Critique film A bras le corps réalisé Marie-Elsa Sgualdo
AU CINÉMA LE 27 MAI 2026
Ma critique :
Emma est une jeune et jolie jeune fille de 15 ans qui vit avec son père et ses petites sœurs tout en travaillant dans une famille aisée où elle est bonne, mais elle désire devenir infirmière. Il faut mentionner que la mère d'Emma a quitté le domicile conjugal pour suivre en ville son amant.
C'est donc dans cette maison qu'elle se rend chaque jour où habite le père Robert qui est pasteur, sa femme Élise qui s'occupe de charité, et justement fait partie du comité pour le prix de vertu pour lequel Emma risque d'être promue. La fille de la famille Colette est son amie.
Un jour, des journalistes vont venir en visite chez le Pasteur, et Emma va tomber sous le charme de l'un d'entre eux et après un baiser d'échangé tout va basculer. Elle va tomber enceinte et va en parler au géniteur qui n'a nul envie de reconnaître l'enfant.
Pendant ce temps la guerre de 40 gronde à côté, et Emma voit les policiers suisses ramener à l'armée allemande certaines personnes ayant passé la frontière et est outrée.
On va suivre Emma avec sa condition de femme enceinte et de cet enfant qu'elle ne veut pas garder. Elle va apprendre beaucoup auprès du pasteur Robert, qui lui prête des livres et qui voit en elle, la fille qu'il aurait voulu avoir, la sienne ne lui donnant pas satisfaction au niveau des études et de l'intelligence.
Ce film nous entraîne donc dans la vie d'une jeune fille durant les années 40. Coincée entre son père et sa mère, on va voir que l'idée qu'elle se faisait de cette dernière n'était peut-être pas la bonne.
Élevée de manière à ce qu'elle connaissent les bonnes manières, qu'elle soit pieuse, qu'elle réussisse ses études et qu'elle suive la voie tracée pour elle, elle va se rendre compte que ce n'est sans doute pas ce qu'elle souhaite.
La réalisatrice aborde l'émancipation féminine, on suit le parcours d'une fille trop jeune pour comprendre ce que l'on veut d'elle, et subit, jusqu'à ce qu'elle se rebelle.
On voit les hommes aisés, qui abusaient comme bon leur semble d'une femme qui leur plaisait, et on s'aperçoit comment les femmes étaient considérées une fois mariée, et l'indépendance n'était pas un mot qui leur était familier.
Lorsque Emma va prendre conscience de tout cela, et prendre conscience qu'elle est contre tout cela, le long métrage va prendre une autre tournure.
Emma, jouée par Lila Gueneau, excelle dans son rôle. Elle est tour à tour candide, femme et révoltée par sa condition.
J'attendais qu'elle se rebelle encore plus et surtout plus tôt dans le film, plutôt qu'au trois quart.
© Box Productions - Pierre Daendliker
Pour en savoir plus :
A propos de la réalisatrice
Née à La Chaux-de-Fonds (Suisse), Marie-Elsa Sgualdo obtient un Bachelor en réalisation à la HEAD et un Master en scénario à l’INSAS.
Elle réalise son premier court-métrage de fiction en 2009, Vas-y je t’aime, présenté à Locarno, dans une dizaine de festivals et lauréat du Prix du Meilleur film d’école aux Schweizer Jugendfilmtage. En 2010, elle poursuit avec Bam Tchak, récompensé par le Swiss Award au Kurzfilmfestival de Bern. Elle réalise ensuite On the Beach (2012), sélectionné dans plus de quarante festivals et plusieurs fois primé, notamment au FIFF de Namur où il reçoit le Bayard d’or du Meilleur court-métrage. Son court-métrage suivant, Man kann nicht Alles auf einmal tun, aber man kann alles auf einmal lassen, une autofiction qu’elle réalise en 2013 à partir d’images d’archives, connaît sa première mondiale à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes et est sélectionné dans une cinquantaine de festivals.
À côté de ses réalisations, Marie-Elsa enseigne le cinéma et travaille quelques années en tant qu’assistante pédagogique au sein du Master cinéma de l’ECAL/HEAD. Elle est aussi cofondatrice du collectif «Terrain Vague» qui réunit plusieurs jeunes cinéastes romands.
À Bras-le-corps est son premier long-métrage.
Née en 2005, Lila Gueneau débute sa carrière de comédienne avec le court-métrage Cléo de Julie Navarro (2016), très remarqué en festival, où elle incarne le personnage principal. Elle obtient grâce à sa prestation le Prix de la meilleure actrice au festival FICBUEUE.
En 2017, elle poursuit avec un rôle dans la série Les Témoins (saison 2). Elle joue ensuite dans le court-métrage Massacre de Maïté Sonnet (2020), nommé aux César 2021. Elle est révélée en 2020 dans le long-métrage L’Aventure des Marguerite de Pierre Coré, adapté de la bande dessinée Le Temps des Marguerites de Robin et Vincent Cuvellier, où elle tient le rôle principal aux côtés d’Alice Pol et de Clovis Cornillac.
Elle joue l’année suivante dans le court-métrage Dora de Joann Delachair, pour lequel elle reçoit le Prix de la meilleure actrice au festival Alta Marea. En 2022, elle a le rôle féminin principal du long-métrage Eat the Night de Caroline Poggi et Jonathan Vinel, sélectionné notamment à la Quinzaine des Cinéastes en 2024. Elle tourne cette même année À Bras-le-corps de Marie-Elsa Sgualdo.
Lila Gueneau sera prochainement à l’affiche du long-métrage La Femme de réalisé par David Roux, et du court-métrage La Loi de la Chaire d’Alice Barsby
Thomas Doret, né à Seraing en Belgique, est révélé au grand public en 2011, à l’âge de 13 ans, grâce à son rôle de Cyril dans Le Gamin au vélo, réalisé par les frères Dardenne. Le film, primé au Festival de Cannes, lance sa carrière internationale. En 2012, il incarne Claude Renoir dans Renoir de Gilles Bourdos, également présenté à Cannes.
Il enchaîne ensuite les rôles dans plusieurs films et séries, tels que Seuls de David Moreau, Zone blanche (saisons 1 et 2) de Julien Despaux et Thierry Poiraud, De l’autre côté de Didier Bivel et Nadia de Léa Fazer. Il retrouve également les frères Dardenne sur les films La Fille inconnue (2015) et Tori et Lokita (2021).
Son talent a été salué par plusieurs distinctions, dont le Magritte du Meilleur espoir masculin en 2012.
Après une formation à l’École du Nord à Lille, Cyril Metzger débute au cinéma dans le film Chambre 212 de Christophe Honoré (2019). Il poursuit avec des rôles dans L’Événement d’Audrey Diwan (2021), Une jeune fille qui va bien de Sandrine Kiberlain (2021), La Morsure de Romain de Saint-Blanquat (2023) et La Voie Royale de Frédéric Mermoud (2023).
Il joue également dans des séries TV, telles qu’Une vie après (Arte, 2019), Hors saison (RTS, 2023), Les Indociles (RTS, 2023), Winter Palace (RTS et Netflix, 2024) et Les Enfants sont rois (Disney+, 2024). Il obtient en 2025 le Prix du meilleur rôle principal aux Swissperform Awards pour son rôle d’André Morel dans Winter Palace.
Outre À Bras-le-corps de Marie-Elsa Sgualdo, il sera prochainement à l’affiche de Hallo Betty de Pierre Monnard.
Cyril Metzger se produit également régulièrement au théâtre, jouant notamment à Avignon, au Théâtre des
Bouffes-du-Nord, au Théâtre de l’Odéon à Paris et au Théâtre de Carouge.
Tout en poursuivant sa formation de comédienne, Sasha Gravat participe régulièrement à des spectacles de danse et d’art vivant.
On la retrouvera bientôt à l’affiche de Notre Salut d’Emmanuel Marre, au côté de Swann Arlaud, ainsi que
dans le prochain film de Ann Sirot et Raphaël Balboni, Un détour pour Diane.
Aurélia Petit participe aussi à des séries télévisuelles comme Jeux d’influence, Léthé 21 ou plus récemment Le Cimetière indien de Stéphane Demoustier, ainsi que des unitaires tels que Je ne me laisserai plus faire de Gustave Kervern.
En 2025, en plus d’À Bras-le-corps de Marie-Elsa Sgualdo, sortiront en salles La Voie du Serpent de Kiyoshi Kurosawa et Badh de Guillaume de Fontenay dans lesquels il a joué.









0 commentaires:
Enregistrer un commentaire
Vous êtes passés me lire, laissez moi un petit mot - Merci