
Ma critique :
Nous sommes ici dans un long métrage très particulier auquel il faut accrocher surtout étant donné sa durée de plus de 2 h.
Tourné en Italie, le film débute alors qu'une femme tente de donner à manger à son enfant, tout d'un coup elle le regarde effarée et va commettre un acte dur envers elle.
Par la suite on va découvrir Sergio qui en voiture se rend dans une ville où le sourire doit prédominer, il est loin de l'avoir car il a vécu un drame qui le hante. Il boit beaucoup et s'occupe peu de ses élèves alors qu'il est professeur d'EPS.
Il va faire la rencontre de Matteo, un jeune homme peu commun.
Sous cette apparente sérénité, et derrière tous ces sourires qu'affichent les villageois se cache autre chose.
En effet, l'ambiance est très particulière et les personnes qui habitent cette vallée semblent différentes et tous adhèrent à Matteo. En effet, ce dernier pouvant atténuer leur douleur certains profitent de lui.
En fait, Matteo se cherche, et on va voir son évolution entre l'adolescence et l'âge adulte. Il aimerait certainement qu'on ne lui impose plus tout ce qu'on lui demande et trouver sa propre identité.
Sergio après son drame, va trouver refuge auprès de Matteo et en se rendant compte qu'ils peuvent s'apporter beaucoup, il met cette communauté en danger qui risque de perdre tout ce qu'ils avaient, c'est à dire Matteo.
Le réalisateur pousse loin la réflexion et il faut adhérer autrement on lâche prise à un moment donné du film. Il aborde ce qu'est le mal, le bien et celles et ceux qui ne veulent pas souffrir.
Il fait également référence à des textes sacrés et la religion, le mystique, sont très présents dans The holy boy.
La relation père/fils est largement abordée également avec Sergio et Matteo même si ce dernier n'est pas son fils, il devient quelque peu son père de substitution.
Avec ce long métrage chacun devra interpréter les images, les dialogues du réalisateur et se faire sa propre opinion car Paolo Strippoli ne délivre aucune vérité.
Avec un genre de cinéma que l'on pourrait nommer singulier tout est fait pour nous mettre mal à l'aise comme les silences, la musique et il faut être en condition pour pouvoir s'imprégner de ce genre. A vous de voir car je reste encore très dubitative pour dire ce que j'ai réellement ressenti et si j'ai aimé ou non. Sans doute une œuvre trop pesante et angoissante par son atmosphère à mon goût.
Pour en savoir plus :
A propos du réalisateur
Paolo Strippoli est né en 1993 à Corato, dans la province de Bari, en Italie. Après avoir obtenu un diplôme en Arts et Sciences du Spectacle à l’Université La Sapienza de Rome, il sort diplômé de la section Réalisation du Centro Sperimentale di Cinematografia de Rome.En 2019, il remporte le Prix Franco Solinas du meilleur scénario pour le film L’angelo infelice, coécrit avec Jacopo del Giudice et Milo Tissone.En 2020, il réalise avec Roberto De Feo le film original Netflix A Classic Horror Story, grâce auquel il remporte le Prix de la meilleure réalisation lors de la 67ème édition du Taormina Film Festival (Sicile).En 2022 sort son deuxième long métrage, le thriller psychologique horrifique Piove, sélectionné notamment au Festival international du film fantastique de Catalogne (Sitges), au Fantastic Fest (Austin, Texas) et à Alice nella Città, un événement qui se déroule en parallèle au Festival de Rome.
Tournée entre août et octobre 2024 dans la province d’Udine, en Italie, son troisième long métrage THE HOLY BOY fait sa première mondiale à la Mostra de Venise avant de sortir en salle en Italie le 17 septembre 2025 et en France le 02 septembre 2026.
Note d'intention du réalisateur
" THE HOLY BOY est né du désir d’explorer le fantastique non pas comme un outil pour créer du suspense, mais comme un espace symbolique permettant de raconter une histoire sur la fragilité de l’identité et le besoin désespéré d’appartenance.
C’est dans une communauté apparemment idyllique, où la souffrance est interdite et la sérénité est érigée en religion, que se déploie le parcours de Matteo : un adolescent queer, à la fois corps sacrificiel et figure rédemptrice
Le film explore le passage à l’âge adulte comme transformation profonde, et traite la paternité comme une forme ambiguë de protection, de contrôle et de reflet de soi. Les figures paternelles, qu’elles soient biologiques, de substitution ou spirituelles, se relaient tour à tour pour tenter de combler un vide affectif.Loin des archétypes traditionnels du récit initiatique, cette histoire dépeint le passage à l’âge adulte comme une perte d’innocence autant que comme un acte de résistance. THE HOLY BOY est un film sur l’amour comme une force salvatrice... mais qui a un prix. C’est un film sur le rôle essentiel de la souffrance dans nos vie. Et sur celles et ceux qui ont le courage de ne pas sourire ". - Paolo Stippoli
Festivals et prix :
- Mostra de Venise
- Festival de Venise 2025
- Festival Européen du film fantastique de Strasbourg 2025 : Méliès d'argent du meilleur film fantastique européen et prix du public
- Paris international Fantastic film festival 2025 : Prix du Jury ciné+ frisson
- Brookling horror film festival 2025 : Meilleur réalisateur, meilleur photographie

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