Critique film Les fractures invisibles réalisé par Jean-Michel Loutoby
En quête d’échappatoire, Dylan s’égare et commet un acte de violence irréparable. Tandis qu’il affronte la justice et ses remords, sa sœur cadette Léa devient à son tour victime d’un
harcèlement brutal.
Face à l’effondrement du foyer, Dylan entame un chemin de rédemption, déterminé à réparer ce qui peut encore l’être.
Ma critique :
Il est toujours agréable de voir un film d'outre-mer comme ce fût le cas par exemple pour Zion, ou encore Kouté-Vwa.
Ce film nous mène en Martinique et on peut voir des vues de cette île, comme celle des Anses-D'Arlet qui réchauffe le cœur lorsque l'on y est allé.
Le sujet de ce long métrage met en avant le harcèlement, les addictions, la jeunesse, mais aussi les conflits qui peuvent exister au sein d'une famille et surtout lorsque l'un des deux parents est autoritaire et que de là peut naître un conflit intergénérationnel, comme ici entre Dylan et son père, puisque celui-ci veut qu'il suive ses pas et devienne médecin ou chirurgien.
On remarque aussi les différences qu'il peut y avoir au sein d'une même famille, car souvent, la jeune Léa, la sœur, est mise de côté et l'on se préoccupe plus de l'avenir de son frère que du sien, alors qu'elle a des gros problèmes.
Léa est jolie, très bonne étudiante avec des résultats brillants, elle subit régulièrement des attaques, insultes, messages qui la poussent dans un retranchement et une détresse qui la détruisent au quotidien. Jusqu'au jour où un incident plus important qu'un autre va faire basculer la vie de ces personnes qui se croyaient sans problème, avec une vie relativement aisée, et qui en fait ont tout faux.
En effet, en pensant créer un cellule familiale confortable, on s'aperçoit que l'argent ne fait pas tout, et qu'il faut savoir écouter ses enfants même s'ils ne disent rien, parfois un mal insidieux peut être présent.
Ce sera également le cas pour Dylan, qui s'abandonnera une fois à cette gangrène qu'est la drogue et aura des actes qu'il ne maîtrisera plus.
On découvre avec les fractures invisibles des interprètes qui ont toute leur place dans le paysage cinématographique comme Leny Michanol, Axelle Rene, ou encore Frédéric Fostan et Doraline Garcia remarqué dans des épisodes de Tropiques criminelles.
Cette œuvre qui sort sur grand écran, aurait tout aussi bien pu être diffusée comme téléfilm avec un débat à la suite - et cela aurait peut être même plus judicieux - car avec des sujets graves et importants il montre bien qu'il faut parler à sa famille, dénoncer les harceleurs et ne pas les craindre, se méfier des faux amis, ne pas subir l'autorité et les normes sociales et évoluer vers le chemin qui nous convient sans vouloir faire plaisir aux parents ou suivre leurs traces.
Même si parfois ce long métrage a des défauts, on peut saluer le réalisateur qui ose dénoncer des faits.
Un film profondément d'actualité, déjà auréolé de 17 prix internationaux, qui permet de donner la parole aux jeunes et surtout ici à des novices qui débutent à l'écran ou presque, ce qui fait que l'on peut pardonner leur manque de maîtrise.
Pour en savoir plus :
A propos du réalisateur
Jean-Michel Loutoby est à la fois réalisateur et scénariste.
Il est directeur de la Mission Locale Nord Martinique et ce film est né d'un dispositif innovant mêlant formation, insertion professionnelle et création artistique.
A ce titre, plus de 40 jeunes ont été formés aux métiers du cinéma (jeu d'acteur, technique, audiovisuel), faisant de ce long métrage une véritable expérience humaine et professionnelle.
Comme le cite le réalisateur : " Les Fractures Invisibles raconte une histoire intime et sociale, celle
d’une jeunesse à la croisée des chemins. Ce film est un plaidoyer pour un cinéma qui donne la parole aux voix que l’on n’entend pas".
MA NOTE : 3.5/5
Crédits photos et vidéo : Dalino Media







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