Critique film Paradise réalisé par Jérémy Comte
AU CINÉMA LE 19 AOÛT 2026
PARADISE
Réalisé par Jérémy Comte
Scénario : Jérémy Comte, Will Niava
Avec : Daniel Atsu Hukporti, Joey Boivin Desmeules, Evelyne de la Chenelière, Benjamin Kwaodelali, Joseph Armah Ashitey, Rockinson Diaz-Gonzalez, Emile Prénoveau
Distribué par Tandem Films
Genre : Drame
Origine : Canada, France, Ghana
Durée : 1 h 33
Synopsis :
Au Ghana, Kojo, adolescent marqué par la disparition de son père en mer,
se rapproche des gangs de rue sans parvenir à combler le vide qu’il
ressent. Pendant ce temps, au Québec, Tony, en quête de repères,
s’interroge sur l’homme dont sa mère est amoureuse et qui pourrait être
le père qu’il n’a jamais connu... Entre la lente déchéance de l'un et la
recherche d'identité de l'autre, un lien insoupçonné se tisse, unissant
les destins croisés de ces deux jeunes hommes que tout semble séparer.
Ma critique :
Kojo est un jeune homme qui habite au Ghana, il est élevé seul par son père et au fur et à mesure qu'il grandit il travaille avec ce dernier à la pêche.
Devenu adolescent il commence à avoir de mauvaises fréquentations et lorsque son père disparaît en mer il se laisse embarquer dans un monde où les "brouteurs" s'en prennent via internet à des personnes fragiles moralement. Il change de coiffure, de style d'habillement et cherche un père parti trop tôt.
Parallèlement au Canada, on découvre Tony qui a été élevé par sa mère. Cette dernière est tombée amoureuse d'une personne qu'elle n'a jamais vue. Ce personnage travaille soit disant sur un bateau.
Le film aborde l'adolescence et la recherche de repères et d'un père qui pour l'un est sans doute décédé et pour l'autre qui n'a jamais existé.
Le réalisateur montre également les différentes fraudes qui existent avec l'apparition de la technologie qui permet de se connecter aux 4 coins du monde et de se faire passer pour quelqu'un que l'on n'est pas.
Ces deux jeunes hommes, ces deux destins, issus de deux mondes diamétralement opposés, montrent les différences de culture, de moralité, et qu'ils ne n'auraient jamais dû se rencontrer, mais le destin va en décider autrement.
L'un né dans une famille pauvre au Ghana, veut devenir riche, quitte à faire du mal moralement à d'autres. Il entre dans un gang où il doit respecter les lois.
L'autre Tony habite au Canada, fait partie d'une bande de skateurs, et n'a pas la même vie, les mêmes croyances que Kojo. Pourtant tous les deux ont un point commun ils sont à la recherche d'une figure paternelle.
De plus, le réalisateur a fait le choix de nous emmener dans deux pays différents.
Au Ghana nous sommes en Afrique, dans une contrée chaude, où la mer est proche et où les gens vivent de la pêche, du commerce, ou comme Kojo d'arnaques.
Quant au Canada, l'action se situe en Automne, où les feuilles tombent, où la luminosité est moindre et où la plupart des gens ont une situation correcte.
La musique et le son sont essentiels également. Au Ghana nous sommes dans des lieux bruyants, alors qu'au Canada tout est plus tamisé.
Jérémy Compte mêle également les rêves fait par Kojo, à la réalité. On ne comprend réellement qu'à la fin où il voulait nous mener.
Inévitablement de notre point de vue, comme toute personne honnête, surtout si l'on n'a déjà fait l'objet d'arnaque, on va porter un jugement. Le réalisateur ne veut pas dénoncer, il veut juste montrer deux mondes diamétralement opposés et ne cherche pas non plus à ce que le spectateur prenne parti.
Pourtant, pour ma part, je ne peux que dénoncer ces personnes qui se font passer pour d'autres et qui dérobent de l'argent en jouant sur les sentiments. On comprend aisément que la vengeance peut en découler et des conséquences que cela peut avoir.
On ne doit pas jouer avec les émotions des autres pour obtenir de l'argent et on se rend compte qu'en nous faisant voyager dans deux parties du globe, que des répercussions graves peuvent avoir lieu et que deux êtres qui n'auraient jamais dû se rencontrer vont en subir les conséquences.
Ces portraits de deux jeunes hommes de continents différents sont intéressants et on choisira notre clan forcément.
Pour en savoir plus :
A propos du réalisateur
Jérémy Comte est un cinéaste montréalais, diplômé de l’École de cinéma Mel Hoppenheim de l’Université Concordia.
Son court métrage Fauve (2018) a été présenté en première mondiale à Sundance, puis au TIFF et à Telluride, a remporté de nombreux prix internationaux et a été nommé aux Oscars dans la catégorie Meilleur court métrage en prises de vues réelles lors de la 91e cérémonie.
Paradise est son premier long métrage et il est actuellement en post-production de son second long métrage Eleo & Nova.
* Crédit Alleck Doxer
Festival :
- Berlinale Panorama
MA NOTE : 3.7/5
Crédits photos et vidéo : Tandem Films - * Crédit Alleck Doxer
AU CINÉMA LE 19 AOÛT 2026 PARADISE Réalisé par Jérémy Comte Scénario : Jérémy Comte, Will Niava Avec : Daniel Atsu Hukporti, Joey B...

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