Critique film Marama réalisé par Taratoa Stappard
AU CINÉMA LE 22 AVRIL 2026
MARAMA
Réalisé par TARATOA STAPPARD
Scénario : TARATOA STAPPARD
Avec : ARIĀNA OSBORN, TOBY STEPHENS, UMI MYER, ERROLL SHAND, EVELYN TOWERSEY
Distribué par Grindhouse Paradise Pictures
Genre : Horreur gothique
Origine : Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni
Durée : 1 h 29
Interdit – 12 ans avec avertissement
Dans les landes désolées du Yorkshire du Nord en 1859 à l’époque de l’Angleterre victorienne, Mary Stevens, une femme māorie en quête de vérité sur ses origines, rejoint le manoir Hawkser.Entre les couloirs lugubres, apparaissent alors d’ancestrales visions qui révèlent peu à peu un mystère terrifiant.
Ma critique :
A chaque fois que j'ai l'occasion de visionner un film qui est marqué dans la catégorie horreur/épouvante, j'ai toujours une appréhension car ce n'est pas un genre que j'affectionne.
C'est donc avec un peu de recul que j'ai regardé ce film et en fait je le classerai dans une toute autre thématique, car il n'effraie pas réellement, malgré ce que peuvent laisser penser les photos ou la bande annonce.
Au 19e siècle, Mary après un trajet éprouvant et ayant duré de nombreuses semaines, débarque au Royaume-Uni et plus spécialement dans le Yorkshire.
En effet, étant issue de Nouvelle-Zélande, elle a reçu une missive d'un homme qu'elle ne connaît pas, mais lui disant qu'il pouvait lui dire la vérité sur ses vrais parents puisqu'elle a été adoptée.
Un billet de bateau était joint à la lettre et voulant connaître la vérité, elle a décidé de venir dans ce pays éloigné et méconnu.
A son arrivée la personne étant introuvable, elle va être accueillie par le maître d'un manoir qui connaît l'homme en question et va lui demander de rester et de devenir la nounou de sa petite-fille.
Mary va aller de découvertes en découvertes et va s'apercevoir qu'elle connaît peu de choses sur son passé.
Ce long métrage nous prouve que sans souvenir de son passé, sans connaître ses vraies origines on aura du mal à avancer vers le futur et quitte à affronter des vérités, qui dans le cas présent seront terribles à découvrir, on ne sera jamais libéré.
Marama oscille entre le Royaume-Uni et la Nouvelle-Zélande par les coutumes, et plus particulièrement de la culture Maori avec des traditions qui peuvent faire froid dans le dos. Mais en fait qui est le plus malsain entre le maître du manoir et les gens de la tribu de Mary ?
En allant vers le savoir et son futur, Mary, va mieux connaître son passé, même si des faits vont la faire souffrir elle va trouver son identité. Elle va parfois se montrer d'une extrême froideur, mais également forte comme savent l'être les femmes maories.
Taratoa Stappard aborde également le don d'être voyante au travers de certaines scènes ou Mary peut voir des faits qui se sont déroulés.
Il parle aussi de la colonisation et comment des êtres pouvaient prendre le pouvoir sur des tribus et aller très loin dans leurs actes.
Le réalisateur parle d'histoire gothique qui s'intègre dans l’Angleterre victorienne.
Cette œuvre est tout de même oppressante et via certaines scènes sanglantes, dérangeantes, on peut être dérangés. Par contre on ne ferme jamais les yeux comme on peut le faire, du moins pour ma part, pour certains films d'horreur.
C'est une histoire fort plausible, et c'est avec grand intérêt que l'on suit le récit afin de découvrir d'où vient Mary et ce qu'ont fait les colons.
On aime le jeu d'Ariāna Osborne qui est originaire de Whanganui et de Taranaki.
Elle incarne très bien la jeune fille bien élevée, habillée comme ces dames de l'époque, et on va la voir se transformer pour devenir la femme qu'elle a toujours été mais qui est enfouie au plus profond d'elle même.
Elle va faire ressurgir au fur et à mesure du film ses origines afin de devenir libre.
On apprécie aussi la manière de tourner du réalisateur et les jeux de lumière qui apportent parfois un sentiment angoissant. Avec un éclairage par des bougies dans ce manoir quelque peu glauque, se dégage une atmosphère étrange.
Le réalisateur avec Marama met bien en avant ce qu'on pu vivre certains peuples et on apprécie le parcours de cette femme qui recherche la vérité et quoi de mieux qu'un haka pour nous prouver qui est le plus fort.
Pour en savoir plus :
A propos du réalisateur
Scénariste-réalisateur,
Taratoa Stappard est né à Aotearoa, en Nouvelle-Zélande. Sa mère est
māorie (Ngāti Toa, Ngāti Raukawa et Ngāti Tūwharetoa) et son père était
anglais.
Taratoa
a donc achevé son premier long métrage, MĀRAMA, un drame gothique
māori se déroulant dans l’Angleterre victorienne de 1859. MĀRAMA a
bénéficié d’un premier développement en 2019 au Talent Lab du Festival
international du film d’Édimbourg.
À
la suite d’une aide à l’écriture (treatment funding award) du BFI, le
projet a été sélectionné pour le programme intensif d’écriture
autochtone imagineNATIVE Indigenous Screenwriting Intensive 2020,
soutenu par Netflix.
Le
film a ensuite été retenu pour le Writers’ Studiodu Festival
international du film de Toronto en 2021, pour le tout premier Black
List New Zealand Project en 2021, ainsi que pour l’Academy du Festival
du film de Zurich en 2022.
MĀRAMA a également été sélectionné comme Official Project au Marché de coproduction de la Berlinale 2023
En 021, il a réalisé son scénario de trente minutes Taumanu (Reclaim) en
Aotearoa, pour l’anthologie télévisée de récits surnaturels autochtones
Beyond the Veil, diffusée sur TVNZ
En
2020, Taratoa a reçu le John Brabourne Award pour l’écriture d’une
version long métrage de Emkhatsini (Between), inspirée de l’univers de
son court métrage du même nom, tourné dans le Royaume d’Eswatini
(anciennement Swaziland).
Emkhatsini est un road movie, voyageant de
l’Eswatini jusqu’à la côte sauvage du Mozambique — un récit joyeux et
surréaliste sur la mort... et la survie.
Le projet lui a valu la Final
Draft Fellowship, lui permettant de participer à la résidence d’écriture
Stowe Story Labs Writers’ Retreat 2022, à Cambria, en Californie
Les
courts métrages de Taratoa ont été sélectionnés dans de nombreux
festivals, dont Angers Premiers Plans, Aspen, Busan, BFI London,
Édimbourg, Encounters, FIFO Tahiti et Māoriland. Ils ont tous été acquis
pour diffusion par BBC2, BBC3, Film4, SVT et Canal+
Il vit à Londres, travaille régulièrement en Aotearoa, et parle français et allemand.
A propos de l'interprète féminine principale
Ariāna
Osborne parle couramment te reo māori et possède également un niveau
avancé en japonais. En 2017, elle a obtenu une licence (Bachelor of
Arts) avec une spécialisation en art dramatique à Toi Whakaari, la
principale école nationale d’art dramatique de Nouvelle-Zélande
Plus récemment, elle a incarné Tui dans Madam de Tavake (Three et Three Now), aux côtés de Rachel Griffiths et Martin Henderson. Parmi ses autres rôles marquants à l’écran figurent le téléfilm In a Flash, réalisé par Ric Pellizzeri, la série néo-zélandaise très populaire Shortland Street, ainsi que la comédie néo-zélandaise Millie Lies Low, sous la direction de Michelle Saville.
En dehors des écrans, Ariāna a collaboré avec des compagnies de théâtre telles que Red Leap(Dakota and the White Flats et Dust Pilgrim) et Te Pou (The Cradle Song et Temperance).

Festivals et prix
Festival international du film de Toronto, International Fantastic Film Festival, Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg, etc...

MA NOTE : 3.6/5
Crédits photos et vidéo : Grindhouse Paradise Pictures











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