y a 6 mois que j'ai découvert pour la première fois Kristina Fidelskaya, j'ai d'ailleurs présenté celle-ci (ici) et cette fois ci c'était au garage Lübeck que celle-ci proposait, lors d'un défilé, sa collection prêt à porter printemps-été 2019.
Dans un style tout à fait différente de l'autre fois, des tailles hautes, des rayures, des chaussures plates, du plissé, des coupes oversides, etc...

L’attitude est identité. Dans un monde qui étouffe dans le matériel, le luxe ne réside plus dans ces déclarations maximalistes et gestes ostentatoires hors de prix, mais dans des marques d’attention et preuves d’amour données sans contrepartie. La maîtrise de soi devient alors le seul curseur qui permette de mesurer la vraie valeur des choses.



La collection Été 2019 de Kristina Fidelskaya sublime la définition d’un style pour devenir affirmation de ce qui est vrai. Les atours démodés d’une certaine idée du luxe ne sont plus. Des détails subtils comme un liseré apparent transformé en bords “jour de Venise”, des tissus si beaux qu’ils s’affranchissent de toute nécessité de doublure, la main noble des étoffes mêmes les plus légères font l’émerveillement des happy few qui ont appris à apprécier le Savoir-faire. Voilà à nouveau l’affirmation que notre valeur ne se trouve pas dans l’accumulation matérielle, mais bien dans l’empreinte que l’on laisse sur le monde.



Inspirée du Nouveau Réalisme, cette ode à la “singularité collective” s’exprime par l’exploration des formes, des volumes et des finitions dont le seul point commun est leur différence. Dans une démarche qui rappelle celle de l’artiste Raymond Hains, les embellissements sont abandonnés pour révéler une nature nuancée et multidimensionnelle qui fait ressortir toute l’essence du vêtement – le contraire du minimalisme. Une palette estivale d’écrus rosés, de blancs crémeux ou de noirs profonds évoque la légèreté, l’air. Des notes audacieuses de jaune et des touches métalliques se heurtent à dessein et rappellent la toile d’atelier, ce canevas involontaire qui porte la trace de chaque coup de pinceau autant qu’aucun tableau.



À la manière de l’Arte Povera, Kristina Fidelskaya se nourrit de matériaux évoquant le monde naturel mais qui, en dépit de leur simplicité apparente, portent en eux l’essence même du luxe. L’éclat du taffetas technique, le murmure du Gazar de viscose métallique, la simplicité d’une popeline de soie lamée, un motif Vichy représenté de manière littérale ou incorporé dans des dessins créés par l’aiguille et le fil… Tous font état d’un monde moderne dans lequel la mémoire, loin de se perdre, s’enrichit du travail de l’artisan. Les silhouettes habitent l’espace liminal de l’entre-genres, s’inspirant tout autant d’un David Bowie que de la liberté insouciante d’un Deauville en plein Âge d’Or. Si demeure une impression de grunge contemporain, c’est pour mieux exprimer l’infinie liberté qui émerge d’un contexte post-consumériste.

Avec l’Été 2019, Kristina Fidelskaya reste fidèle à une constante : celle d’une féminité perçue à la fois comme une revendication et un art – une identité qui résiste à l’épreuve du temps.

Attitude is identity. In a world choked by material overabundance, luxury is no longer in maximalist declarations that scream the wealth of their owner, but in the small gestures that speak of care, of attention, of love. Self-possession becomes the only currency by which to measure true worth.

Kristina Fidelskaya’s Summer 2019 collection transmutes the definition of a style into a declaration of what makes the everyday real. Gone are the trappings of passé luxury. Subtle details – raw selvage turned into a jour-de-Venise border, fabric so beautiful it removes the need for lining, the substantial hand of even the lightest fabrics – stand out, but only to the precious few who have learned to appreciate fashion’s highest crafts. It is a reminder that we are valued not for any accumulation of material goods but for the imprint we leave on the world.



Finding inspiration in the New Realism movement, it is an ode to “collective singularity,” an exploration of shapes, volumes and finishes defined not by a common thread but by the very differences that set them apart from each other. In the manner of Raymond Hains, garments are shorn of embellishments to reveal a layered, textured meaning, and to bring out a bold essentiality, rather than minimalism. A summer palette of blush nudes, creamy whites or sharp blacks speaks of lightness and air. Bold hues of yellow and metallic touches collide with intent, reminiscent of the artist’s tarpaulin, bearing witness to each brushstroke as much as any artwork.









In the manner of Arte Povera, Kristina Fidelskaya is drawn to materials that evoke the natural world but who, despite their apparent simplicity, carry within them the very essence of luxury. The crispness of techno-taffeta, a whisper of metallic viscose gazar, the simplicity of a laminated silk popeline, a vichy check figured at once literally and in patterns created by drawn thread work, all speak of a modern world in which memory is not erased but enhanced by the work of craftspeople. Silhouettes play with the boundaries between genders, taking cues from David Bowie but also the wild freedom of Deauville in the Gilded Age. If the overarching visual impression is of contemporary grunge, it is to better express the freedom that rises from a post-consumerist setting.







In her Summer collection, Kristina Fidelskaya stays true to the one constant: femininity seen as both statement and art, a quality that remains through time.



Cette jeune femme ose la mode avec un style et une personnalité bien à elle.


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Crédits photos : Kristina Fidelskaya


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