Critique Film La voie du serpent réalisé par Kiyoshi Kurosawa
AU CINÉMA LE 03 SEPTEMBRE 2025
LA VOIE DU SERPENT
Titre original : Hebi no michi
Réalisé par Kiyoshi Kurosawa
Scénario : Kiyoshi Kurosawa et Aurélien Ferenczi
Avec : Damien Bonnard, Ko Shibasaki, Mathieu Amalric, Grégoire Colin, Slimane Dazi, Hidetoshi Nishijima
Distribué par Art House
Genre : Action, Policier / Crime, Psychologie, Thriller
Origine : France, Belgique, Luxembourg, Japon
Durée : 1 h 52
Synopsis :
Albert Bacheret est un père dévasté par la disparition inexplicable de
sa fille de huit ans. Alors que la police semble incapable de résoudre
l’affaire, il décide de mener sa propre enquête et reçoit l’aide
inattendue de Sayoko, une énigmatique psychiatre japonaise. Ensemble,
ils kidnappent des responsables du « Cercle », une société secrète. Mais
chaque nouvel indice mène à un nouveau suspect qui présente toujours
une version différente des faits… Obsédé par la vérité, Albert va devoir
naviguer entre sa soif aveugle de vengeance et une infinie spirale de
mensonges.
Après avoir présenté au mois de mai Chime, puis en Juin Cloud, Kiyoshi Kurosawa revient sur les écrans français avec un remake de Serpent's Path sorti en 1998.
Cette fois-ci l'action est transposée en France et la plupart des comédien(ne)s sont français mis à part l'actrice principale qui est une Japonaise vivant dans l'hexagone dans le film.
Le réalisateur a revisité le scénario et alors que le premier film avait été destiné pour les supports vidéo, celui-ci sera bien projeté sur grand écran.
De plus, par rapport à Serpent's Path qui était en 16 mm, La voie du serpent est en numérique.
On découvre dès le début du film Albert joué par Damien Bonnard et Sayoko interprétée par Kō Shibasaki qui vont kidnapper en premier lieu Thibault Laval - Mathieu Amalric - et l'enfermer dans un lieu désaffecté afin de le punir, car Albert veut résoudre la disparition de sa fille.
Nous sommes ici dans une histoire de vengeance et les choses vont aller crescendo car Thibault ne sera pas le seul à subir leur sévices.
Si dans le premier film on avait à faire à des Yakuza, ici ce sont des personnes lambdas impliquées dans une société secrète.
Avec un sujet sensible, le réalisateur nous entraîne sur différentes pistes en nous perdant bien souvent car le film est assez décousu. Il y a tout de même une certaine tension qui monte au fur et à mesure de la projection.
Autant j'avais vraiment apprécié les deux autres œuvres que sont Chime et Cloud de ce même réalisateur, autant avec celui-ci on reste tout de même sur sa faim.
De nombreuses incohérences et le fait de transposer un ancien film dans un autre contexte n'est pas forcément une bonne idée.
On a connu Kiyoshi Kurosawa plus virulent, plus violent, ayant de
meilleures idées et dirigeant les interprètes avec plus de brio.
Jusqu'au bout on ne saura pas qui manipule qui, et c'est peut être là où le réalisateur excelle dans ce film.
Bien que le suspens demeure tout au long de ce long métrage et qu'il y ait de l'action, de la bagarre, des fusillades, lorsque l'on nous habitue au meilleur, surtout venant de Kiyoshi Kurosawa, le maître en référence, il y a forcément de la déception lorsque ce n'est pas abouti comme on le pensait.
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Pour en savoir plus :
A propos du réalisateur
Né le 19 juillet 1955 à Kobe, Kiyoshi Kurosawa débute la mise en scène avec des films indépendants en 8 mm alors qu’il étudie la sociologie à la Rikkyô University. Sa cinéphilie puise autant dans le cinéma moderne européen que dans le cinéma américain des années soixante-dix, la série B d’horreur, le cinéma de genre nippon. Il fait ses débuts en tant que réalisateur de long métrage commercial en 1983 avec «Kandagawa Wars». C’est en 1997 qu’il accède à la reconnaissance internationale avec «Cure». Il devient alors un habitué des festivals internationaux, livrant un panel d’œuvres remarquables et indiscutablement personnelles : «Charisma» (1999) ovationné à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes, «Kaïro» (2001) qui reçoit le prix FIPRESCI dans la section Un Certain Regard du Festival de Cannes 2001, «Jellyfish» (2002) sélectionné dans la Compétition Officielle de Cannes 2003, «Tokyo Sonata» (2008) qui remporte le Prix du Jury dans la section Un Certain Regard de Cannes 2008, le film en deux parties «Shokuzai» (2012) présenté dans la Sélection Officielle au Festival de Venise, au Festival de Toronto et à Deauville en 2012.
En 2014, «Real» est présenté à Toronto et à Locarno et l’année suivante Kurosawa remporte le Prix de la Mise en Scène dans la section Un Certain Regard à Cannes pour «Vers l’autre rive». Il réalise par la suite «Creepy» (2016), sélectionné au Festival de Berlin,«Le Secret de la chambre noire» (2016) dont le tournage a eu lieu en France, puis «Avant que nous disparaissions» et «Invasion» sortis en salles en 2018. Son art de la mise en scène contribue à classer ses films parmi les plus effrayants jamais réalisés. Mais les règles de l’épouvante cinématographique sont souvent, chez lui, un prisme philosophique à travers lequel il observe l’histoire culturelle et la réalité sociale du Japon. Après «Les Amants sacrifiés» (2020), Lion d’argent de la meilleure réalisation à Venise, 2024 marque le grand retour du prolifique maître de la peur et de l’angoisse avec «La Voie du serpent», en compétition au Festival de San Sebastian et tourné en France avec Damien Bonnard et Mathieu Amalric, le moyen-métrage «Chime» dévoilé à la Berlinale, et «Cloud», sélectionné pour représenter le Japon à l’Oscar du meilleur film international 2025 et présenté en première mondiale au Festival de Venise.
MA NOTE : 3.3/5
Crédits photos et vidéo : © 2024 CINÉFRANCE STUDIOS –KADOKAWA CORPORATION –TARANTULA - Art House
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