Critique film La fille Condor réalisé par Álvaro Olmos Torrico
AU CINÉMA LE 19 AOÛT 2026
LA FILLE CONDOR
Titre original : La hija Condor
Réalisé par Álvaro Olmos Torrico
Scénario : Álvaro Olmos Torrico
Avec : Marisol Vallejo Montaño, María Magdalena Sanizo
Distribué par Wayna Pitch
Genre : Drame
Origine : Pérou, Bolivie, Uruguay
Durée : 1 h 49
Synopsis :
Clara
est une doula quechua qui chante pour apaiser la douleur des femmes
enceintes. Sa mère Ana, sage-femme chevronnée, considère ce don comme un
miracle. Influencée par une amie, et après une dispute avec sa mère, la
jeune femme décide de partir pour la grande ville. Depuis la communauté
subit la mort mystérieuse d'animaux et des récoltes, les villageois
attribuent cette punition au départ de Clara. Sa mère décide de la
retrouver.
Ma critique :
Deux femmes aident une personne a accoucher, l'une, Clara chante à voie basse, on l'appelle une doula quechua, l'autre Ana qui est âgée, est sage-femme. Elles vivent ensemble dans une petite maison isolée en Bolivie.
Les habitants sont habitués à cette femme qui depuis toujours poursuit les traditions et exerce dans les campagnes avoisinantes. Elle cherche à ce que ça fille reprenne les rênes de ce métier afin que habitudes perdurent.
Cependant Clara est jeune, très jolie, a une belle voix et a sa meilleure amie, plus dévergondée qui fréquente un jeune homme de la ville. Elle l'incite à sortir avec elle pour découvrir des choses et plus tard va la pousser à tenter l'expérience de la grande ville afin de tenter de percer comme chanteuse.
Après une mésentente avec sa mère, Clara va fuir mais par la suite le village a maintes mésaventures et les villageois et le chef de tribu pensent que c'est dû au départ de Clara. Sa mère décide de partir à sa recherche et de la ramener.
Ce long métrage est très intéressant car il nous montre les us et coutumes qui tentent de perdurer mais la communauté a du mal car les jeunes aspirent à d'autres choses.
Les anciens veulent transmettre leur savoir avant de décéder, mais tout n'est pas toujours simple.
On voit également la confrontation entre ces femmes quechua et les docteurs issus de la médecine moderne et ils ne se voient pas d'un bon œil d'un côté comme de l'autre.
En effet, perdre leur métier pour ses sages-femmes, c'est perdre leur savoir mais aussi l'aide qu'elles peuvent apporter aux femmes sans compter leur travail qui font partie de leur vie.
Quant à la médecine moderne, elle n'a pas confiance dans cette manière de faire et ne comprend pas forcément ces valeurs qui sont transmises de génération en génération.
On perçoit nettement les différences qu'il y a dans les montagnes et la ville. Point de portable dans la communauté, ou très peu, les vêtements sont différents, il n'y a que peu de moyen de communication ou pour les déplacements alors qu'en ville, où comme partout tout va vite et tout est différent.
Le réalisateur a fait le choix de tourner dans une véritable communauté, et la plupart des comédiens sont non professionnels et jouent leur propre rôle.
Avec de jolis paysages, de très beaux plans des personnages, une magnifique lumière surtout dans la campagne, Alvaro Olmos Torrico nous fait découvrir les Andes boliviennes.
On peut noter l'excellente prestation de la belle Marisol Vallejo Montaño ainsi que de celle qui joue sa mère María Magdalena Sanizo, qui même si elles n'avaient jamais joué, sont d'un naturel désarmant et leur présence est incroyable.
Un film où le passé avec ses traditions côtoie le présent avec ses modernités et montre le fossé qui a pu se creuser entre les générations avec celles et ceux qui décident de rester dans la communauté et celles et ceux qui fuient pour un monde meilleur.... ou pas....
Pour en savoir plus :
A propos du réalisateur
Álvaro Olmos Torrico est né à Cochabamba, en Bolivie.
Son premier long-métrage, “Wiñay” (2019), a été l’un des premiers films boliviens à sortir dans le monde entier sur Amazon Prime. Il a produit aussi bien des documentaires que des longs-métrages de fiction, notamment “The Ones from Below” d’Alejandro Quiroga (Festival international du film de Mar del Plata, 2022) et “The Visitor” par Martín Boulocq (Tribeca, 2022).
Il est le fondateur de BoliviaCine.com, la première plateforme SVOD dédiée au cinéma bolivien, et a enseigné à la l’Université privée de Bolivie et à l’École andine de cinématographie.
“La Fille Condor” est son deuxième long-métrage et a été récompensé dans les sections “Work in Progress” de Ventana Sur et Cinélatino de Toulouse lors de son développement.
A propos de l'interprète principale
Marisol Vallejos Montaño est née en 2004 à Cochabamba, une ville située dans les Andes boliviennes. Sa famille est originaire de la commune rurale voisine de Pocona, qui abrite une communauté parlant le quechua et possède un riche patrimoine inca.
Musicienne autodidacte, elle a appris la guitare à 11 ans, puis s’est prise de passion pour l’accordéon de son grand-père, qu’elle jouait lors des fêtes locales avec sa sœur. En 2021, la famille a formé “Estrella del Valle”, un groupe entièrement féminin interprétant de la musique traditionnelle et populaire bolivienne, telle que la cumbia, le huayno et la cueca.
Sans aucune expérience préalable en tant qu’actrice, elle a suivi une formation intensive en art de la scène, en chant ancestral et en pratiques obstétricales, avant de faire ses débuts au cinéma dans le rôle de Clara.
MA NOTE : 3.8/5
Crédits photos et vidéo : Bendita Film - Wayna Pitch








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