Critique film Compostelle réalisé par Yann Samuell
AU CINÉMA LE 1er AVRIL 2026
COMPOSTELLE
Réalisé par Yann Samuell
Scénario : Yann Samuell
Avec : Alexandra Lamy, Julien Le Berre, Mélanie Doutey, Eric Métayer, Cyril Gueï, Malik Amraoui, Maëlle Vidou
Distribué par Apollo Films
Genre : Drame/Aventure
Origine : France
Durée : 1 h 53
Synopsis :
Fred et Adam, un adolescent en rupture, ne se connaissent pas. Pourtant, grâce à une association, ils entreprennent ensemble le pèlerinage de
Saint-Jacques-de-Compostelle. Elle cherche à apaiser son passé, il tente
de canaliser sa colère et son sentiment d’abandon. Au fil des
kilomètres, entre affrontements et instants suspendus, un lien fragile
se tisse. Face aux épreuves du chemin, chacun découvre en lui une force
insoupçonnée.
Ma critique :
Inspiré
d'une histoire vraie, on va faire la connaissance de Fred qui vient
d'être licenciée de l'établissement scolaire où elle travaillait après
avoir eu un geste malheureux envers une élève. Sa vie fout le camp étant
séparée de son mari et ne s'entendant guère avec sa fille.
Via
le biais d'une amie elle va découvrir une association qui tente de
réinsérer les adolescents en difficulté. C'est le cas d'Adam qui commet
délits sur délits après avoir été abandonné par sa mère Marie et qui
cherche en fait une épaule sur qui s'épauler et qui se livre à des
méfaits dus plus à son mal-être
Cette
association a pour but de remettre ces jeunes sur le bon chemin via la
marche. Fred se propose d'accompagner Adam, qui doit choisir entre la
prison ou accepter la randonnée vers Compostelle, soit 2000 kilomètres,
avec une personne qu'il ne connaît pas.
Cette marche ne sera pas de tout repos mais ils vont se découvrir et en fait s'aider mutuellement.
Petit
à petit, ils vont se défaire du poids de leurs bagages aussi bien de ceux
qu'ils transportent que ceux qui leur minent la tête.
Ils
vont se découvrir, se heurter, devoir vivre 24h sur 24 ensemble, se
livrer, se comprendre, faire des rencontres qui vont les marquer et ce
périple va leur être bien entendu bénéfique.
Une
humanité certaine émane de ce long métrage et l'on comprend certaines
actions de ce jeune garçon mais aussi de Fred. Il est certain qu'en vivant au contact l'un de l'autre, ils vont apprendre beaucoup car chacun
va apporter à l'autre ce dont il a besoin.
Cette
marche est aussi bien la découverte de leur moi profond, mais il y a un
rapport certain entre Adam et sa mère Marie. Même si ce n'est pas
le thème central, la religion est largement abordée. Ils vont aller vers un chemin
spirituel et donc vers une quête intérieure afin de se découvrir et
savoir de quoi ils ont besoin dans la vie et vers quoi ils aspirent.
Le
réalisateur a fait le choix de filmer en deux formats. Alors que Compostelle débute en 4/3 on passe par la suite à un plan plus large comme si
le champ des possibles s'élargissait et que leur avenir leur
apparaissait plus grand.
De
plus, les villages traversés sont magnifiques et l'on découvre des
paysages de toute beauté. Cette pérégrination va nous montrer une nature
extraordinaire, des lieux où les protagonistes sont seuls au monde.
La
musique a son importance également et on va entendre aussi bien du rap
que des chants religieux mais toutes les sonorités trouvent parfaitement
leur place.
On peut également noter que les interprètes ont été bien choisis et saluer la jolie performance d'Alexandra Lamy, du jeune Julien Le Berre mais aussi de Maëlle Vidou.
Le sujet de l'abandon est largement décrit et la famille est au centre de ce long métrage.
Cette
expérience va les faire grandir tous les deux, de manière différente et
avec des symboles forts qui jalonnent le film, le réalisateur livre une
jolie œuvre intéressante et bouleversante par moment et nous prouve que tout le monde a droit à une seconde chance.
Pour en savoir plus :
A propos des interprètes
Alexandra Lamy, actrice incontournable du paysage français se fond dans tous les rôles et prouve qu'elle peut avoir un registre avec de nombreuses palettes.
Après avoir débuté avec un malade en or en 1997, puis Un gars, une fille qui a vraiment lancé sa carrière, on a pu la voir dernièrement dans Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary, Le test, Retour chez ma mère, Un tour chez ma fille, Alibi.com 2, La promesse verte, Louise Violet, narratrice pour Jack et Nancy les plus belles histoires de Quentin Blake, Jean Valjean, Moon le panda et sera à l'affiche de nombreux films dans les mois à venir comme dans Pour le plaisir et Le puy des oufs.
Julien Le Berre est un nouveau venu dans le paysage cinématographique français. On a déjà pu le voir le court-métrage Pendira, dans Chien 51.
On va le retrouver à la fin du mois dans un autre film Pour le meilleur.
Quant au réalisateur, Yann Samuell, il est connu pour de nombreux courts-métrages mais aussi pour des films comme Jeux d'enfants, L'age de raison, Ma mère, le crabe et moi, Jamais sans toi Louna, La guerre des lulus, , La guerre des boutons, œuvre pour laquelle il a reçu le Gérard du cinéma en 2012.
MA NOTE : 3.6/5
Crédits photos et vidéo : © 2025 Marie-Camille Orlando - Eveya Productions - Page Films - Apollo Films Distribution - France 3 Cinéma - Auvergne-Rhône-Alpes Cinéma- Artémis Productions







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