Avec : François DAMIENS, Audrey LAMY, Thomas NGIJOL, Xavier LACAILLE, Brahim BOUHLEL, Philippe REBBOT, Yan TUAL
Distribué par Pathé Films
Genre : Comédie dramatique, Policier
Origine : France
Durée : 1 h 26
Sortie en salle le 18 mars 2026
**
Synopsis :
1984. Yvon Kastendeuch, flic à l’ancienne et fan de Michel Sardou est
propulsé malgré lui à la tête d’une « unité d’élite » : la Police Flash
80. Il doit désormais faire équipe avec Guilaine, maman surmenée et
cerveau du groupe, Marfoud, geek du Minitel et Roberto, l’infiltré à la
coupe mulet. Ensemble, ils vont tenter de démanteler un trafic de drogue
en devenant une brigade si improbable, que même les années 80 n’étaient
pas prêtes.
Fan des années 80 ? Jean-Baptiste Saurel vous propose un réjouissant retour dans cette décennie culte avec POLICE FLASH 80 ! Dans cette comédie hilarante et délicieusement rétro, le réalisateur réunit une équipe en grande forme (François Damiens, Audrey Lamy, Thomas Ngijol, Xavier Lacaille, Brahim Bouhlel…), lancée dans une enquête déjantée. Mémorable
Festival :
Une nomination au Festival International du film de Comédie de l'Alpe d'Huez 2026
À la Maison des femmes, entre soin, écoute et solidarité, une équipe se bat chaque jour pour accompagner les femmes victimes de violences dans leur reconstruction. Dans ce lieu unique, Diane, Manon, Inès, Awa et leurs collègues accueillent, soutiennent, redonnent confiance. Ensemble, avec leurs forces, leurs fragilités, leurs convictions et une énergie inépuisable
Pour son premier long-métrage, Mélisa Godet met en lumière La Maison des Femmes, une institution créée en 2016 par Ghada Hatem-Gantzer, qui compte désormais une trentaine de Maisons à travers la France. La réalisatrice y filme avec beaucoup de justesse les femmes accueillies et les équipes qui les reçoivent, interprétées par un casting étincelant (Karin Viard, Laetitia Dosch, Oulaya Amamra, Eye Haïdira, Juliette Armanet…). Une œuvre importante, aussi poignante que lumineuse.
Ma critique :
Même si l'on achète un peu moins de DVD ou BR désormais, lorsqu'un long métrage est magnifique il est bien de l'avoir dans sa collection de films à voir ou revoir lorsqu'on le désire. Celui-ci en fait partie.
Diane, Manon, Awa, Alexandre, Lucy travaillent à la Maison des femmes et n'économisent pas leur force et leur temps afin que ces femmes puissent aller mieux. Inès arrive dans ce lieu pour un stage car plus tard elle compte intégrer une clinique privée.
Alors que différentes choses vont de travers, comme un manque certain de moyen, des inspecteurs arrivent afin de vérifier différents points et La Maison des Femmes risquent de fermer.
Pour Diane, qui opère les femmes, il est hors de question que cela se produise, et aidée par les autres soignant(e)s elle va livrer un combat afin de trouver un moyen de se faire entendre, trouver des fonds et même agrandir la structure et si possible recruter.
Le combat de toute une équipe, composée en majorité par des
femmes pour aider les victimes de violences conjugales et d'autres actes
(excision, viol etc...), fait que ce film rend un bel
hommage à toutes les personnes qui viennent en aide à toutes les patientes qui malheureusement ne s'en sortent pas toujours.
Ce qui
est fortement démontré dans le film c'est la résilience du personnel, qui est à l'écoute de chaque femmes afin qu'elles se livrent sans retenue, chose qui ne doit pas être aisée selon la situation, car le problème
est que les victimes de ces actes ont plus souvent honte, si ce n'est de la
retenue et parfois même elles sont dans le dénie ou craignent de parler par peur de représailles chez elles.
Le
film démontre également les carences, le manque de formation des
personnes qui prennent les dépôts de plaintes qui s'ils n'ont pas des
preuves suffisamment voyantes peuvent mettre en doute la parole des
déposants.
Un long métrage essentiel porté par des actrices merveilleuses comme Karine Viard en femme forte et qui ne s'en laisse pas compter. Sans oublier Laetitia Dosch qui se dévouent corps et âme quitte à mettre sa famille en danger et on apprécie le rôle de Oulaya Amamra qui va évoluer dans ses idées et qui va remettre en cause le fait de travailler dans une clinique privée.
Peu d'hommes mais Pierre Deladonchamps et Jean-Charles Clichet, même en second rôle, sont excellents. Sans oublier Laurent Stocker en inspecteur peu apprécié mais qui a plus de cœur qu'on ne peut le penser.
On va donc vivre le quotidien du personnel, mais aussi des femmes ayant vécu des situations extrêmes et la reconstruction n'est pas aisée. Sans compter que le COVID va passer par là et qu'il va falloir trouver des solutions pour continuer à aider toutes ces personnes.
Un film essentiel, qu'il faut voir pour pouvoir en parler autour de soi et pour ce dire que la lutte n'est jamais terminée, mais qu'avec de la volonté on peut soulever et même gravir des montagnes même les plus hautes.
Pour en savoir plus :
LA MAISON DES FEMMES - UN MODÈLE SOUTENU ET DÉPLOYÉ PAR KERING FOUNDATION
Depuis 2008, Kering Foundation - sous l’impulsion de François-Henri Pinault, son président - s’est imposée comme un acteur majeur dans la lutte contre les violences faites aux femmes.
Dès 2014, la Fondation a été le premier financeur privé à croire au projet de la Maison des femmes porté par la Dre Ghada Hatem, contribuant ainsi à sa construction et à la mobilisation d’autres donateurs.
Ouverte en 2016, la Maison des femmes accueille chaque année des milliers de femmes en situation de vulnérabilité. Grâce au soutien continu de Kering Foundation, elle s’est agrandie en 2021, doublant sa capacité et développant de nouvelles initiatives, dont une consultation dédiée aux adultes ayant été victimes d’inceste et le projet “Mon Palier”, centre d’hébergement pour jeunes femmes accompagnées par la Maison des femmes.
En 2021, François-Henri Pinault s’est également engagé, à travers Kering Foundation, à financer, aux côtés de l’État, le déploiement de 15 Maisons des femmes en France. A ce jour, huit ont déjà ouvert : Marseille, Rennes, Poitiers, Tours, Le Havre, Montpellier, Clamart et Toulouse.
Le soutien au film de Mélisa Godet s’inscrit naturellement dans cet engagement : faire connaître le travail essentiel des équipes soignantes et non-soignantes, et sensibiliser le plus grand nombre aux violences faites aux femmes ainsi qu’aux parcours de reconstruction possibles. *
Avec : Betty Faria, Madalena Cunha, Ricardo Vidal, Alexandre Batista, Francisco Nascimento, Filomena Cautela, Robinson Stévenin
Distribué par Epicentre Films
Genre : Fiction
Origine : Portugal, France
Durée : 1 h 48
Sortie en salle le 25 février 2026
Synopsis :
En 2017, une région du Portugal est ravagée par de gigantesques incendies qui emportent des forêts entières… et des vies.
Quelques mois plus tard, un groupe de survivants — Justa, une
fillette, son père gravement brûlé, une femme âgée devenue aveugle, un
adolescent — tente tant bien que mal de se reconstruire. Chacun affronte
ses traumatismes, ses silences, ses fantômes.
Mais certaines expériences demeurent impossibles à partager pour ceux qui ne les ont pas traversées.
Ma critique :
Justa est un film très particulier qui va en décontenancer plus d'un(e).
Retour
en 2017, dans une région du Portugal fortement frappée par les
incendies. On retrouve certaines personnes qui ont survécu mais qui sont
marquées dans leur chair, physiquement et moralement.
Il y a Justa dont le père Mariano est vivant mais méconnaissable par ses brûlures, sa mère quant à elle est décédée.
Elsa
une femme âgée qui a perdu son mari, Lucia la psychiatre de Justa qui
semble être touchée moralement mais on ne saura jamais réellement
pourquoi. Simao un jeune garçon dont les deux parents sont décédés.
Tous
sont marqués à vie et la nature est complètement défigurée elle aussi.
Ils peuvent se comprendre puisqu'ils ont vécu la même chose et désormais
existent avec les morts, leurs morts.
C'est
donc l'après-tragédie que la réalisatrice aborde avec les non-dits, les
silences, les craintes, les meurtrissures de ces gens. Ils tentent de
se reconstruire mais le passé vient les hanter.
Ce
film, outre le fait d'être dur, est brut. Au niveau des images, rien de
ce que l'on peut voir dans un long métrage avec dès le générique des
images sur des arbres brûlés et déracinés, de l'eau qui coule, de
nombreux plans fixes avec des gros plans sur chaque personnage. On verra
rarement des personnages à plusieurs, deux mais pas plus.
Le
format est très particulier également et provoque un sentiment de mal
être. La lumière est sombre avec des ombres, comme si des fantômes
rôdaient au-dessus des gens.
En plus de la noirceur des brûlures, Justa tombe dans une immense tristesse.
Les
traumatismes sont profonds, la nature désertique même au niveau des
animaux qui se font rares mais qui reviennent avec le temps et le vert
des arbres qui commence à reprendre le dessus, donc vie.
Ce
film est très particulier, si certaines scènes sont intéressantes,
d'autres sont vraiment très - trop longues - et ces plans sur des
éléments de la nature avec des images parfois floues, ou saturées,
étaient-elles nécessaires ?
Bien
que le sujet et la douleur de ces personnes puissent toucher, pour ma
part j'aurais préféré que le sujet soit abordé, du moins tourné
autrement.
N'en
reste que le thème reste intéressant. La réalisatrice a été touchée par
son peuple et leur rend à sa manière un vibrant hommage.
Pour en savoir plus :
A propos de la réalisatrice
Née à Lisbonne en 1966, Teresa Villaverde est une réalisatrice, scénariste et actrice portugaise, figure majeure du cinéma d’auteur européen.
Ancienne
actrice chez João César Monteiro, elle passe rapidement à la
réalisation avec un regard social très fort. Son premier film, Idade
Maior, est présenté en première mondiale au Festival de Berlin en 1989
et reçoit de nombreuses récompenses dans des festivals internationaux.
Trois
ans plus tard, Maria de Medeiros obtient le Prix de la meilleure
actrice au Festival de Venise pour son rôle dans Três Irmãos. La
présentation de Os Mutantes au Festival de Cannes, dans la section Un
Certain Regard, permet au travail de Teresa Villaverde d’acquérir une
large reconnaissance internationale ; le film rencontre un immense
succès critique et public au Portugal.
En 2017, Colo, présenté à la Berlinale, impose définitivement son cinéma sombre, politique et profondément humain.
Le Centre Pompidou lui a consacré une rétrospective en 2019.
Film recommandé GNCR
Film labellisé Recherche & Découverte AFCAE
MA NOTE : 3/5
Crédits photos et vidéo : Epicentre Films
JUSTA DISPONIBLE EN DVD LE 7 JUILLET 2026 Bonus : Tournage avec la réalisatrice Prix de vente conseillé : 19.99 euros ...
Avec : Angelina Jolie, Anyier Anei, Ella Rumpf, Louis Garrel, Vincent Lindon, Aurore Clément, Garance Marillier, Grégoire Colin, Yulia Ratner
Distribué par Pathé
Genre : Drame
Origine : France
Durée : 1 h 43
Sortie en salle le 18 février 2026
Synopsis :
A Paris, dans le tumulte de la Fashion Week, Maxine, une réalisatrice
américaine apprend une nouvelle qui va bouleverser sa vie. Elle croise
alors le chemin d’Ada, une jeune mannequin sud-soudanaise ayant quitté
son pays, et Angèle, une maquilleuse française aspirant à une autre vie.
Entre ces trois femmes aux horizons pourtant si différents se tisse
une solidarité insoupçonnée. Sous le vernis glamour se révèle une forme
de révolte silencieuse : celle de femmes qui recousent, chacune à leur
manière, les fils de leur propre histoire.
Alice Winocour (REVOIR PARIS, PROXIMA) nous plonge dans le milieu fascinant de la Haute Couture, pour livrer un récit personnel et bouleversant.
Pour la première fois à l’affiche d’un film français, Angelina Jolie y livre une composition éblouissante de justesse. À ses côtés Louis Garrel, Ella Rumpf, Vincent Lindon et Anyier Anei embrassent avec brio la profondeur de ce film délicat, dont la mise en scène élégante et soignée vient parfaitement épouser son sujet.
Ma critique :
Maxine jouée par Angelina Jolie, réalisatrice, débarque à Paris où elle a été conviée à tourner un film ayant pour sujet les défilés de Haute Couture, alors qu'elle ne s'intéresse pas spécialement à la mode.
Elle va faire la rencontre de divers personnages qui gravitent dans ce milieu mais surtout de Ada, un mannequin qui fait ses débuts dans ce monde et qui va être la protagoniste principale de cette œuvre. Également Angèle, une maquilleuse professionnelle qui rêve d'écriture et qui s'intéresse beaucoup à la vie des autres.
Alors qu'elle s’attelle à son projet en compagnie d'assistants, Maxine reçoit un appel des Etats-Unis, suite à des examens qu'elle a passés qui vont venir bouleverser tous ces projets et va devoir prendre une décision radicale quant à son film et à sa santé.
Ce long métrage nous plonge dans le monde de la mode, mais aussi dans celui de la médecine où l'on peut faire un parallèle au niveau de la couture mais pas dans le même genre. En effet, que ce soit pour faire des tenues comme une robe blanche que doit finir en urgence une jeune couturière, et un chirurgien qui opère et qui recoud ses patients, il y a une similitude.
Ce film vaut beaucoup par l'interprétation d'Angelina Jolie qui s'exprime en Français et qui est entourée de comédiens comme Louis Garrel, Vincent Lindon.
On voit également des mannequins connus comme Anyier Anei, qui joue Ada et qui fait ses débuts au cinéma. On y remarque également d'autres tops que l'on voit régulièrement sur les podiums.
Cette plongée dans Paris, dans la Fashion Week, dans le monde d'un tournage, mais aussi celui des hôpitaux est intéressante et Maxine devra faire un choix important qui aura un impact sur la suite de sa carrière et de son existence.
Avec : Bojtorján Barabás, Andrea Waskovics, Grégory Gadebois
Distribué par Le Pacte
Genre : Drame
Origine : Hongrie, Allemange, France, Grande-Bretagne
Durée : 2 h 13
Sortie le 11 mars 2026
Synopsis :
Budapest 1957, après l'échec de l'insurrection contre le régime communiste.
Andor, un jeune garçon juif, vit seul avec sa mère Klara qui l'élève dans le souvenir de son mari disparu dans les camps.
Mais quand un homme rustre tout juste arrivé de la campagne prétend être
son vrai père, le monde d’Andor vole soudain en éclats…
Après
la guerre de 40, une femme, Klara, vient dans un orphelinat récupérer
un jeune garçon, Andor,son fils, qui a été placé là il y a quelques
années. On le retrouve en 1957, plus âgé, vivant seul avec sa mère et
n'ayant plus de père et ne sachant pas ce qu'il est devenu puisqu'il a
été envoyé dans les camps.
Andor parle souvent avec son père en se réfugiant dans une cave et regarde souvent sa photo.
Un
jour, il découvre que sa mère, qui travaille dans une épicerie, voit
régulièrement un homme du nom de Berend. Il va en apprendre plus sur ce
dernier qui ne va pas trouver grâce à ses yeux. De plus, ce dernier lui
dit être son vrai père. Où est la vérité ?
Le
réalisateur, après des films se déroulant déjà en Hongrie, nous
entraîne de nouveau dans ce pays et plus particulièrement à Budapest, un
an après l’insurrection.
En fait, László Nemes s'est largement inspiré de faits qui se sont déroulés dans sa famille afin de livrer ce film.
Il
parle de la recherche d'identité quand son père a disparu et quand on
veut imposer à un jeune garçon un nouvel homme et un nouveau nom. Un
vide, un traumatisme viennent envahir Andor. C'est comme s'il plongeait
dans son enfance lorsqu'il était en orphelinat et qu'il était ce qu'on
appelle un Arva, un orphelin qui ne sait plus où se situer.
Andor
est un révolté, une jeune tête brûlée, qui n'a peur de rien. Très ami
avec une jeune fille de son âge, Sari, cette dernière a un frère
résistant plus âgé qui est recherché par une police/militaire hongroise.
Il vit caché. Seuls Andor et Sari connaissent sa cachette. Andor serait
prêt à commettre des actions mais serait-ce une bonne idée ?
En
plus de nous livrer cette histoire sur l'identité, le réalisateur nous
parle d'un pan d'histoire que l'on a tendance à oublier ou carrément ne
pas connaître.
La
durée de ce long métrage pourra peut-être arrêter certains
spectateurs(trices) mais il n'y a aucun temps mort ce qui fait que les
scènes s'enchaînent et que l'on suit l'histoire avec grand intérêt.
László Nemes a fait le
choix de filmer à hauteur d'enfant, ce qui est une excellente
initiative car nous avons l'impression de mieux le cerner et de le
comprendre.
De
plus, le réalisateur adopte une lumière quelque peu jaune,
poussiéreuse. Ce dernier a fait le choix de filmer en 4:3 et a pris deux
pellicules différentes suivant la période.
La reconstitution est superbe, les décors, les costumes, tout est fait pour nous plonger dans l'époque.
Que dire des interprètes :
Le jeune Andor, joué par Bojtorján Barabas
qui a été découvert lors d'un casting ouvert, est une excellente idée.
Avec une "gueule" d'ange on découvre un écorché vif et sa prestation est
grandiose.
Sa
mère Klara est souvent contradictoire. On la sent tiraillée entre deux
sentiments. Celle d'être libre de faire ce qu'elle veut ou celle
d'accepter cet homme qui lui fait la cour et qui a un lien de parenté
avec son fils et permettre a Andor d'avoir une figure paternelle pour
l'aider à grandir. Joué par Andrea Waskovics, cette dernière fait bien passer cette équivocité.
On peut être surpris de trouver au générique le fabuleux Grégory Gadebois
qui interprète Berend. Cet homme rustre, boucher de métier, qui fait
peur parfois et l'on se demande quelles sont ses véritables intentions
et ce qu'il cache. L'acteur se fond dans ce personnage et nous livre,
une fois de plus, une prestation remarquable.
Un film bouleversant, qui peut à tout moment basculer d'un côté ou d'un autre.
Lorsque
l'on subit différents chocs dans sa vie, surtout lorsque l'on est
enfant, adolescent, quel sera notre avenir, pourra t'on se relever.
La question de l'identité est largement mise en avant dans ce film dur mais réaliste.
MA NOTE : 3.7/5
Festivals :
Mostra de Venise - Sélection officielle
Europe Créative Media
Crédits photos et vidéo : Le Pacte
DISPONIBLE EN DVD, VOD ET EST LE 16 JUIN 2026 ORPHELIN Titre original : Arva Réalisé par László Nemes Scénario : László Neme...
Avec : Patricia López Arnaiz, Miguel Garcés, Juan Minujín, Mabel Rivera, Nagore Aramburu, et Blanca Soroa
Distribué par Le Pacte
Genre : Drame
Origine : Espagne, France
Durée : 1 h 58
Sortie en salle le 11 février 2026
Synopsis :
Ainara, 17 ans, élève dans un lycée catholique, s'apprête à passer son bac et à choisir son futur parcours universitaire.
A la surprise générale, cette brillante jeune fille annonce à sa famille
qu'elle souhaite participer à une période d’intégration dans un couvent
afin d'embrasser la vie de religieuse. La nouvelle prend tout le monde
au dépourvu. Si le père semble se laisser convaincre par les aspirations de sa fille,
pour Maite, la tante d’Ainara, cette vocation inattendue est la
manifestation d'un mal plus profond …
Ma critique :
C'est en Espagne que ce long métrage nous mène.
Les dimanches est une œuvre qui nous met tout de suite dans l'ambiance de la foi.
En
effet, Ainara quitte un couvent où elle a passé quelques jours. Elle
étudie dans une école catholique et rentre chez elle en compagnie de sa
tante Maite. Son père, veuf, l'élève avec ses autres enfants. Ainara est
proche de sa famille, de sa grand-mère qui est souvent présente lors
des repas familiaux ainsi que Maite et de son mari.
On
ressent un mal-être chez cette jeune fille et elle demande à son père
de retourner au couvent afin de tenter une période d'intégration car
elle veut peut-être devenir religieuse.
En
fait, Ainara se cherche car elle est attirée par un jeune garçon de la
chorale mais pense que Dieu est est celui qui l'appelle.
Entre
réunions de famille ou parfois les esprits s'échauffent, sa tante qui
ne comprend pas sa décision et qui tente de l'en dissuader, son cœur qui
chavire pour ce jeune homme et sa vocation, on voit bien que cette
jeune fille est perdue.
Il
faut dire qu'elle cherche peut-être ailleurs ce qu'elle ne trouve pas
auprès de son père. Ce dernier est assez proche d'elle. On peut penser
que c'est pourquoi elle trouve un refuge dans sa foi car elle ne l'a pas
forcément au sein de sa famille.
Les conflits aussi bien avec son père, que ce dernier avec sa sœur Maite sont souvent présents.
Avec
un scénario et des images qui sont assez sobres, on perçoit l'ambiance
lourde et ce côté rigide de la religion. Ce long métrage est à classer
dans la catégorie dramatique car il l'est vraiment par son sujet.
Cette
vocation est-elle réelle ? Prend-elle la bonne décision ?. Tiraillée
entre sa famille et sa foi, Ainara devra trouver sa voix.
Ce film aborde le fait d'être croyant ou athée comme la tante.
L'accompagnement
est important par rapport à une personne qui a fait ce choix. Ainara
doit trouver un équilibre qu'elle n'a pas forcément chez elle, mais
celui-ci sera t'il celui qu'elle recherche si elle va jusqu'au bout de
son idée ?
La
famille est au centre de ce beau long métrage, car même si la religion
prend une place importante, un mal beaucoup plus profond ronge la jeune
fille interprétée par Blanca Soroa qui illumine ce film.
Pour en savoir plus :
A propos de la réalisatrice
Diplômée
en philologie anglaise de l’Université de Deusto et en communication
audiovisuelle de l’UPV (Université Polytechnique de Valence), Alauda Ruiz de Azúa a également obtenu son diplôme en réalisation cinématographique à l’ECAM (Ecole de Cinéma et d’Audiovisuel de Madrid).
Après
avoir écrit et réalisé plusieurs courts métrages qui ont connu un grand
succès national et international, notamment THEY SAY (« Dicen »), elle
écrit et réalise en 2021 son premier long métrage, LULLABY (« Cinco
Lobitos »), qui remporte plus de 30 récompenses, dont trois Prix Goya et
le Prix Gaudí du meilleur film européen.
Le
film a été sélectionné aux festivals de Berlin, Seattle, Karlovy Vary
et Malaga (où il a remporté la Biznaga de Oro du meilleur film, le prix
du meilleur scénario, le prix de la meilleure actrice et le prix du
public), et a ensuite été proposé comme représentant de l’Espagne aux
Oscars.
En
2024, elle sort sa première série de fiction, QUERER, qui remporte de
nombreux prix, dont le Grand Prix du festival international Series
Mania.
LES DIMANCHES (« Los Domingos ») est son deuxième long métrage en tant que scénariste et réalisatrice.
Festivals et prix :
Festival de San Sebastian - Meilleur Film
Cinemed 2025 - Antigone d'Or
Lauréat de 5 Goya dont : meilleur film, meilleure réalisatrice,
meilleure actrice, meilleure actrice dans un second rôle et meilleur
scénario original
Premiers Plans d'Angers 2026 - Grand Prix du Jury
Europe Créative Media
MA NOTE : 3.6/5
Crédits photos et vidéo : Le Pacte
DISPONIBLE EN VOD, DVD ET BLURAY EXCLUSIVITE FNAC LE 16 JUIN Depuis le 11 juin en EST Bonus : Making of du film LE...