Au travers de diverses situations, malgré le fait qu'elle souffre tout comme son frère et sa mère, Olivia fait preuve d'une grande maturité. Pour cela, on ne peut nier qu'elle a beaucoup d'imagination. Elle protège énormément son frère et aide comme elle le peut sa maman.
Bien que n'aimant pas son nouveau quartier, l'appartement, les voisins, ses autres camarades de classe, Olivia va faire preuve d'une grande maturité et va grandir plus vite que prévu.
Elle va se rendre dans des associations pour avoir à manger. Pour ne pas que leur logement reste sans meuble vis-à-vis de l'inspectrice qui a décidé de les placer si leur mère ne peut pas s'occuper d'eux, aidée par deux camarades qu'elle a pu se faire au fur et à mesure, Vanessa et Lamine, ils vont faire de la récupération et avoir un semblant de meubles.
Elle va comprendre que souhaiter de l'aide n'est pas se rabaisser, en cela ce film d'animation le fait bien comprendre. Il faut savoir se porter secours et demander également lorsque l'on est dans le besoin. On peut découvrir où est la vraie famille, les vrais amis et en fait il y aura toujours quelqu'un pour vous assister et bien souvent pas celles et ceux que vous croyez, ni les plus riches.
Olivia surtout, mais aussi son frère, vont apprendre qu'il ne faut pas se fier aux apparences et ne pas porter de jugement hâtif sur une personne.

Le graphisme des
personnages est très bien réalisé, le caractère et la personnalité de
chacun bien pensé, les différentes expressions et mimiques sont fort
bien accomplies et sont très expressives selon les difficultés et moments
rencontrées par Olivia Tim et Lamin.
Tourné en stop motion, ce film a été conçu avec l’aide de plusieurs pays : le graphisme par un français et les marionnettes, les décors ont été fabriqués en Espagne.
La réalisatrice a eu l'idée d'incorporer également de nombreuses scènes où l'on voit le sol se dérober sous les pieds d'Olivia, et ce surtout lorsqu'elle rencontre des problèmes qu'elle ne sait comme résoudre. Comme un tremblement de terre, en fait on peut assimiler cela à une représentation que la terre se dérobe et qu'elle perd pied.
Quant à la bande son composée par Lætitia Pansanel-Garric, elle colle parfaitement à cette œuvre.
Ce
long métrage pour les enfants, mais aussi pour les adultes, fait prendre conscience que les circonstances de la vie, lorsque l'on n'a
plus d'emploi stable, que l'on n'a plus de logement et que l'on tombe
malade, font que l'on peut vite se retrouver à la rue.
L'indifférence
des gens, et surtout des plus proches, est l'un des fléaux de notre
société. Heureusement qu'il y a des gens qui œuvrent au quotidien pour
aider les plus démunis car sans cette solidarité leur vie ne serait
jamais améliorée.
Bien entendu ce n'est pas tous les jours Byzance, mais
comme dans le cas d'Olivia et ses amis, ils font tout, aidés par d'autres
personnes, pour rendre leurs journées plus agréables et trouvent souvent
une solution quant aux problèmes qu'ils peuvent rencontrer.
La précarité, la solidarité, la lutte, la bienveillance, sont les thèmes essentiels de ce film d'animation fort intéressant.

Pour en savoir plus :
A propos de la réalisatrice
Irene
Iborra Rizo est née en 1976 à Alicante.
Elle est scénariste,
réalisatrice et animatrice spécialisée en stop motion. Elle codirige
également le studio barcelonais Citoplasmas Stop Motion, qui produit des
courts métrages, des séries, des publicités et des clips.
Elle a
coréalisé plusieurs films courts, dont What’s up with the sky ? (sorti en
France dans le programme Grandir c’est chouette). Les films qu’elle crée
ou auxquels elle participe soulèvent des enjeux comme l’éducation, la
souveraineté alimentaire ou l’écologie.
Elle enseigne par ailleurs
l’écriture au sein d’un master d’animation au Collège d’art et de design
de Barcelone (BAU). Irene est également coautrice, avec Maite Carranza,
de Los 7 cavernícolas, une série de livres jeunesse dont les
personnages principaux sont des enfants qui vivent à l’époque
préhistorique.
A propos de l'autrice
Maite Carranza est née en 1958 à Barcelone, où elle a étudié l'anthropologie
et l’histoire.
Elle enseigne le catalan et la littérature pendant dix
ans au lycée avant de se consacrer pleinement à l’écriture. En 1986,
elle publie son premier roman jeunesse, Ostres tu, quin cacau!. Depuis,
elle a publié une trentaine de livres, majoritairement destinés à la
jeunesse.
À partir des années 1990, elle écrit également des scénarios
pour la télévision et rencontre un grand succès avec plusieurs séries.
Sa
trilogie Le Clan de la louve, traduite en 29 langues et vendue à
plusieurs millions d’exemplaires, marque un tournant dans sa carrière. À
la suite de ce succès, elle écrit des textes plus réalistes et engagés,
notamment Paraules emmetzinades, considéré comme le premier roman
espagnol à aborder explicitement, pour un jeune lectorat, le thème des
violences sexuelles. Le livre est traduit dans seize langues et reçoit
le Prix national de littérature jeunesse en 2011. En 2014, l’ensemble de
son œuvre est récompensé par le prestigieux Prix Cervantes Chico de
littérature jeunesse.
En France, La Vie est un film (La pel·lícula de la
vida) a reçu le Prix Bermond-Boquié, décerné à Nantes
Le roman
Olivia,
de Maite Carranza, traduit par Anne Cohen Beucher & Laia de Bolós.
À
l’occasion de la sortie au cinéma de OLIVIA d’Irene Iborra, adapté du
roman jeunesse La vie est un film de Maïte Carranza, le livre est revenu en librairie le 15janvier 2026 publié par Alice Editions, en version poche, sous le titre
Olivia.
Vendu à plus de 30 000 exemplaires en Europe et au Canada, ce
texte sensible et lumineux raconte l’histoire qui a inspiré le film :
celle d’une jeune fille qui refuse de se laisser abattre par les
difficultés du quotidien et qui choisit de transformer sa vie en
scénario.

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