Critique film Butterfly Jam réalisé par Kantemir Balagov
AU CINÉMA LE 7 OCTOBRE 2026
BUTTERFLY JAM
Réalisé par Kantemir Balagov
Scénario : Kantemir Balagov et Marina Stepnova
Avec : Talha Akdogan, Barry Keoghan, Riley Keough, Harry Melling, Jaliyah Richards
Distribué par Le Pacte
Genre : Drame
Origine : France, Etats-Unis
Durée : 1 h 37
Synopsis :
Dans le New Jersey, un adolescent de 16 ans surnommé « Pyteh » partage son temps entre les tapis de lutte et le petit restaurant tcherkesse de sa famille, au bord de la faillite.
Mais une décision impulsive de son père, éternel opportuniste, vient bouleverser sa trajectoire — façonnant peu à peu un récit de fierté, d’héritage et de masculinité.
Mais une décision impulsive de son père, éternel opportuniste, vient bouleverser sa trajectoire — façonnant peu à peu un récit de fierté, d’héritage et de masculinité.
Ma critique :
Azik est un homme qui travaille comme cuisinier dans son propre restaurant tcherkesse mais situé dans le New Jersey où il réalise les meilleurs galettes de pain et fromage traditionnelles, ainsi qu'une passion pour la confiture et notamment celle de papillons.
Il travaille avec sa soeur Zalya enceinte. Il a un fils adolescent - Pyteh - qui pratique assidûment la lutte et est d'ailleurs champion dans ce sport. Il a un très bon ami Marat qui paraît très perturbé et qui est souvent chez lui.
On suit donc leur quotidien et notamment celui de Pyteh. Celui-ci participe à des combats et fait la rencontre de Alika qui vient d'Afrique et qui pratique également la lutte. Ayant un bon fond, il tente de l'aider dans les moments difficiles qu'elle peut avoir et elle aussi va faire de même lorsque Pyteh va voir son monde s'effondrer.
On peut être surpris par le peu de différence d'âge, du moins à l'écran entre Pytheh et son père car j'avoue qu'au début j'ai cru qu'ils étaient frères....
Lorsque le sujet et les personnages sont bien assimilés on voit que Azik est loin de se comporter comme devrait le faire un père et n'a pas une manière traditionnelle d'élever son fils. Pytheh est presque plus mature qu'Azik.
Le réalisateur aborde largement l'intégration d'étrangers aux Etats-Unis même si pyteh est né dans ce pays. On s'aperçoit qu'Azik a peu d'ambition et lorsque des opportunités s'ouvrent à lui il ne sait pas les saisir préférant rester dans son petit confort et dans son restaurant.
Son fils voit plus grand et si plus jeune il a idéalisé son père, en grandissant, bien que le respectant, il le trouve moins héroïque que ce qu'il pensait.
Ce long métrage va devenir plus brutal après un fait qui va perturber la vie de Pyteh qui va chercher à se venger puis comprendre qu'il doit avancer et aller de l'avant pour réussir dans la vie. Il doit se façonner sa propre carapace, avoir des buts et va tout faire pour les atteindre. Même s'il n'a plus l'épaule qui lui tenait à cœur, il va d'adolescent devenir adulte.
Présenté au Festival de Cannes 2026, le film vaut beaucoup par l'interprétation de Barry Keoghan et Harry Melling mais aussi par celle de Talha Akdogan qui trouve là son premier grand rôle qui irradie ce long métrage.
Avec une manière de filmer propre à lui, Kantemir Balagov nous propose une œuvre singulière mais intéressante à visionner.
Pour en savoir plus :
A propos du réalisateur
Kantemir Balagov est un réalisateur, scénariste et directeur de la photographie russe. Né à Naltchik, capitale de la république de Kabardino-Balkarie, il intègre le département cinéma de l’Université d’État de Kabardino-Balkarie – Studio Alexander Sokourov, où il réalise trois courts-métrages en 2014.
En 2017, il signe son premier long-métrage, Tesnota – Une vie à l’étroit, qui remporte le prix FIPRESCI dans la catégorie Un Certain Regard au Festival de Cannes.
Son deuxième film, Une grande fille, drame historique situé dans le Leningrad de l’après-guerre, s’attache à deux femmes qui tentent de retrouver leurs marques dans un monde désormais en paix. Présenté au Festival de Cannes 2019, le film reçoit le prix de la mise en scène et le prix FIPRESCI dans la catégorie Un Certain Regard. Il a également été présélectionné pour l’Oscar du meilleur film international lors de la 92e cérémonie des Oscars.
Butterfly Jam, avec Barry Keoghan, Riley Keough et Harry Melling, est son premier long-métrage en langue anglaise. Le film a fait l’ouverture de la Quinzaine des Cinéastes en 2026.
A propos des interprètes
Nommé aux Oscars, aux Golden Globes, aux Screen Actors Guild Awards et lauréat d’un BAFTA Award, Barry Keoghan a travaillé avec les plus grands auteurs du cinéma contemporain.
Il tourne actuellement dans les films consacrés aux Beatles produits par Sony, dans lesquels il incarne Ringo Starr, aux côtés de Paul Mescal (Paul McCartney), Joseph Quinn (George Harrison) et Harris Dickinson (John Lennon). Réalisé par Sam Mendes, le projet se compose de quatre longs-métrages distincts racontant chacun le point de vue d’un membre du groupe, avec une sortie prévue en avril 2028.
Il vient de terminer le tournage de Lemonade, réalisé par Kim Bartley, qui explore les conséquences de l’addiction à l’héroïne au sein d’une famille.
Il a récemment tenu l’un des rôles principaux de Peaky Blinders : l’immortel, produit par Netflix, aux côtés de Cillian Murphy et Rebecca Ferguson. Réalisé par Tom Harper, le film prolonge la saga criminelle à succès multirécompensée. Il apparaît également dans le thriller Crime 101 de Bart Layton, aux côtés de Chris Hemsworth, Halle Berry et Mark Ruffalo.
Il est à l’affiche de Saltburn d’Emerald Fennell, aux côtés de Jacob Elordi, Rosamund Pike et Richard E. Grant. Pour ce rôle, il a reçu une nomination au Golden Globe du meilleur acteur en 2024 et une nomination au BAFTA Award du meilleur acteur dans un rôle principal.
En 2023, il remporte le BAFTA Award du meilleur acteur dans un second rôle pour Les Banshees d’Inisherin de Martin McDonagh, aux côtés de Colin Farrell et Brendan Gleeson.
Il a également été nommé aux Oscars, Golden Globes, Screen Actors Guild Awards, Critics’ Choice Awards et Irish Film and Television Awards pour sa prestation.
On l’a encore vu dans Hurry Up Tomorrow de Trey Edward Schults, Bird d’Andrea Arnold, Le Clan des bêtes de Christopher Andrews, The Batman de Matt Reeves, Les Éternels de Chloé Zhao, The Green Knight de David Lowery, L’Ombre de la violence de Nick Rowland, American Animals, Mise à mort du cerf sacré de Yorgos Lanthimos, Dunkerque de Christopher Nolan, Black ’47, Light Thereafter de Konstantin Bojanov, Mammal de Rebecca Daly, À ceux qui nous ont offensés d’Adam Smith, Traders de Peter Murphy et ’71 de Yann Demanges.
Côté télévision, il se produit notamment dans Masters of the Air pour Apple TV+, produit par Steven Spielberg, Chernobyl de Craig Mazin, et dans la troisième et dernière saison de Top Boy.
Acteur britannique de cinéma et de théâtre, Harry Melling est l’un des artistes les plus remarqués de sa génération.
Il est actuellement à l’affiche de Pillion, premier long-métrage réalisé par Harry Lighton, présenté au Festival de Cannes et salué par la critique. Le film a décroché six nominations aux BAFTA Awards, notamment dans la catégorie meilleur film britannique, et valu à Melling une nomination au BAFTA du meilleur acteur. Le film remporte également le prix du meilleur film indépendant britannique aux BIFA Awards, où Melling est nommé dans la catégorie meilleur acteur. Il reçoit par ailleurs le prix de la révélation au Newport Beach Film Festival UK & Ireland Honors 2026, et figure dans le classement des 25 meilleures prestations de l’année 2025 du Hollywood Reporter.
On le retrouvera dans Stuffed, un drame musical avec Jodie Comer.
Il a récemment tenu l’un des rôles principaux de The Pale Blue Eye de Scott Cooper pour Netflix, où il incarne Edgar Allan Poe dans une enquête gothique située à West Point en 1830, aux côtés de Christian Bale. Il s’illustre également dans la série Netflix Le Jeu de la dame aux côtés d’Anya Taylor-Joy.
Au cinéma, on l’a vu dans The Tragedy of Macbeth de Joel Coen, aux côtés de Denzel Washington et Frances McDormand, La Ballade de Buster Scruggs des frères Coen, The Old Guard de Gina Prince-Bythewood avec Charlize Theron, Le Diable, tout le temps avec Tom Holland et Robert Pattinson, et Please Baby Please avec Andrea Riseborough et Demi Moore.
Sur scène, il se distingue dans Le Roi Lear aux côtés de Glenda Jackson au Old Vic, Mère Courage et ses enfants au National Theatre et Hand to God dans le West End. Il est également auteur et interprète de la pièce Peddling, ensuite jouée Off-Broadway et saluée comme par le New York Times.
Harry Melling est diplômé de la London Academy of Music and Dramatic Art et vit à Londres.
MA NOTE : 3.6/5
Crédits photos et vidéo : Copyright Why Not Productions - Le Pacte








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