Critique Film Le gâteau du président réalisé par Hasan Hadi
AU CINÉMA LE 4 FÉVRIER 2026
LE GÂTEAU DU PRÉSIDENT
Titre anglais : The President's Cake
Réalisé par Hasan Hadi
Scénario : Hasan Hadi
Avec : Baneen Ahmed Nayyef, Sajad Mohamad Qasem, Waheed Thabet Khreibat, Rahim Alhaj
Distribué par Tandem Films
Genre : Drame
Origine : Irak
Durée : 1 h 45
Synopsis :
Dans l’Irak de Saddam Hussein, Lamia, 9 ans, se voit confier la lourde
tâche de confectionner un gâteau pour célébrer l’anniversaire du
président. Sa quête d’ingrédients, accompagnée de son ami Saeed,
bouleverse son quotidien.
Ma critique :
Il est rare de voir un long métrage qui nous vient d'Irak et celui-ci est fabuleux et bouleversant.
Retournons dans le passé, alors que le dictateur qu'était Saddam Hussein appauvrissait son peuple et ne pensait qu'à sa gloire.
Lamia, jeune Irakienne, qui vit avec sa grand-mère chichement, est désignée par tirage au sort à l'école, du moins peut-on le penser, pour faire un gâteau pour fêter l'anniversaire de Saddam
Hussein. En effet, tous les ans cela est imposé aux enfants et à l'ensemble du
peuple qui se doit de faire la fête.
Elle va être accompagnée dans sa quête, afin de trouver les ingrédients nécessaires à la confection du gâteau, par son ami d'école et voisin Saeed qui lui doit fournir autre chose.
La recette lui a été donnée par sa grand-mère Bibi qui en a la charge. Cette dernière va l'accompagner à la ville. Elles doivent pour cela prendre des barques habitant sur des marais, puis marcher, finir en voiture avec un homme qui ne va pas les laisser sur le bord de la route.
Elle va être accompagnée dans sa quête, afin de trouver les ingrédients nécessaires à la confection du gâteau, par son ami d'école et voisin Saeed qui lui doit fournir autre chose.
La recette lui a été donnée par sa grand-mère Bibi qui en a la charge. Cette dernière va l'accompagner à la ville. Elles doivent pour cela prendre des barques habitant sur des marais, puis marcher, finir en voiture avec un homme qui ne va pas les laisser sur le bord de la route.
On pense qu'elles s'y rendent pour y faire des courses, mais en fait c'est pour placer Lamia dans
une famille. En effet, la grand-mère vieillissant et le niveau de
vie étant plus que médiocre pour le peuple, elle a fait ce choix.
Lamia voyant et comprenant ce qui se trame, va fuguer et errer dans la ville afin de trouver les ingrédients.
Lamia voyant et comprenant ce qui se trame, va fuguer et errer dans la ville afin de trouver les ingrédients.
Elle y
retrouvera par hasard son ami Saeed, et découvrira le monde de la
débrouille pour essayer d'obtenir ce qu'elle veut.
Elle y fera de bonnes
et de mauvaises rencontres durant cette journée pleine de
rebondissements.
Heureusement elle aura la chance de croiser la
route d'une bonne personne, même si parfois d'autres seront mal intentionnées.
L'école est enseignée par des
militaires qui vouent une adoration à Saddam Hussein, et bien évidement
endoctrinent et conditionnent les enfants.
Les familles dans la crainte de
représailles, soit envers eux mêmes ou leur famille se plient aux exigences.
Le réalisateur a largement fait appel à ses souvenirs pour ce premier film, où lui-même avait été désigné pour apporter des fleurs lors de cette journée, car le gâteau n'est pas le seul présent désigné par tirage au sort.
Il
aurait pu tomber dans le mélo, mais malgré des faits qui vont
s'avérer tristes, il y a toujours une sorte de joie intérieure qui émane
de ce long métrage sans doute par le fait que certaines personnes
savent encore se montrer humaines.
Le
scénario est donc simple mais bien façonné, de sorte que l'on vit
l'expérience de Lamia pour satisfaire son professeur. La reconstitution
est bien faîte et Hasan Hadi nous transporte dans les années 1990.
De plus, la lumière surtout de nuit dans les marais est extraordinaire lorsque les habitants se déplacent en barques.
Les
deux jeunes enfants sont plein de fraîcheur. Non professionnels à la
base, ils sont d'une justesse impressionnante. Bien que Saeed soit
formidable, Lamia est indéniablement magistrale dans ce rôle.
Ce film nous fait voir encore une fois la différence entre un peuple soumis et appauvri, et un gouvernement qui a tous les privilèges et qui ne se préoccupe pas du tout des gens et vivent dans l’opulence.
La dictature
est un mot qu'il faudrait bannir du vocabulaire malheureusement, il y a
eu et aura toujours, nous ne le voyons que trop bien encore à notre
époque, des gens pour vouloir diriger et dicter leur loi.
Pour en savoir plus :
A propos du réalisateur
Scénariste et réalisateur irakien, Hasan Hadi a grandi dans le sud de l’Irak pendant la guerre et a travaillé dans le journalisme, la production et en tant que professeur associé de cinéma à l’université de New York.
Il a reçu la bourse Gotham-Marcie Bloom, le Black Family Production Prize et le prix de production de la Fondation Sloan. Boursier du Sundance Lab en 2022, il a reçu le prix Sundance/NHK 2022, la bourse SFFILM Rainin et la bourse du Doha Film Institute pour son premier film, The President’s Cake.
Prix :
Ce long métrage a reçu la CAMÉRA D'OR au 78ème Festival de Cannes.
MA NOTE : 4/5
Crédits photos et vidéo : Tandem Films
AU CINÉMA LE 4 FÉVRIER 2026 LE GÂTEAU DU PRÉSIDENT Titre anglais : The President 's Cake Réalisé par Hasan Hadi Scénario : Has...







