Avec : Amir El-Masry, Karim Kassem, Valerie Pachner, Nelly Karim, Ahmed Kamal,
Sabry Fawaz, Sherif Dessouky, Hassan El Adl, Amr Abed, Ahmed El Azaar,
Khalid Mokhtar, Ossama Abdallah, Johannes Krisch, Maria Hofstätter
Distribué par Maverick Films
Genre : Drame, comédie
Origine : Autriche, France, Belgique, Egypte, Suède
Durée : 2 h
Synopsis :
Le Caire, 1967. Ahmed, pianiste obstiné dans une famille qui ne jure que
par le football, reçoit une lettre en provenance d’Autriche : Liz a
répondu à son annonce pour devenir sa correspondante. De la guerre des
Six Jours à l’ère Sadate, leur destin va s’écrire en même temps que
celui de l’Égypte : entre rêves contrariés, conflits, chaos familial, et
petites victoires arrachées au destin.
Ma critique :
Avec Notre histoire - Chroniques du Caire, le réalisateur nous offre un film captivant de bout en bout.
Ahmed, qui vit avec sa famille, joue du piano alors que ceux qui l'entourent ont un rituel : regarder ensemble les matchs de football. C'est une passion et il ne faudrait pas y déroger. Ils soutiennent leur petite équipe locale, qui ne gagne jamais.
Ahmed correspond avec Liz, qui habite en Autriche, et ils se donnent régulièrement des nouvelles et apprennent à se connaître via leurs différentes missives.
Cette œuvre nous entraîne en Égypte dans les années 60 et s'étale jusqu'en 1990.
Ils vont finir par se rencontrer, Liz rendant visite à Ahmed jusqu'à tomber amoureux, malgré leurs différences de culture, de religion, etc... Ils font fi de tout cela.
Ce long métrage nous plonge à partir des années 60 jusqu’en 90 avec des périodes qui ont fait vivre aux familles des moments parfois difficiles.
En effet, il faut filer droit et ne pas parler du gouvernement ou aller contre. Les politiques tiennent le pays de main de maître et le peuple doit se soumettre et travailler sans rechigner.
Cette famille, que le réalisateur a décidé de nous montrer et de suivre au fil des années, est la sienne et le récit nous est livré sous forme de chapitres.
On va découvrir qu'ils restent soudés et font preuve de résilience lorsque le coût de la vie devient excessif.
Certains jeunes obtiennent des bourses et
partent en Europe pour étudier, alors que d'autres sont enrôlés dans
l'armée pour défendre le pays qui est en guerre contre Israël.
Ces personnages vont faire évoluer les mentalités du fait d'aller en Europe et
d'avoir des parents qui sont également ouverts à d'autres cultures sans
tenir compte des on dit.
On retrouve également toute la comédie qui
fait le charme de cette lignée alors qu'ils ont parfois des points de vue différents et que des discussions débutent et qu'elles s'enflamment.
On traite certains d'avoir le mauvais œil et sont même exclus de regarder le match de foot, ce qui est impensable pour la personne concernée. La superstition est bien présente et on le ressent dans les dialogues.
Notre
histoire est également le récit de suites d'événements notés et écrits
d'une mère de famille qui inscrit tout cela dans des carnets qu'elle
cachent au yeux de sa famille, au fur et à mesure du déroulement de sa
vie.
Entre moments drôles, d'autres plus tragiques on va voir les personnages évoluer, changer, voir les soulèvement dans le pays, les différents conflits qui vont éclater mais avec la tonalité apportée par le réalisateur qui arrive toujours à intégrer des touches d'humour dans ce film qui est un petit bijou.
En faisant le choix d'intégrer images d'archives dans ce long métrage, on se rend compte de certains faits qui sont mentionnés tout au long du visionnage.
Avec des personnages attachants, une lumière qui donne toujours de l'éclat au film, différentes musiques qui évoluent elles aussi, et une fin qui vient nous prendre aux tripes, notre histoire - chroniques du Caire, est une histoire familiale où l'on s'intègre aisément.
Pour en savoir plus :
A propos du réalisateur
Abu Bakr Shawky est un cinéaste égypto-autrichien. Il a étudié les sciences politiques au Caire et obtenu un master en réalisation cinématographique à la Tisch School of the Arts de l’Université de New York.
Son premier long métrage, Yomeddine, a été présenté en Compétition de la Sélection Officielle du Festival de Cannes en 2018. Le film a reçu le prix François Chalais et a représenté l’Égypte aux 91e Oscars dans la catégorie Meilleur film en langue étrangère. Son film primé, Hajjan, a été présenté en avant-première au Festival international du film de Toronto et a connu sa première au Moyen-Orient au Festival du film de la Mer Rouge. Shawky a été nommé Talent de l’année pour la région MENA par Variety et a figuré parmi les cinq meilleurs réalisateurs arabes sur la scène internationale selon le magazine Forbes.
0 commentaires:
Enregistrer un commentaire
Vous êtes passés me lire, laissez moi un petit mot - Merci