Critique film d'animation Les contes du pommier

 film d'animation Les contes du pommier

 AU CINÉMA LE 8 AVRIL 2026
 
LES CONTES DU POMMIER
Réalisé par Jean-Claude Rozec, Patrik Pass, Léon Vidmar et David Sukup
Distribué par Gebeka Films
Genre : Animation
Origine : France, Slovaquie, Slovénie, République Tchèque
Durée : 1 h 11
 
Pour enfants à partir de 6 ans 
 
Synopsis :
 
Lors d’un séjour chez leur grand-père, Suzanne (8 ans) s’improvise conteuse pour illuminer la maison d’histoires imaginaires et merveilleuses qu’elle raconte à ses deux frères, Tom et Derek, afin de combler l’absence de leur grand-mère. D’abord réticent, le grand-père finit par s’associer à leurs jeux et, par un tour de passe-passe, fait de leur week-end un moment de partage et de joyeux souvenirs.

film d'animation Les contes du pommier

- Conte de liaison

Les Contes de Suzanne

Réalisé par Jean-Claure Rozec - France

film d'animation Les contes du pommier

- Conte 1

Les Orphelins

Réalisé par David Sukup - République Tchèque

L'histoire

Le premier conte (construit à partir d’un parapluie, d’un petit chat et de policiers) met en scène un frère et une sœur, récemment isolées chez eux suite à l’hospitalisation soudaine de leurs parents : l’apparition d’un chat magique prenant l’apparence d’une tante aimante, leur viendra en aide.

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- Conte 2

Les vieux trognons de pommes

Réalisé par Patrick Pass - Slovaquie

L'histoire

La deuxième histoire (construite à partir d’une forêt hantée, d’une bête monstrueuse et d’un trognon de pomme) est celle d’un garçon nommé Jonas qui a du mal à s’affirmer. Dans un jardin en friche aux allures de jungle, il fait la connaissance d’une vieille Indienne qui semble sortie d’un conte de fées et doit affronter un monstre qui hante le jardin. A travers cette histoire, Jonas découvrira le pouvoir de l’imagination et prendra confiance en lui. 

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- Conte 3

Le journal de la Veille

Réalisé par Leon Vidma - Slovénie

L'histoire :  

Le troisième récit (construit à partir d’un oiseau plein de couleurs, d’une couronne et de pantoufles) met en scène Bogdan, un veuf qui a perdu le goût à la vie jusqu’au jour où il découvre qu’il peut voler ! Il quitte son quotidien déprimant pour un voyage jusqu’en Afrique où il est couronné roi des oiseaux.

 

film d'animation Les contes du pommier

Chaque histoire que les trois enfants et le grand-père se racontent, participe du processus de deuil et, au fil du récit, les aide à accepter la disparition de la grand-mère et à retrouver leur joie de vivre.

Les Contes du pommier est un long-métrage en stop-motion, une technique aussi artisanale qu’exigeante. La magie qui se dégage de ce genre d’animation est unique : une marionnette inerte se meut sous nos yeux, sans artifice, la légère saccade du mouvement étant l’unique trace des centaines de manipulations de l’animateur qui, image par image, a patiemment créé une gestuelle, une attitude, un sentiment. L’aspect tangible de l’animation stop-motion, participe de la singularité du film à un moment où nous constatons une forme de « revival » de cette technique artisanale chère à des réalisateurs comme Claude Barras, Tim Burton, Nick Park ou Guillermo del Toro.

Mon avis

Les plus petits, comme les adultes se prendront au jeu et j'ai trouvé que ce film d'animation était très touchant et très ludique. 

Il aborde un sujet triste qu'est la perte d'un être cher, mais au travers d'enfants, d'un grand-père, d'un souvenir d'une grand-mère, d'un objet qu'est le chapeau, la petite sœur va arriver à distraire et à transporter ses frères et même son grand-père.

Il prouve que la transmission est importante et qu'il faut garder dans son cœur celles et ceux que l'on aime et que si on ne les oublie pas, et qu'en les faisant revivre, via une histoire, des images, la pensée ils ou elles seront toujours là. 

Extrêmement bien réalisé en stop motion, les histoires sont intéressantes, les couleurs du film sont chatoyantes.  

Sans tomber dans le larmoyant, toutes ces histoires liées, et qui apportent toutes quelque chose, comme l'abandon, la peur, etc... feront que les enfants, comme les grands seront captivés car Les contes du pommier est un long métrage avec beaucoup de profondeur et que j'ai trouvé très beau et qui aborde de nombreux sujets de la vie telle qu'elle est.

 

film d'animation Les contes du pommier

Pour en savoir plus

Les Contes du pommier (titre original Of Unwanted Things and People) est l’adaptation de nouvelles pour les enfants écrites par le célèbre écrivain tchèque Arnošt Goldflam.

Ces nouvelles, mélangeant humour et réalisme fantastique, furent un énorme succès d’édition en République Tchèque et en Slovaquie. Elles évoquent des sujets tabous que les parents ne souhaitent pas aborder, mais que les enfants veulent connaître, comme la mort, la vieillesse ou les conflits familiaux. Parce qu’il a connu la paternité à un âge avancé et craignait de ne plus être là lorsque ses enfants seraient grands, Arnošt Goldflam a écrit ce livre pour leur laisser une trace significative. Il a compris l’importance de parler en toute franchise avec les enfants.

L'auteur :

L’écrivain tchèque Arnošt Goldflam, né le 22 septembre 1946 à Brno, a écrit un livre d’histoires courtes pour enfants intitulé Of Unwanted things and people (À propos de choses et de gens inutiles) dont le film Les Contes du pommier est l’adaptation. Peu connu en Europe de l’Ouest, il a grandi avec l’héritage de la Shoah et de l’occupation soviétique. Quinze membres de sa famille ont péri pendant la 2ème guerre mondiale. D’abord auteur et metteur en scène de théâtre, il a commencé à écrire des contes pour le jeune public à la naissance de son premier enfant. Père âgé et inquiet de ne pas voir grandir son enfant, il souhaitait lui transmettre des récits susceptibles de l’aider à aborder de grandes questions existentielles. Arnošt Goldflam se définit souvent comme un « défaitiste joyeux ». Avec son style combinant réalisme dé- senchanté, merveilleux et humour, il suggère à ses jeunes lecteurs que, dans les moments particulièrement difficiles, le monde qui les entoure est moins désespérant qu’il n’y paraît. Tout ce qui est rejeté, indésirable ou oublié peut rencontrer la bienveillance ; ce qui semble irrémédiablement détruit peut renaître et il est possible de cultiver un peu de gaieté dans un monde de désolation.

Si Arnošt Goldflam a rencontré un tel succès avec des sujets aussi graves, c’est qu’il a la conviction inébranlable que les imaginaires forts et la fantaisie qu’il insuffle dans ses récits, aident à créer de nouvelles perspectives et, par la même, à surmonter les crises et à atténuer les grandes peines. Le film adapté de son œuvre souhaite s’affranchir des propositions formatées - et trop souvent édulcorées - qui submergent les écrans à destination des jeunes spectateurs.En février 2025, Arnošt Goldflam était avec les réalisateurs sur la scène de la Berlinale, visiblement heureux de partager avec le public la première internationale du film.
 
Le film est donc structuré autour de trois histoires courtes et bouclées adaptées des nouvelles, ainsi que d’un récit transversal original faisant le lien entre les trois histoires. Les trois récits relèvent du conte, tandis que l’histoire transversale est plus ancrée dans le réel, mais va progressivement évoluer vers le merveilleux. Elle adopte le point de vue de Suzanne, une petite fille de 8 ans qui vient rendre visite avec ses deux frères à son grand-père, récemment veuf. Ce dernier semble se replier dans la solitude et n’a plus le désir de raconter ces histoires qui faisaient le bonheur de ses petits-enfants. Tom, qui n’a pas vraiment compris que sa grand-mère ne reviendrait pas, est chagrin. Derek fuit le climat pesant de la maison en se réfugiant dans une cabane délabrée perchée dans un vieux pommier. Suzanne, consciente de la peine de son grand-père et de celle de ses frères, va s’improviser conteuse pour que le merveilleux reprenne ses droits. Trois histoires vont alors rythmer leur séjour nécessitant à chaque fois que l’auditoire choisisse trois ingrédients, comme le faisait la grand-mèreChaque histoire que les trois enfants et le grand-père se racontent, participe du processus de deuil et, au fil du récit, les aide à accepter la disparition de la grand-mère et à retrouver leur joie de vivre

film d'animation Les contes du pommier

    MA NOTE : 3.7

   Festivals : 
 
- Berlinale 2025 Generation Kplus 
 - Annecy 2025 Contrechamp 
- Prix ECFA du meilleur film européen au Festival du Film de Giffoni 2025
- Prix du public au Festival International du Film d’Amman 2025
     
 

 Crédits photos et vidéo : Gebeka Films 
 

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