Critique film Soumsoum, la nuit des astres réalisé par Mahamat-Saleh Haroun
AU CINÉMA LE 22 AVRIL 2026
SOUMSOUM, LA NUIT DES ASTRES
Réalisé par Mahamat-Saleh Haroun
Scénario : Mahamat-Saleh Haroun, Laurent Gaudé
Avec : Maïmouna Miawama, Ériq Ebouaney, Achouackh Abakar Souleymane
Distribué par KMBO
Genre : Drame
Origine : France, Tchad
Durée : 1 h 41
Synopsis :
Dans un village isolé du Tchad, Kellou est traversée par des visions
qu’elle ne comprend pas. Grâce à sa rencontre avec Aya, une exilée aux
secrets douloureux, elle va découvrir une autre façon de regarder son
passé, ses rêves et son village. Mais en prenant la défense d’Aya, que
le chef du village tente de chasser, elle se heurte à la peur et à la
colère des habitants, et devra se battre pour ne pas renoncer à sa
liberté.
Ma critique :
C'est au Tchad, et plus précisément dans le plateau de l’Ennedi, dans le Nord-Est de ce pays, que le réalisateur nous entraîne.
Kellou vit avec son père et sa belle-mère. Elle a perdu sa mère alors que cette dernière était en couches, et d'ailleurs elle se fait insulter par les gens du village pour cela qui lui donnent le surnom de fille de sang.
Elle fréquente en cachette un jeune homme car le père de celui-ci ne veut pas de cette liaison car son fils est promis à quelqu'un d'autre.
Kellou a des visions de choses et ne comprend pas pourquoi. Lorsqu'elle en parle à son père, celui-ci fait l'impasse sur sa question.
Un jour elle va rencontrer Aya, que les gens veulent chasser du village car soit disant elle porte-malheur. Elle va lier avec elle une amitié qui va lui faire encore plus de tort mais elle va également découvrir grâce à cette femme des choses qui la dépassent.
Ce film aborde le fantastique avec les visions de Kellou, mais aussi les légendes qui peuvent subsister dans certains pays.
On s'aperçoit que les croyances sont encore très fortes dans des villages et il vaut mieux faire profil bas dans certains cas et se plier aux règles.
La nuit des astres, qui est dans le titre indique un fait bien précis que Kellou va découvrir.
Soumsoum, est une œuvre douce malgré la colère de certaines personnes. Ce film aborde différents thèmes comme le racisme comme celui que ressent le père de Kellou, la sorcellerie, et bien d'autres croyances qui subsistent dans le monde.
On apprécie réellement la richesse des paysages, avec des montagnes ayant des formes étranges et en s'enfonçant on découvre des petits lacs. Il faut dire que l'Ennedi est un massif de grès qui est classé au Patrimoine Mondial de l'Unesco, c'est dire la beauté du lieu.
Kellou va lutter à sa manière contre les préjugés, aux lois de la communauté afin d'atteindre une sérénité et connaître qui elle est vraiment.
Pour en savoir plus :
A propos du réalisateur
Né au Tchad, Mahamat-Saleh Hanoun est réalisateur et auteur de plusieurs longs métrages remarqués.
Il étudie le cinéma à Paris et le journalisme à Bordeaux. En 1998 , son premier long métrage, Bye Bye Africa, obtient le prix du Meilleur Premier Film à la Mostra de Venise.
En 2006, Darat reçoit le prix spécial du Jury au Festival de Venise. En 2010 , Un homme qui crie remporte le Prix du jury à Cannes ainsi que de nombreux autres prix à travers le monde. Son septième long métrage, Lingui les liens sacrés, était en compétition à Cannes en 2021 et a été désigné parmi les dix meilleurs films étrangers de 2022 par la National Board of Review aux États-unis.
Les films de Mahamat-Saleh Haroun ont fait l'objet de plusieurs rétrospectives à travers le monde, dont une au MOMA de New York. Il a également reçu la médaille Federico Fellini décernée par L'UNESCO pour l'ensemble de son œuvre.
Crédits photos et vidéo : © 2026 PILI FILMS-GOÏ-GOÏPRODUCTION - KMBO






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