Critique film documentaire Le berger et les ours réalisé par Max Keegan
AU CINÉMA LE 15 JUILLET 2026
LE BERGER ET LES OURS
Titre original : The Shepherd And The Bear
Réalisé par Max Keegan
Distribué par Jour2Fête
Genre : Documentaire
Origine : États-Unis Royaume-Uni, France
Durée : 1 h 41
Synopsis :
Dans les Pyrénées françaises, la réintroduction d’ours dans une
communauté pastorale ravive les tensions au sein d’un village de
montagne. Certains sont pour la préservation d’autres découvrent leurs
brebis tuées. Le film suit un berger vieillissant et un adolescent
passionné par la nature et les animaux. Tous deux sont fascinés par ces
ours et passent jours et nuits d’orage au cœur des massifs à les
attendre, les épier, les surprendre.
Ma critique :
J'avoue avoir été déçue après le visionnage de ce documentaire qui ne m'a rien apporté.
En effet, on y voit Yves, un berger avec un certain âge, pas loin de la retraite, avec ses convictions, avec lesquelles je ne suis pas toujours d'accord.
Lors du premier été où l'on découvre ce dernier, une jeune fille vient l'aider afin de garder le troupeau.
En même temps, on voit l'ours qui est introduit, après avoir disparu, via un hélicoptère sur le territoire Ardéchois. Ils n'ont pas pu faire autrement car des gens manifestaient et ramener l'ours via la route était donc impossible.
Ce documentaire est assez politique et chacun aura ses convictions. Dans cette région beaucoup sont contre et le font savoir. Ils n'hésitent pas lors de la chasse à tirer sur l'ours et à l'abattre si besoin.
On voit donc un rapport de force s'établir entre les policiers et les gens du coin.
J'avoue que je suis contre la chasse, la scène avec le cochon m'a fortement déplu ainsi que d'autres moments. Certains personnages m'ont irritée et autant j'aurais aimé en apprendre plus sur l'ours qui normalement, d'après le titre devrait faire partie intégrante de ce film, autant mis à part lors de son arrivée et une fois en photo on ne le voit jamais. On en parle beaucoup certes, mais on ne le voit pas.
Bien entendu à chaque fois qu'il fait des dégâts dans les troupeaux on l'incrimine mais cette bête ne tente que de manger et la nature est ainsi. Je comprends aisément les désagréments que peuvent avoir les bergers qui voient leurs moutons être mangés, mais dans d'autres lieux ce sont par des loups. Le monde est ainsi fait et si l'on désire que des espèces perdurent, il n'y a pas parfois pas le choix.
La seule personne que j'ai pu apprécier est ce jeune adolescent, Cyril, amateur de photo et qui part traquer mais cette fois ci avec un appareil photographique, les animaux afin de proposer de superbes clichés.
Quant à Yves, autant parfois des personnages m'ont procuré des émotions, autant ce dernier n'a rien provoqué au niveau des sentiments car il n'est pas charismatique. On le voit dans sa vie
de berger. Il n'a connu que cela, il vit pour ça et on peut se demander si réellement un jour il prendra sa retraite .
Bien qu'étant le protagoniste principal au même titre que l'ours qui à l'image est
inexistant il ne provoque pas, comme d'autres personnes qui nous aimantent, quelque chose de particulier. Soit le réalisateur n'a pas su capturer le moi profond de ce personnage, soit ce dernier n'a pas voulu se livrer.
De plus, il faut l'avouer, il aurait peut être été bon de mettre
quelques sous-titres, car bien des fois je n'ai pas compris ce que
disait Yves avec son accent.
J'aimerais connaître l'intérêt pour Max Keegan d'avoir fait ce film qui dure tout de même 1 h 40 et qui n'apporte pas grand chose au niveau des connaissances.
Même si pour ma part je n'ai pas accroché car le réalisateur, les villageois, les agriculteurs, les bergers, et les autres ont leur opinion certains aimeront ce documentaire pour les paysages, pour voir surtout le métier de berger - ne cherchez pas trop l'ours on ne le voit pas - et parce que les opinions divergent et que de votre côté vous pourrez peut être apprécier cette histoire.
Pour en savoir plus :
A propos du réalisateur
Réalisateur, scénariste, producteur. Max Keegan est un cinéaste anglo-irlandais originaire du Sussex de l’Ouest.
Son premier long métrage documentaire, LE BERGER ET LES OURS, bénéficie du soutien de Sundance Catalyst et d’Impact Partners, ainsi que du parrainage de Canon et Sigma. Pour réaliser ce film, Max a appris le français en partant de zéro et a passé trois ans en France.
Les protagonistes
Yves Raspaud est un berger de la vieille école, qui fume des cigarettes et boit du vin, et qui a toujours exercé ce métier mais qui approche désormais de la retraite.
Lisa Laguerre est une jeune femme, apprentie auprès d’Yves, qui apprend le métier et les coutumes de la montagne. Elle fait preuve de passion et de patience envers les animaux, mais la présence des ours la met à rude épreuve.
Cyril Balthasar est un jeune photographe amateur, fasciné par la faune sauvage et par les ours en particulier. Il passe ses week-ends cachés dans sa tente à essayer de photographier ces animaux insaisissables ; sa mère voudrait qu’il devienne agriculteur, mais ce métier ne l’intéresse pas du tout.
Crédits photos et vidéo : Jour2fête - Copyright Salthill Films & WILLA











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