Avec : Jasmine Trinca, Luisa Ranieri, Stefano Accorsi, Luca Barbarossa, Sara Bosi, Lorendana cannata, Geppi Cucciari, Anna Ferzetti, Aurora Giovinazzo, Nicole Grimaud, Milena Mancini, Vinicio Marchioni, Paola Minaccioi, Edoardo Purgatori, Carmine Recano, Elena Sofia Ricci, Lunetta Savino, Vanessa Scalera, Carla Signoris, Kasia Smutniak, Mara Venier, Gisel Davolodi, Milena Vukotic
Distribué par Destiny Films
Genre : Drame
Origine : Italie
Durée : 2 h 15
Synopsis :
Un réalisateur de renom réunit ses
actrices préférées. Il leur propose de réaliser un film sur les femmes.
Il les projette alors à Rome, dans les années 70, dans un
magnifique atelier de couture pour le cinéma et le théâtre, dirigé par
deux sœurs très différentes. Dans cet univers peuplé de femmes, le bruit
des machines à coudre résonne, les passions et la
sororité s’entremêlent…
Vous aimez la mode, vous aimez le cinéma et/ou le théâtre, les costumes et si de surcroît vous aimez l'Italie alors ce film est fait pour vous.
Le film débute alors que l'on voit un réalisateur bien connu dans son pays, et sans doute dans le monde, réunir de futures actrices en vue de son projet de film. Autour d'une table il va leur parler de leurs rôles et ils vont faire une relecture du scénario.
De là, nous entrons dans ce long métrage alors qu'il est en train d'être tourné. Venez-vous aussi dans ce monde fermé ou rouleaux de taffetas, soie, mousseline, satin, s'amoncellent sur des étagères et vont être transformés pour livrer de sublimes toilettes.
Le réalisateur a situé l'histoire dans les années 70 à Rome - Cinecittà n'est donc pas loin - et une femme assez autoritaire, Alberta, dirige un atelier de costumes. Elle est secondée par sa sœur Gabriella avec qui elle est associée.
Elle a déjà fort à faire, mais une femme de renom, qui a été récompensée par un Oscar, réalise des dessins pour les costumes sur un film pour un réalisateur qui veut réaliser un long métrage de grande ampleur et vient lui demander de tailler les habits d'époque.
Alberta, qui ne doute de rien, accepte et les petites mains vont devoir se mettre au travail pour rendre les vêtements souhaités à temps.
En plus, de voir ces couturières s'activer, on va suivre l'histoire de chacune ou presque à l'intérieur de l'atelier mais aussi à l'extérieur où la vie n'est pas toujours simple pour certaines. En effet, entre mari autoritaire, jaloux et violent, des enfants pas toujours exemplaires, le manque d'argent, la vieillesse qui s’installe pour certaines pas facile de s'épanouir autrement qu'à son travail.
Toutes ces femmes, avec certains hommes de passage comme le réalisateur, des livreurs, un ancien amant, vont faire partie du décor mais les réelles protagonistes sont des femmes.
Elles vont devoir s'activer car le délai pour rendre les costumes est très court et elles travaillent à flux tendu. Une fois c'est le vêtement dessiné qui ne conviendra pas car ne correspondant pas au croquis fourni, une autre fois ce sera la matière qui n'ira pas et ne rendra pas l'effet voulu ou encore la teinture qui ne sera pas la couleur escomptée. Sans compter les essayages avec les actrices qui ne doivent pas se croiser car elles ne s'apprécient guère et il faut composer avec tout cela.
Alberta est rigide, sévère, laisse rarement ses sentiments transpirer et alors qu'elle devrait être secondée par sa sœur Gabriella, celle-ci n'est plus à la hauteur et l'on comprendra pourquoi durant le film.
Le réalisateur a largement fait appel à son passé et sa mémoire pour ce film et il s'est replongé dans les ateliers de costumes en 1980 qu'il fréquentait alors. C'est donc lui que l'on voit au début et durant ce long métrage durant quelques scènes.
Quant aux interprètes, même si deux femmes ont les rôles principaux, aucune dans l'atelier n'est mise plus en avant car elles se complètement toutes pour former une équipe, un tableau de femmes qui telles des fourmis travaillent sans relâche afin de rendre le travail à temps.
Malgré plus de 2 h de visionnage, ce film passe vite et avec une esthétique léchée, de sublimes créations, des couleurs extraordinaires avec une dominance pour le rouge, on regarde avec béatitude les images qui défilent sous nos yeux.
Le musique n'est jamais bien loin et chansons, danses viennent agrémenter ce long métrage qui sait tout de même être joyeux.
On peut parler réellement de film de femmes, une ode à celles-ci mais aussi à la liberté. On s'aperçoit qu'elles sont vraiment malignes, plus que les hommes, et surtout que leur union fait leur force.
La volonté de chacune, une fois réunie, permet de vaincre les obstacles. La solidarité est ce qui les réunit et les rend encore plus courageuses et talentueuses.
Cette œuvre aux costumières de cinéma et de théâtre, qu'à voulu le réalisateur, leur rend hommage avec brio. Cette façon qu'elles ont de traiter et transformer un tissu pour le faire apparaître sous forme de robe majestueuse enchante nos regards.
La couture est un art, le cinéma aussi lorsqu'on assemble les deux on obtient un bijou comme Diamanti.
Pour en savoir plus :
A propos du réalisateur
Né à Istanbul en1 959, Ferzan Özpetek part à Rome en 1976 pour étudier
l’Histoire de l’Art, du Cinéma et de la mise en scène de théâtre à
l’université de Rome “La Sapienza”. Il débute en tant qu’assistant
réalisateur auprès de Massimo Troisi, Maurizio Ponzi, Ricky Tognazzi
et Marco Risi.
Son premier film, HAMMAM, LE BAIN TURC (1997) avec
Alessandro Gassmann, devient immédiatement un succès public et critique
tant est si bien que le film est sélectionné à La Quinzaine des
Réalisateurs au Festival de Cannes. S’en suit une immense carrière, dont
l’homosexualité est un de ses thèmes de prédilection, couronnée de
nombreux prix.
En 2008, le MOMA de New York consacre une
rétrospective de son œuvre. En 2011, il se lance un nouveau challenge
artistique en acceptant de mettre en scène son premier opéra, et pas des
moindres puisqu’il s’agit de Aida de Giuseppe Verdi au Maggio Musicale
Fiorentino, festival annuel d'opéra se déroulant dans la ville de
Florence en Toscane. Le succès est tel que l’année suivante il met en
scène La Traviata au Théâtre San Carlo de Naples. En avril 2019 il est
de retour au Théâtre San Carlo de Naples pour mettre en scène Madame
Butterfly.
Parmi les nombreuses récompenses reçues, il est notamment
fait Citoyen d’Honneur des villes de Lecce, Naples et Palerme. En 2008,
il reçoit l'Ordre de l’Étoile de la solidarité italienne parle président
italien Giorgio Napolitano pour ses services en faveur de l'humanité
et de l'environnement. Et, en 2019, il devient, à travers un décret
présidentiel de Sergio Mattarella, “commandeur” de l'Ordre du Mérite de
la République italienne. Lors de la Mostra de Venise, pendant
les Giornate degli Autori, il reçoit en 2020 le Prix SIAE (équivalent
italien de la SACEM). En octobre de la même année, il est honoré du Prix
FICE (Fédération italienne des cinémas d’essai) pour son film POUR TOUJOURS et salué comme un cinéaste qui "conjugue de manière unique une
écriture, une mise en scène et une performance de ses acteurs
exceptionnelles avec un succès public indéniable". Le film remporte
également trois prix Ciak d’oro : Meilleur Film, Meilleurs Acteurs
(Stefano Accorsi et Edoardo Leo), et Meilleure Chanson (Diodato).
Özpeteka aussi impulsé, avec le soutien de la SIAE, la création de la
Giornata dei Camici Bianchi(Journée des Blouses Blanches), devenue une
fête nationale en Italie, célébrée chaque 20 février en hommage aux
personnels de santé pour leur engagement pendant la pandémie de
COVID-19.
À la fin de l’année 2021, il monte FERZANEIDE, un
monologue qu’il écrit, met en scène et interprète lui-même - "un voyage
sentimental à travers les souvenirs, les inspirations et les figures
humaines qui ont influencé nombre des ses œuvres". Ce fut un succès
retentissant et inattendu, avec des salles souvent complètes à travers
toute l’Italie.
En 2021 également, il reçoit le prestigieux Prix
Truffaut au Giffoni Film Festival, une distinction dédiée aux grands
cinéastes italiens et internationaux. Il participe aussi aux festivals
de Taormine et de Venise, marquant les 20 ans du film TABLEAU DE
FAMILLE. Le film est adapté en une mini-série télévisée de huit
épisodes, réalisée par Özpetek et Gianluca Mazzella, diffusée sur
Disney+ en avril 2022.
Le même mois, son installation vidéo
Venetika, initialement créée pour la Biennale di Venizia 2019, est à
nouveau présentée au Musée MAXXI de Rome. Par ailleurs, lors de la 79e
Mostra de Venise, la fondation internationale contre le sida amfAR lui
décerne le Prix du Courage.
En septembre 2023, il revient au Teatro
San Carlo de Naples avec une nouvelle mise en scène de la Madame
Butterfly, dirigée par nul autre que le chef Dan Ettinger. Comme en
2019, la production connaît un succès retentissant, avec dix
représentations jouées à guichets fermés. La même année, il réalise
THE ISTANBUL TRILOGY : MEZE, MUSIC, MUHABBET, une collection de trois
courts-métrages tournés à Istanbul, disponible sur Netflix.
NEW
OLYMPUS marque la première collaboration d’Özpetek avec Netflix. Le film
est présenté en avant-première à la Festa del Cinema di Roma2023, dans
la section Grand Public, puis mis en ligne sur la plateforme de
streaming le 1er novembre. Il remporte deux Ciak d’oro : Meilleur Réalisateur et Révélation Masculine (Damiano Gavino).
En
juin 2024, pour son roman Cœur caché Özpetek reçoit le prestigieux
Premio internazionale Flaiano speciale di Narrativa (Prix international
Flaiano spécial de narration). *
Note d'intention du réalisateur
" Comme c'est presque toujours le cas avec mes œuvres, qu'il s'agisse de films, de romans ou de pièces de théâtre, je pars de l'expérience personnelle, de souvenirs de vie, parfois de fortes influences, et même de visions transfigurées comme pour TABLEAU DE FAMILLE (2001) et MAGNIFICA PRESENZA (2012). II v a toujours une part d'autobiographie qui l'emporte. Et ce film plonge dans la mémoire des années 1980, lorsqu'en tant qu''assistant réalisateur, je fréquentais les ateliers de costumes de cinéma et de théâtre Tirelli étant parmi les renommes où j’ai rencontré de grands costumierer(e)s, et bien sûr d'importants metteurs en scène, actrices et acteurs. Ces lieux me fascinaient, je ressentais l'enchantement de ces sanctuaires de beauté séculaires, ou la créativité s’épanouissait avec ingéniosité, rigueur et dévouement.
Ces lieux, animés principalement par des femmes m'ont inspiré l’idée de DIAMANTI un film narré et "habillé" à travers les histoires de celles qui inventent ces costumes, les dessinent, testent les tissus, ressentent les étoffes, cherchent obstinément les combinaisons de couleurs parfaites, les ornements, l'obsession des détails qui contribuent à l'harmonie des pièces finales, parfois de véritables chefs-d'œuvre.
C'est aussi un hommage à la riche tradition du style, de l’élégance à la fois raffinée et confortable du grand artisanat, et en évoquant tout cela, j'ai voulu montrer entre autres les costumes originaux portés par Claudia Cardinale dans LE GUÉPARD et par Romy Schneider dans LUDWIG, deux films de Visconti. Ce projet était l'opportunité idéale de raconter un monde où les femmes devenaient les protagonistes absolues et je l'ai fait en faisant appel à nombre de celles avec qui j'avais travaillé au cours de ma carrière, et pour qui j'éprouve une affection réelle qu'une estime professionnelle.
Dans mon travail, j'ai toujours eu une belle entente avec les actrices, et je suis intéressé par les histoires de femmes, à celles qui ont un lien de parenté, de mère à fille, ou entre sœurs comme c’est le cas dans DIAMANTI. Ici, j’ai voulu transmettre le lien que je percevais entre ces merveilleuses couturières d'autrefois : j’ai vu, que lorsque les femmes travaillent ensemble, elles font preuve d'une grande tendresse et d'une grande solidarité entre elles. Et la même complicité est apparue sur le plateau entre les actrices, qui par exemple, allaient toutes déjeuner ensemble dans une même pièce.
J'aimais l'idée de placer les même actrices à deux époques différentes, pour montrer comment elles peuvent transformer a la fois leur apparence physique et leur comportement. DIAMANTI est aussi une œuvre qui revient à une période de ma jeunesse, avec une nostalgie de ce monde aujourd’hui disparu. Des costumes comme ceux-là ne se font plus, on se contente aujourd'hui de réarranger les existants. Le film est dédié à Mariangela Melato, Virna Lisi et Monica Vitti, trois femmes extraordinaires avec lesquelles j'aurais aimé travailler, mais pour une raison ou une autre, les choses ne se sont pas passées comme je l'aurais souhaité ". Ferzan Ozpetek *
A propos des costumes
" DIAMANTI a été un projet très spécial, car c’était la première fois que je travaillais avec Ferzan : il ma fait confiance, a insufflé un grand enthousiasme et une grande liberté créative. C'est peut-être, pour la première fois aussi, un film qui parle véritablement du métier de costumière. C'est pourquoi Ferzan a voulu que je sois impliquée dès le processus d'écriture, et j'ai pu raconter des anecdotes des manies, des superstitions aux scénaristes Carlotta Corradi et Elisa Casseri. Mais par-dessus tout, j'ai pu imaginer à quoi ressemblerait la robe que les protagonistes ont essayé de créer avec acharnement tout au long du film avec toutes ses phases et ses variations comme une grande œuvre architecturale collective qui les unira enfin dans une parfaite harmonie.
L'atelier de couture Tirelli Trapetti nous a ouvert ses archives photographiques, textiles, et celles entièrement dédiées aux robes, mais plus important encore elle a accueilli les actrices qui voulaient découvrir et apprendre directement les gestes et les mots des couturières qui travaillent avec une passion inépuisable chaque jour. Nous avons ainsi pu documenter, avant le tournage, la confection de la robe rouge, qui a nécessité plus de 160 mètres de tissu entièrement doublé de crinoline noire. En plus des costumes portés par les sœurs "Diamant", la robe de la Diva de théâtre pour la pièce Oh les beaux jours de Samuel Beckett a représenté un autre défi avec sa crinoline de huit mètres et son immense jupe faite de chiffons.
Quel honneur et quel frisson de pouvoir rendre hommage à certains des plus grands costumiers italiens de l'histoire, en les montrant dans le film parmi d’autres : les robes- sculptures de Piero Gherardi pour Mina, les costumes de mon Maestro Piero Tosi pour Luchino Visconti jusquen 1975), et les robes de Danilo Donati, issues des archives de la Sartoria Farani, pour CASANOVA de Federico Fellini ". - Stefano Ciammitti, chef costumier *
FESTIVALS ET PRIX :
Ajaccio - Festival du Film Italien
Bastia - Arte Mare Festival du Film Méditerranéen - Prix du Public
Cannes - Les Rencontres Cinématographiques de Cannes - Compétition -Prix du Public
Carros - Festival CinéAlma - Prix du Public
Chambéry - Festival du Cinéma Italien - Coup de
cœur du Public
Cruas / Le Teil / Montélimar - Festival du Cinéma Italien
Nice - Festival Italien
Toulouse - Festival du Film Italien
Vence - 31ème Rencontres Cinématographiques de Vence
Villerupt - Festival du Film Italien -Compétition
officielle-Prix du
Public
PRIX :
David Di Donatello (équivalent italien des César français) - Prix du
Public
MA NOTE : 4/5
Crédits photos et vidéo : GREENBOO PRODUCTION VISION DISTRIBUTION - Destiny Films
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