Critique film Sauvons les meubles réalisé par Catherine Cosme
AU CINÉMA LE 6 MAI 2026
SAUVONS LES MEUBLES
Réalisé par Catherine Cosme
Avec : Vimala Pons,
Yoann Zimmer,
Guilaine Londez, Jean-Luc Piraux
Distribué par New Story
Genre : Drame
Origine : France, Belgique
Durée : 1 h 26
Synopsis :
Lucile est une photographe
reconnue et indépendante. Lorsque sa mère tombe malade, elle accourt
dans la maison de son enfance et y retrouve son frère Paul. Là, ils
découvrent que leur mère, autrefois pétillante et entrepreneuse, leur
cache des choses… Lucile et Paul comprennent alors qu’ils n’ont plus que
quelques jours pour sauver bien plus que les meubles…
Ma critique :
Lucile a bien réussi dans la vie et est une photographe très demandée. Un jour elle reçoit un appel durant un shooting et elle doit retourner dans le village où elle est née et a été élevée, sa mère étant malade.
Là-bas elle va retrouver son père mais également son frère divorcé qui accompagné de sa fille.
Elle va passer du temps avec sa mère, qui ne quitte plus beaucoup son lit et qui pourtant tenait un commerce qui était toute sa vie mais où elle ne va plus.
Un jour Lucile va trouver un courrier qui lui est destiné et elle va faire une drôle de découverte qui va à la fois l'abattre, la mettre en colère et suite à cette lettre, et les autres qui étaient cachées, elle va se poser beaucoup de questions vis-à-vis de sa maman.
Lucile ne sait plus quelle
attitude adopter car entre cette fureur qu'elle contient, tout ce qu'elle découvre tous les jours, elle pense qu'il faut tout de même qu'elle soit indulgente sachant que sa mère
souffre et ne veut pas en rajouter par respect et amour.
On va donc vivre le rapport mère-fille et Lucile se demande si elle doit parler à sa mère de ce qu'elle a fait et pourquoi, où si elle doit se taire, cette dernière vivant ses dernières semaines. Elle attend surtout que sa maman se confie et s'ouvre à elle.
Avec son frère il y a des conflits car il n'est pas toujours d'accord avec sa manière de vivre, il est vrai que Lucile de part son travail vit dans un autre monde, et il n'est pas d'accord non plus avec ce qu'elle veut faire par rapport au courrier qu'elle a reçu.
Quant à son père, on dirait qu'il vit dans un monde parallèle et joue plus avec sa petite fille qu'autre chose. On dirait qu'il ne veut pas affronter la réalité.
Bien qu'étant un drame, dans ce premier long métrage de la réalisatrice il y a quelque chose d'ubuesque. En effet, cette situation familiale, avec sa mère criblée de dettes qui vont être dues par sa fille, le père inconscient et les déboires qui ne cessent de s'accumuler.
Catherine Cosme arrive à nous captiver avec une histoire qui pourrait avoir lieu tous les jours, et apporte à la fois humour, tendresse, amour et souvenirs dans ce film plein de poésie.
Entre le soleil du Sud, une maison accueillante, une famille soudée et malgré le fait de la maladie qui rôde et la mort aussi, en même temps que Lucile on découvre, quant à elle, elle redécouvre des lieux qu'elle avait oubliés avec sa vie actuelle.
On adore la prestation de Vimala Pons, tour à tour femme adulte, puis femme enfant, mais ne cessant de tenter de trouver des solutions à cette histoire insensée.
Quant à Guilaine Londez, que l'on a découverte il y a déjà quelques années dans Le bonheur est dans le pré, souvent abonnée aux seconds rôles, elle est excellente.
Malgré les problèmes qui s'amoncellent au fur et à mesure du film, cette histoire familiale est aussi une histoire d'amour.
Comment vont-ils tous agir une fois que la mère sera décédée et comment vont-ils sauver tous ces biens et souvenirs qui sont dans cette maison ?
La réalisatrice, avec un thème très profond, qui a livré beaucoup d'elle-même prouve qu'il faut savoir se dire les choses même quand ça va mal, la vérité n'a jamais tué personne, et ne pas hésiter à avouer ses sentiments avant qu'il soit trop tard.
NOTE : 3.7/5
Festivals et prix :
Festival International du Film de Saint-Jean-de-Luz (2025) – Prix du Jury du Syndicat Français de la Critique de Cinéma
Arras Film Festival (2025)
Festival Jean Carmet à Moulins (2025) – Prix du Public du Meilleur Second Rôle Féminin pour Guilaine Londez
Rencontres Cinématographiques de Cannes (2025)
Les Œillades – Festival du film francophone d’Albi (2025)
Crédits photos et vidéo : New story - © 2025 Hélicotronc - Tripode Productions - Alva Film






0 commentaires:
Enregistrer un commentaire
Vous êtes passés me lire, laissez moi un petit mot - Merci